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Assemblée nationale Michel Sidibé plaide pour une implication des députés dans la lutte contre le VIH/SIDA

En visite au Burkina Faso, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, était à l’hémicycle le jeudi 26 octobre 2017. Face aux députés réunis en séance plénière, Michel Sidibé a plaidé pour l’accélération de la lutte contre le VIH/SIDA et les maladies majeures.

Pour son adresse aux députés réunis en séance plénière, le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a été introduit par le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. Le Président Sakandé a dans son introduction souhaité la bienvenue à l’hôte du jour et excusé les députés pour la plupart, sur d’autres fronts.
Dans son adresse, le directeur exécutif de l’ONUSIDA a d’abord rendu un vibrant hommage au président Salifou Diallo, dont il a rappelé les qualités humaines et intellectuelles. Pour camper le contexte dans lequel nous sommes, il a cité ViKens, pour qui « le meilleur des temps est le pire des temps ». Ceci pour parler de la montée des nationalismes et du terrorisme. Pour la plupart des pays au Sud du Sahara a indiqué Michel Sidibé, « la jeunesse de la population constitue un atout et un défi ». Et le directeur exécutif de l’ONUSIDA d’ajouter que « le combat que nous avons mené ensemble dans la lutte contre le SIDA n’est pas loin de ses défis ».
Il a ensuite relevé les acquis engrangés dans la lutte contre le VIH/SIDA au Burkina Faso et dans le monde. Au nombre des avancées énumérées par le directeur exécutif de l’ONUSIDA, « les prix des médicaments sont plus abordables ; 12 millions de personnes sont sous traitement en Afrique ; on a brisé la conspiration du silence ; on a augmenté la couverture sanitaire et ainsi réduit les nouvelles infections et la mortalité ». Les avancées de la lutte sont perceptible au Burkina Faso qui en la matière, a relevé Michel Sidibé, fait figure de bon élève en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le Burkina à ce niveau a noté l’émissaire onusien « pourrait annoncer d’ici 3 ans, la non transmission de la mère à l’enfant du virus du SIDA ».
Cependant, de nombreux défis demeurent. Ce sont entre autre : l’accessibilité aux soins pour les enfants de moins de 5 ans : 7% des enfants en Afrique de l’Ouest et du centre n’ont pas accès aux soins. Cela fait que 50% de ses enfants meurent. Autre défi, 80% des nouvelles infections, concernent les jeunes filles. D’où la nécessité de promouvoir l’éducation complète à la sexualité.
En conclusion, Michel Sidibé, a invité les parlementaires a aider les acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA, « à transformer les lois punitives, à maximiser l’accès à la santé reproductive, à combattre la violence sur le genre, à assurer l’obligation de résultats et à assurer la transparence dans la gestion des fonds alloués à la lutte contre la pandémie.

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