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Budget de l’Etat, exercice 2017 : les députés ont donné leur feu vert

Les députés ont adopté, le jeudi 15 décembre 2016, le projet de loi portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2017. Il a été voté à 78 voix pour, 37 abstentions et 10 contre. C’est un budget qui connaît une hausse des investissements dans divers secteurs, notamment la mise en route de nombreux projets structurants.

Les chiffres du budget 2017 de l’Etat burkinabé se présentent en recettes à 2 036 301 600 000 francs CFA et en dépenses à 2 455 193 144 000 francs CFA. L’épargne budgétaire s’établit à 275 288 468 francs CFA, en amélioration de de 34,13% par rapport à celle de la loi de finances rectificative de 2016. Il est à noter que par rapport aux années de bonnes performances que sont 2012 et 2013, les dépenses budgétaires totales de 2017 enregistrent respectivement des accroissements de 43,16 et 58,12%. Il est à noter un déficit budgétaire qui se situe à 403 491 450 000 francs CFA, en 2017.
Quid du financement de ce budget ? L’Etat compte d’abord sur lui-même pour mobiliser 2 459 199 568 000 en 2017. Cette manne comprend les recettes budgétaires et les ressources de trésorerie dont 300 000 000 000 au titre des emprunts obligataires prévus l’année prochaine.

A quoi peut s’attendre le citoyen de ce budget ?

Il est à souligner que le budget 2017 de l’Etat accorde une part importante au social, quand bien même, ces parts allouées n’atteignent pas les standards internationaux. Le citoyen burkinabé verra une amélioration de ces conditions de vie à travers les divers programmes et projets prévus. Au niveau de l’éducation, il est prévu la construction de 73 établissements préscolaires, la normalisation de 1450 écoles à trois classes, la construction en matériaux définitifs de 160 écoles sous paillote, la réalisation de 70 nouveaux collèges d’enseignement post primaire, la construction de 10 centres de formation technique et professionnelle, de 3 lycées professionnels et de 70 nouveaux lycées dont trois scientifiques et 3 techniques régionaux.
Le secteur de la santé n’est pas en reste. Le gouvernement prévoit, à travers ce budget, renforcer et poursuivre la politique des mesures de gratuité des soins, la construction d’un centre de soins spécialisées en neurologie, la réalisation et l’équipement d’infrastructures dont 4 CSPS (pour les population relogées de Bâgré Pôle), un centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés. Il est également prévu dans ce volet santé des travaux complémentaires de construction et d’équipement de l’hôpital de district de Bogodogo.
Il y aura encore plus d’eau potable et d’assainissement. Pour ce faire, le gouvernement compte réaliser 1687 forages, 41 réseaux d’Adduction d’eau potable simplifiée, la réhabilitation de 1282 forages, l’augmentation des capacités de stockage d’eau de 14 300 m3, le branchement de 32 500 particuliers au réseau d’eau potable. En assainissement, c’est la réalisation de 50 000 latrines familiales qui retient l’attention. 500 autres latrines iront aux institutions et au public à divers endroits. Par ailleurs, 30 km de réseau d’assainissement seront faits.
Conformément à la politique générale du Premier ministre, le gouvernement entend réduire grandement le chômage et le sous-emploi. C’est pourquoi, dans le budget 2017, il est question de former 1111 volontaires et 1800 stagiaires en entrepreneuriat, la construction de 30 centres provinciaux de formation et de 5 centres polyvalents, la couverture de 12 métiers des centres de formation professionnel par la certification, le renforcement des capacités de 5 000 acteurs de l’économie informelle, la dotation de 1400 kits d’installation, le financement de 1045 promoteurs à travers les différents Fonds d’appui à la création de l’emploi.
Au niveau du secteur de l’énergie, plusieurs réalisations verront le jour au cours de l’année 2017. L’électrification de 178 nouvelles localités, la mise en place d’un technopôle d’énergie, l’installation de de kits solaires chez des particuliers hors réseau SONABEL, l’électrification de 100 villages par mini-centrales solaires hybrides, sont à mettre à l’actif de ce secteur. Et ce n’est pas tout. Le gouvernement tient, à ce niveau, à électrifier dans 300 localités rurales, des infrastructures scolaires, à installer 300 pompes solaires en milieu rural et 3000 lampadaires à Bobo et à Ouaga. 87 chefs-lieux de département seront également électrifiés, en sus de la construction de centrales solaires photovoltaïques de puissance unitaire de 42 KW avec stockage (4560 Ah) dans 50 centres médicaux avec antenne chirurgicale.
Au niveau infrastructurel, il est prévu l’entretien courant des routes, la poursuite des travaux à hautes intensité de main d’œuvre (HIMO), la réhabilitation et le renforcement de la route Koupéla-Fada et Koupéla-Gounghin, le renforcement des routes Gounghin-Fada-Piéla-Frontière du Niger, l’aménagement des routes de désenclavement interne (Dédougou-Tougan et Kongoussi-Djibo). Les routes de désenclavement interne (Dédougou-Tougan et Kongoussi-Djibo) seront aménagées en 2017. Didyr-Toma-Tougan sera aménagée et bitumée. Une manne financière est prévue pour la réalisation des infrastructures du 11 décembre 2017.
Avant de passer au vote de la loi, les députés ont adopté trois recommandations. La première est relative au Fonds de restauration des sites miniers, la deuxième à l’assainissement du portefeuille des Restes à Recouvrer (RAR) et la dernière aux exonérations fiscales accordées pour l’importation des matériaux de construction de le cadre de la construction des logements sociaux.

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