Burkina Faso
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Les Echos de l’Assemblée nationale  >>   Numéro 000

Attentats terroristes : la Nation dit non et reste débout

Le vendredi 15 janvier 2016, l’Hôtel Splendid et le café Cappuccino à Ouagadougou, et près de Tin-Akoff dans l’Oudalan, ont été pris pour cibles par des attentats terroristes odieux et lâches. Le bilan est funeste : 32 morts de 11 nationalités, 71 blessés et trois terroristes abattus par les forces de sécurité. Une situation inédite qui a plongé la Nation burkinabè en deuil et dans la peine.
Ces attaques terroristes et la prise d’otages qui ont envahi le Burkina Faso constituent en soi une véritable lame de fond meurtrière. De partout, des témoignages de solidarité et de compassion avec le Burkina Faso ont afflué. Les condamnations ont été aussi fermes que nombreuses. Dans une ambiance chargée d’émotions, la cérémonie d’hommage aux victimes des attaques terroristes à la place de la Nation, le 25 janvier 2016, a connu la présence effective du Chef de l’Etat, des Corps constitués, du Corps diplomatique, des familles des victimes et un nombreux public.
La situation née de l’attaque du Burkina Faso et d’autres pays du monde commande l’engagement commun des acteurs nationaux et internationaux à combattre le terrorisme sous toutes ses formes. Face à la gravité de la menace terroriste, une unité d’action s’impose pour dresser un front uni et efficace au plan interne, sous-régional et international pour apporter la riposte appropriée à toutes les forces du mal qui veulent déstabiliser nos pays. La sécurité des Burkinabè exige le refus de tout calcul politicien. Les Burkinabè attendent de chacun des responsables politiques un esprit de responsabilité. Dès lors, toutes les couches socioprofessionnelles doivent montrer un engagement déterminé et indéfectible à vivre dans un Burkina Faso de paix, de démocratie et de progrès économique et social.

C’est une lapalissade de dire que le défi de la paix et de la sécurité à relever au Burkina Faso est grand. Dans la dynamique de construction d’une législature féconde et réussie, la sécurité du Burkina Faso appelle la disponibilité sans faille de chaque parlementaire. Cela parce que le peuple burkinabè aspire à la quiétude, à la sécurité, au progrès et à la paix.

Et c’est en cela que le propos du président Salifou Diallo trouve toute sa justesse : « …nous devons ensemble faire le pari qu’au-delà de nos divergences politiques, au-delà de nos partis politiques différents, nous avons un fond commun, l’aspiration de notre peuple. Nous sommes aujourd’hui devant notre peuple, devant son histoire. Nous ne devons pas faillir. Pour des divergences idéologiques, égoïstes, nous ne devons pas gâter comme on le dit la sauce pour notre peuple. Nous devons ensemble nous reconnaître chaque matin dans les aspirations profondes de ce vaillant peuple travailleur du Burkina Faso. »

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