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A l’hémicycle 4 membres du gouvernement répondent à 5 questions des députés

Une question d’actualité, trois questions orales sans débat et une question orale avec débat étaient au menu de la séance plénière du vendredi 27 octobre 2017. La question du site minier de Logou que se disputent le Niger et le Burkina, les pistes rurales dans les zones cotonnières, l’exclusion sociale des femmes, la situation de l’ancien Centre hospitalier de Tenkodogo et l’effectivité de la gratuité des soins.

C’est la question d’actualité du député Yahaya Zoungrana, qui a donné le ton à la série de questions. Suite à la découverte d’un site aurifère à Logou, village burkinabè selon la cour internationale de justice, situé à la frontière nigéro-burkinabè a expliqué le député Yahaya Zoungrana, des rixes ont éclaté entre populations de la zone. Aussi, l’auteur de la question a voulu savoir ce que le gouvernement à fait face à cette menace d’atteinte à l’intégrité de notre territoire ?
Pour trouver une solution à cette situation, a indiqué le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le gouvernement a d’abord dépêché une mission technique à « CFA Litougou » où est situé le site du 19 au 20 septembre 2017, puis à Niamey du 24 au 26 septembre 2017. La conclusion de ses concertations a noté le ministre Siméon Sawadogo est que tous ont reconnu que le site se situe en territoire burkinabè selon l’arrêt de la cour internationale de justice et tout est rentré dans l’ordre.
La première des trois questions orales sans débat, a été celle de la député Salimata Konaté, portée à son absence par le député S. Léonce Sanou. Face au mauvais état des routes dans les zones cotonnières, madame Konaté a voulu savoir en interpellant le ministre des infrastructures et du désenclavement, sur la périodicité de l’entretien des infrastructures routières et la contribution de la SOFITEX qui en est le grand usagé ?
Le ministre Eric Bougma a fait remarquer que depuis 2014, l’entretien périodique a connu quelques difficultés. D’abord interrompu du fait de l’insurrection populaire, il n’y a pas eu d’entretien courant sous la transition et les lourdeurs administratives font que c’est seulement maintenant que les choses reprennent. Quant à la contribution de la nationale du textile, en 1975, elle a bénéficié d’un financement pour la construction de pistes. Des pistes qu’elle a entretenues par la suite. Mais de nos jours, il est plus question que ce volet soit dévolu au ministère en charge des infrastructures.
Le député Halidou Sanfo a quant à lui interpellé la ministre déléguée chargée de la solidarité nationale, sur les programmes de son département en direction des leaders d’opinion, sur l’exclusion sociale des femmes.
La ministre Yvette Dembélé, a fait cas du plan d’action à l’endroit des personnes accusées de sorcellerie par son département. A cela s’ajoutent des plaidoyers et des campagnes de sensibilisation. Cependant, le département en charge de la solidarité nationale est convaincu que seule l’approche endogène, avec des actions menées par les communautés elles-mêmes peuvent permettre de venir à bout de ce fléau.
Le plus sollicité des membres du gouvernement a été le ministre de la santé Nicolas Médah, qui s’est vu interpellé par deux questions orales. La première sans débat du député K. Alphonse Nombré est relative à la situation de l’ancien centre hospitalier de Tenkodogo, qu’il estime être laissé à l’abandon.
Lancien centre hospitalier de Tenkodogo n’est pas laissé à l’abandon foi du ministre Nicolas Médah. Au contraire, les locaux abritent aujourd’hui, un centre médical urbain qui est bien fréquenté. S’y trouve également, l’antenne régionale du Centre national de lutte contre le sida et les IST.
La deuxième question adressée au ministre de la santé est une question orale avec débat du député Wendyellé Sawadogo. Question relative à la mise en œuvre de la gratuité des soins chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.
En guise de point sur la mise en œuvre de la gratuité, le ministre Méda a relevé les acquis et les forces, les difficultés rencontrées et les solutions ainsi que les perspectives. La gratuité coûte aujourd’hui à l’Etat plus de 27 milliards par an. Les autres questions soulevées par la plénière ont également trouvées des réponses.

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