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Budget Eau et assainissement : Les députés outillés pour mieux plaider pour son augmentation

Le Réseau des parlementaires pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (REPHA) a tenu, dans la matinée du mercredi 08 novembre 2017, un atelier de formation au profit de leurs membres. Le thème de ladite session porte sur « Le budget sensible à l’eau et à l’assainissement ».

L’objectif de cette formation, selon le Coordonnateur du REPHA, Député Halidou Sanfo, est d’amener les parlementaires à s’outiller pour plaider en faveur de l’augmentation de la part allouée à l’eau et à l’assainissement dans le budget national. L’atelier a bénéficié de l’accompagnement technique et financier de Water Aid.
La problématique de l’accès à l’eau et à l’assainissement au Burkina Faso est assez préoccupante. En plus de la rareté des ressources en eau propre, il y a aussi l’absence quasi totale à certains endroits de l’assainissement. Cette situation cause d’énormes dégâts aussi bien chez les humains que chez les animaux.
L’Etat burkinabè et ses partenaires au développement sont bien conscients de la situation. La solution préconisée est l’allocation des ressources nécessaires pour relever les défis en matière d’eau et d’assainissement. Seulement, la part allouée à ce volet dans le budget national est jugée insuffisante. La session budgétaire 2018 s’avère être l’occasion pour les élus regroupés au sein du REPHA de s’imprégner de la réalité budgétaire concernant l’eau et l’assainissement pour plaider en faveur de son augmentation.
Présent à l’ouverture de l’atelier, cette matinée-là, le responsable du plaidoyer de Water Aid, Célestin Pouya, a expliqué que « nous devons augmenter le budget dédié à l’eau non pas seulement pour respecter les engagements internationaux mais parce que l’eau et l’assainissement sont des droits humains, ils influent sur la santé, sur l’éducation et même sur le développement économique ».

En rappel, le Burkina Faso a élaboré une nouvelle politique de l’eau avec une vision déclinée comme suit : En 2030, la ressource en eau du pays est connue et gérée efficacement pour réaliser le droit d’accès universel à l’eau et à l’assainissement, afin de contribuer au développement durable. A cette vision est venu s’ajouter l’objectif zéro corvée d’eau prôné par le chef de l’Etat dans son programme de campagne, engagement correspondant à 100% de taux d’accès à l’eau, et la promesse de 80% de taux d’accès à l’assainissement en milieu urbain, et de 50% de la population rurale à l’horizon 2020. Ces engagements sont reflétés dans le PNDES mais avec des objectifs moins ambitieux de 79% de taux d’accès à l’eau au niveau national et 80% et 50% de taux d’accès à l’assainissement respectivement en milieu urbain et rural. Au vu de cette situation augmenter la part allouée au budget s’avère donc être une nécessité capitale. D’où toute a pertinence du thème de l’atelier développée par le Coordonnateur du REPHA, le député Halidou Sanfo : « Le budget sensible à l’eau et à l’assainissement » que c’est tenu l’atelier d’échange du REPHA. C’est une belle occasion offerte aux députés d’être sensibilisés sur le budget consacré à l’eau, les tendances et surtout les insuffisances, les défis et enjeux toujours en souffrance, pour lesquels le député doit mener des actions ».
L’atelier a été animé par le consultant, Dembélé Abdoul. Il a entretenu les participants sur le budget 2018 tout en faisant ressortir les dotations budgétaires qui vont être affectées à l’ensemble des programmes qui sont en lien avec les questions de l’eau et l’assainissement. De plus, il leur a montré un certain nombre d’évidences qui va leur permettre de jouer pleinement leur rôle de contrôle de l’action du gouvernement.

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