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Assemblée nationale Alassane Balla Sakandé tient désormais le maillet

La plénière consacrée à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale a eu lieu le vendredi 08 septembre 2017. Un seul candidat était en lice : Balla Alassane Sakandé. Il a été adoubé par 104 votants sur les 127. Il remplace ainsi Salifou Diallo, décédé le 19 août 2017. Le nouveau président dit s’inscrire dans l’action entreprise par son prédécesseur.

La chéchia écarlate bien vissée sur la tête. Un ensemble bazin blanc brodé de fils fins moulant élégamment un corps svelte. Le sourire franc et bien dessiné sur un visage au regard vif, ‘’député Sakandé’’, comme ses collègues aimaient l’appeler alors qu’il occupait le poste de président du groupe parlementaire MPP, s’avance à pas feutrés vers la chaire. Il était 11 heures passées ce vendredi quand le 1er Vice-président, Me Bénéwendé Sankara, a appelé le tout nouveau président de l’Assemblée nationale à venir recevoir ses attributs. L’élu du jour s’avance donc tout doucement, accompagné par les acclamations de ses pairs. Des militants de son parti, le MPP, laissaient éclater joyeusement leurs émotions par des holà. L’ambiance est bon enfant, les rires triomphants. Balla Sakandé monte sur le podium tout sourire affiché et sert la main de Me Sankara. Ce dernier l’étreint, ils échangent des accolades. Il lève les bras et reçoit le maillet des mains du 1er Vice-président. Il le soulève haut au vu et au su de tous et récoltes des ovations. Des applaudissements fusent de nouveau dans la salle. Maitre Bénéwendé félicite le nouveau Chef du parlement : « Je vous installe dans vos fonctions de Président de l’Assemblée nationale, en vertu de l’article 15 du règlement intérieur du parlement. Je voudrais me permettre au nom du bureau de l’Assemblée nationale féliciter le nouveau président ». Il ajoute aussitôt : « Je voudrais également rappeler, comme cela a été dit tout à l’heure que son mandat prend immédiatement effet et court durant toute la durée de la législature, c’est-à-dire, jusqu’en 2020 ». Ce n’est pas tout, Me Sankara, avant de s’éclipser, s’adresse une dernière à l’assistance à propos du nouveau président : « Je voudrais lui dire qu’il a désormais une lourde responsabilité qui lui a été confiée du fait de la confiance de ses collègues par l’ensemble du parlement. Je voudrais sincèrement l’exhorter à poursuivre avec l’ensemble des députés l’œuvre déjà entamée. L’installation finie, le successeur de Salifou Diallo s’assoit pour ses premiers mots en tant que président. D’abord, il fait observer une minute de silence en la mémoire de son prédécesseur. Ensuite il commente les résultats (104/127 voix) de son élection : « je voudrais, avant de prononcer un petit mot, au vu des résultats affichés sur le tableau, dire à l’ensemble des députés que j’ai compris le message. J’ai compris ce message parce que le nombre qui est affiché ici n’est pas celui de la majorité. Pour ceux qui ont voté abstention et contre, je dis que j’ai compris aussi leur message et ferai de telle sorte que si dans un mois il y a une élection qui doit se passer, ils voteront le contraire, c’est-à-dire qu’ils voteront pour moi ». L’essentiel de son discours a été consacré à un hommage au défunt président. Extrait : « Je voudrais alors saluer la mémoire de l’homme d’Etat mais aussi rendre hommage à celui qui a passé près de deux années au parlement et dont l’action à la tête de notre institution aura inexorablement valeur de référence dans l’histoire parlementaire de notre pays. Cette institution qu’il a tant aimée, il l’a voulue grande, noble et ouverte. Il l’a voulue consensuelle et au-dessus des partis, des forces politiques, des clans et des intérêts partisans. Enfin il l’a voulue comme un instrument de justice sociale et de protection des plus faibles. Le président Salifou a donné un cap, dessiné un horizon préfacé une vision et impulser une dynamique ». Avant de donner le coup de maillet final mettant fin à la session extraordinaire, Alassane Balla Sakandé a rassuré qu’il restera dans la ligne tracée par Salifou Diallo. « Comme un enfant qui commence à marcher, je trébucherai, je tituberai, je tomberai même peut-être mais jamais, oui jamais, je ne m’écarterai de la voie ouverte par celui dont le souvenir fondera mon action ». Acclamations !

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