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Assemblée nationale le ministre en charge du commerce face aux députés

L’Assemblée nationale en sa séance plénière consacrée aux questions au gouvernement du vendredi 18 novembre 2016, avait devant elle, le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Stéphane Sanou. Interpellé à travers une question orale sans débat par le député Raphaël K. Kouama sur la mise en œuvre de SYLVIE et les difficultés qu’elle rencontre et une question orale avec débat du député Lassina Ouattara sur le contrôle qualité des produits alimentaires importés ou produit localement.

Comme bon nombre de Burkinabè, le député Lassina Ouattara est préoccupé par la qualité des denrées alimentaires produites sur place ou importées et mises sur le marché de la consommation. D’où le sens de sa question orale avec débat portée devant la Représentation nationale, à son absence par le député Bienvenu Bationo : « quelles sont les mesures concrètes que votre gouvernement envisage pour renforcer le contrôle préventif dans le marché ? … et j’insiste pour donner une petite idée la – dessus, c’est qu’il faut prévoir des laboratoires embarqués qui effectueraient des visites inopinées dans le trade, c’est – à – dire là où le consommateur final fait sa proposition ».

Le Ministre en charge du commerce, Stéphane Sanou, a rappelé à la Représentation nationale, le processus de contrôle mis en place pour s’assurer de la qualité des produits circulant sur les marchés burkinabè. Un produit qui entre sur notre territoire ou qui y est produit, a – t – il déclaré fait l’objet d’au moins quatre contrôles : un double contrôle par le laboratoire national, un autre par l’ABNORME et enfin par son département à travers des contrôles inopinés. Statistiques à l’appui, le représentant du gouvernement a donné aux députés, le nombre de sorties effectuées par ses services et les quantités saisies.
Sthéphane Sanou qui a cependant reconnu, que les frontières sont poreuses et que certains individus habités par le gain facile usent de stratagèmes pour échapper au contrôle, invite les députés et le peuple burkinabè à une franche collaboration, en usant du numéro vert, pour aider ses services à venir à bout de ce problème. C’est pourquoi a – t – il conclue le département du commerce va approfondir la réflexion sur le recours aux laboratoires embarqués qui, sans être la panacée peuvent contribuer à réduire sensiblement le phénomène.

Le débat en plénière a enregistré près d’une quinzaine de réactions. Les uns et les autres se sont inquiétés de l’importance du phénomène, de l’efficacité des actions déployées jusque - là par le gouvernement, de la nécessaire coordination entre départements ministériels impliqués dans la lutte. Il a été également relevé le fait que le contrôle n’inquiète plus les commerçants comme c’était jadis le cas.
Un ensemble de réactions, de questions et de suggestions qui ont donné lieu à une réponse du ministre Sanou.
Bien avant cette question, le député Raphaël Kouama, avait interpellé le gouvernement par une question orale sans débat sur la mise en œuvre de SYLVIE : « La mise en place du SYLVIE connait déjà une avancée significative dans la procédure de dédouanement et les différentes transactions ici au Burkina Faso. Cependant force est de reconnaitre que des difficultés énormes sont rencontrées au niveau de ce système à savoir l’incompréhension des commerçants, la non maîtrise dudit système par les agents etc. … J’aimerais savoir si des mesures de sensibilisation et de formation sont en projet pour une bonne efficacité du système de liaison virtuelle ? »

Dans sa réponse, le ministre a indiqué chiffre à l’appui les avantages enregistrés à travers la mise en œuvre de SYLVIE à la fois pour les recettes en terme d’accroissement, pour l’administration douanière, mais aussi pour les commerçants.
Toutefois la qualité de la connexion internet constitue une difficulté majeure. C’est pour il y a lieu de communiquer autours de la question, de poursuivre la formation des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de SYLVIE et de mener des actions de sensibilisation pour amoindrir les difficultés rencontrées.
Cette séance plénière a été présidée par la 5ème vice – présidente Z. Salamata Ouattara/Konaté.

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