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Budget de l’Etat, exercice 2018 Pour une croissance soutenue et inclusive

L’Assemblée nationale a adopté le lundi 27 novembre 2017, la loi organique portant loi de finances. Au terme d’une séance plénière placée sous la présidence du premier responsable de l’institution Alassane Bala Sakandé et séquencée en dix (10) axes, les députés ont donné quitus au gouvernement pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2018 qui s’établi à plus de 2 018 milliards en recettes contre plus de 2 441 milliards en dépenses.

C’est à 87 voix pour, 21 abstentions et 13 voix contre, que les 121 votants ont adopté le budget de l’Etat, exercice 2018. Des chiffres qui sont en adéquation avec les consignes de votes données par les responsables des groupes parlementaires dans leurs déclarations. Alors que le groupe Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a appelé à voter contre, les groupes Union pour le changement(UPC) et Paix justice et réconciliation nationale (PJRN) ont invité leurs membres à l’abstention. Le groupe parlementaire Burkindlim et celui du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) se sont accordés sur le pour, tandis que le groupe UPC/RD n’a pas donné de consignes de votes, même si en pratique les membres dudit groupe ont tous voté pour.
Le budget de l’Etat, gestion 2018, dans ses grandes articulations s’établi à 2 018 154 960 F CFA en recettes contre 2 441 317 986 FCFA en dépenses, avec une épargne budgétaire de 418 278 820 F CFA et un solde budgétaire global de -423 163 026 F CFA. La Commission des finances et du budget (COMFIB) affectataire du dossier au fond, ainsi que les autres commissions saisies pour avis ont appelé à voter pour le projet de loi de finances.
Le gouvernement était représenté par le Ministre de l’Economie, des finances et du développement, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory qui a été interpellée par les députés lors du débat général. A la suite du président de la COMFIB, Tibila Kaboré, la ministre Coulibaly a fourni les explications nécessaires aux élus nationaux.
Avant de donner leur quitus pour le deuxième budget programme qu’expérimente notre pays, la COMFIB a formulé deux recommandations relatives à la transmission à bonne date au parlement des rapports trimestriels sur l’exécution du budget et au renforcement des capacités des acteurs intervenants dans la mise en œuvre du budget programme.
Le président Alassane Bala Sakandé a insisté sur la nécessité pour l’exécutif de veiller à la bonne utilisation des ressources et de sanctionner s’il le faut. L’Assemblée nationale pour sa part va mettre en place des missions d’information pour s’assurer de la réalisation effective des projets du Plan national de développement économique et social (PNDES). Pour se faire, il a sollicité du gouvernement la cartographie des réalisations ministère par ministère.

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