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COMMUNIQUE DE PRESSE

La 25 ème Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ( AFP ) qui s’est tenue du 22 mai au 24 mai 2017 au Royaume du Maroc, une délégation de député du Burkina Faso y a participé.
Conduite par l’Honorable Me Bénéwendé Stanislas SANKARA, Premier Vice Président de l’Assemblée Nationale, la délégation était composée de l’ensemble des députés prenant part de manière statutaire aux travaux de l’AFP.
Ce sont :

-  L’Honorable Abdoulaye MOSSE (membre)
-  L’Honorable Maimouna OUEDRAOGO (membre)
-  L’Honorable Mamadou DIALLO (membre)
-  L’Honorable Henri KOUBIZARA (membre)
-  L’Honorable Saidou BA (membre)
-  L’Honorable Kodjo Jacques PALENFO (membre)
-  L’Honorable Jean MarieTRAORE (DCP)
-  L’Honorable Goula ODAGOU (membre).
Sous les thèmes :
- ‘’ Stabilité et bonne gouvernance pour un développement durable et harmonieux en Afrique francophone’’
- ‘’L’entrepreneuriat en Afrique : défis et enjeu’’,
les travaux de la 25 ème Assemblée Régionale ont porté sur :
-  La situation politique et sécuritaire en Afrique
-  La préparation de la 43 ème Session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui se tiendra en juillet prochain au Luxembourg.
A l’ouverture des travaux, le Président de la Chambre des Représentants monsieur Habib EL MALKI a dans son allocution, insisté sur la nécessité plus que jamais, d’une mobilisation de la communauté africaine pour faire face aux bouleversements qui secouent plusieurs régions du monde provoquant des conflits, amplifiant les flux migratoires et aggravant des situations humanitaires désastreuses.
Sur le plan politique, à l’instar de l’année qui s’est écoulée, 2017 sera animée par des élections législatives et présidentielles dans de nombreux pays de notre région. Ces élections seront très suivies car devant symboliser l’ancrage démocratique au niveau de la région Afrique. D »autre part, l’évènement politique majeur a été le 28 ème Sommet de l’U A tenu à Addis-Abeba et qui a constitué un nouveau départ pour l’institution panafricaine. Le retour du Maroc au sein de la famille africaine a été également un fait marquant pour la région Afrique.
La région Afrique s’est préoccupée des situations politiques au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en République du Congo, en Egypte, au Gabon, en Guinée-Bissau, en Guinée Conakry, au Mali, au Niger et en République Démocratique du Congo.
Concernant plus particulièrement la République Démocratique du Congo, notre Région se réjouit de l’évolution positive de la situation politique née du second dialogue avec toute l’opposition cette fois et sous l’égide de l’Eglise Catholique qu’ouvre la voie à une élection en fin 2017.
Il convient également de signaler les violences meurtrières qui sévissent dans les régions du nord Kivu, Sud Kivu et l’Ituriainsi que la situation au Kasaï ou un compromis a été trouvé entre la famille du défunt chef et le gouvernement avec la désignation d’un nouveau chef ce qui met officiellement fin aux revendications de la famille régnante.
Du point de vue sécuritaire, en dépit d’une maîtrise relative de la situation notamment au Cameroun, au Niger et au Tchad, l’Afrique francophone continue de subir des attaques meurtrières des terroristes. La multiplication de ces attaques dénote d’un certain regain d’activités des groupes terroristes et de ce que le terrorisme a la peau dure. Elle devrait pousser les grandes nations à accorder à BokoHaram , à AQMI et aux autres groupes intégristes qui terrorisent l’Afrique, la même attention qu’à l’Etat Islamique, placé pour le moment au centre de leurs préoccupations. L’importance d’une coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité en Afrique s’avère nécessaire.
Lors du 3 ème Forum International sur la paix et la sécurité de Dakar, il a été signalé que la porosité des frontières africaines complique la lutte contre le terrorisme.
En outre, l’intensification de la lutte contre la pauvreté, le chômage et l’ignorance serait une réponse efficace face au radicalisme et au terrorisme en Afrique.
Pour le Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, monsieur Aubin MINAKU NDJALANDJORO, les violations massives des droits de l’homme et des valeurs cardinales de la démocratie constituent l’une des sources les plus fertiles des conflits sur nos terre, il en appel aux renforcements de la démocratie, au respect des institutions de la république et aux promotions des meilleures pratiques démocratiques.
A noter également comme autres activités, les parlementaires ont participé à plusieurs fora internationaux.
Le parlement national des jeunes de Guinée et de Madagascar devrait voir le jour très prochainement ; et c’est parmi ceux-ci que seront choisis les représentants de la Guinée et de Madagascar aux sessions du parlement francophone des jeunes (PFJ).
Faisant allusion aux thèmes retenus, il faut noter qu’ils sont au cœur des préoccupations des parlementaires qui incarnent la légitimité démocratique. Ils ont fait l’objet de débats.
En effet, les parlements qui font les lois, qui contrôlent l’action gouvernementale et qui évaluent les politiques publiques sont appelés à travers plusieurs mécanismes institutionnels, à veiller sur le respect des principes de transparence de reddition des comptes et de responsabilité, de garantir le pluralisme, les libertés publiques et les droits.
La bonne gouvernance et la stabilité économique vont de pair pour atteindre le vrai développement.
Le débat a permis non seulement de réfléchir sur le rôle des parlements sur le développement de la démocratie en Afrique francophone, mais aussi d’aborder la question de cohérence et de la conciliation entre la démocratie, d’un côté, et, de l’autre, les impératifs de sécurité et d’unité nationale, conditions sine qua non d’un développement harmonieux.
Parmi les axes de cette session, figure l’entrepreneuriat en Afrique, ses enjeux et les défis auxquels il est confronté.
Etant le continent le plus jeune du monde, avec près de 70°/° de sa population ayant moins de 25 ans (OECD, 2011), l’Afrique peut se vanter d’avoir une main d’œuvre abondante. Mais malheureusement la jeunesse africaine fait face à un sérieux problème de chômage qui ralentit considérablement la croissance du Continent.
L’entrepreneuriat offre à notre jeunesse, des opportunités pour se prendre en charge, pour s’épanouir et contribuer au développement du Continent.
A cetégard, nous parlementaires, nous devons prendre des initiatives législatives permettant d’établir un cadre juridique et institutionnel favorable à l’initiative privée. Et le Burkina Faso qui travaille au quotidien pour l’amélioration du climat des affaires en est un exemple.
La délégation burkinabè a participé aux différents débats en apportant sa contribution pour un développement durable et harmonieux de l’Afrique et pour un climat des affaires favorable à l’entrepreneuriat des jeunes.
Il a été aussi question de :
-  La préparation de la 43 ème session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie et de la 8 ème Session du PFJ qui se tiendra en juillet prochain au Luxembourg
-  Du renouvèlement du bureau de l’APF
-  De l’adoption du rapport final des travaux de la 25 ème Assemblée Régionale Afrique.
Au sortir des travaux, la délégation burkinabè s’est réjoui de la pertinence des thèmes bordés et des échances fructueux qui en sont sortis. Elle en tirera un substrat pour le rayonnement de notre démocratie et pour le bonheur de nos populations.
La session a refermé ses portes avec une visite culturelle de la ville de Fès ; nous avons été émerveillé par les différents sites touristiques visités.

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