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Cérémonie d’ouverture de la deuxième session ordinaire 2016 Sous le signe du centenaire de la première insurrection en terre voltaïque

C’est dans un hémicycle plein comme un œuf ou se côtoient députés, membres des corps constitués, invités et notabilités coutumières (venus de Bobo – Dioulasso et de Dédougou) que s’est ouverte la deuxième session ordinaire de l’année 2016. Une cérémonie au contenu fait de quatre interventions : les discours solennel d’ouverture du Président de l’Assemblée nationale : Salifou Diallo et les allocutions des trois représentants des parlements invités : le président du Parlement panafricain, le vice – président de l’Assemblée nationale française, et le Président de l’Assemblée nationale du Bénin.

Dès l’entame de son propos le Président de l’Assemblée nationale burkinabè a salué la présence à l’hémicycle du président du Parlement panafricain Roger Kodo Ndang, du vice – président de l’Assemblée nationale française, David Habib et du Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Adrien Oungbedji.
Salifou Diallo a ensuite fait un arrêt sur l’histoire, pour évoquer la première insurrection en terre voltaïque, qui a eu lieu dans les années 1915 – 1916. Et le chef du Parlement d’annoncer qu’ « à l’occasion du centenaire de ces événements douloureux…, la représentation nationale tient à rendre un vibrant hommage à ces vaillants combattants précurseurs de notre liberté ». C’est pour cela que leurs majestés Sidiki Sanon, chef de canton de Bobo – Dioulasso et Lombo Dayo, chef de canton de Dédougou, ont été invités à l’ouverture de cette session. Et le Président Diallo d’indiquer que « nous commémorons le centenaire de la grande révolte de la Boucle de la Volta – noire … par devoir de mémoire et comme un hommage aux actes héroïques de notre peuple ».

Sur le plan économique a reconnu le président de l’Assemblée nationale, les défis sont nombreux. C’est pourquoi à l’entame de cette session consacrée pour l’essentiel au vote du budget de l’Etat, gestion 2017, il fonde l’espoir que « le budget … va constituer un tournant décisif en matière d’investissement et de réponse aux nombreuses sollicitations de notre peuple ».
Dans le domaine politique, Salifou Diallo, a affirmé que « le passage à la 5ème République reste une question posée et à résoudre ». Aussi la commission constitutionnelle va se mettre à l’œuvre et a – t – il poursuivi, « le Parlement … espère que sous peu, le peuple aura à se prononcer par référendum sur le texte sur le texte à lui soumis et portant, passage à une Cinquième République démocratique et libre ».
Evoquant les questions sociales, le chef du Parlement burkinabè a fustigé le système éducatif actuel « force est de constater que l’institution scolaire est en crise depuis bien longtemps et que le modèle élitiste dont elle a la charge de promouvoir est mal en point ». S’agissant de la jeunesse, il reconnait que « le chômage et le sous – emploi des jeunes restent des questions existentielles qu’il faut résoudre urgemment ».
Premier des invités à intervenir, le Président du Parlement panafricain, a dit être venu saluer le peuple burkinabè pour sa maitrise de la démocratie qui fait aujourd’hui école. Il a tenu à manifester la reconnaissance de son institution au Burkina pour son expertise qui a permis au parlement panafricain de bien fonctionner, grâce aux hommes et aux femmes de ce pays qui ont dirigé des commissions. Il a demandé au Burkina à travers son président Roch Marc Christian Kaboré d’être l’ambassadeur de ce parlement communautaire pour permettre aux 28 pays du continent qui doivent ratifier l’accord pour permettre d’en faire un parlement plénier, de le faire.
Le chef de la délégation française a pour sa part livré aux élus nationaux, le message du Président de l’Assemblée nationale de France Claude Bartelone. Un message de fraternité et d’unité a – t – il précisé afin de construire ensemble des valeurs pour les générations à venir. Après avoir rappelé l’attaque terroriste qui a frappé notre pays le 15 janvier 2016, le député français a relevé que « la solidarité de la France avec le peuple burkinabè est totale ».
S’exprimant à son tour, le Président de l’Assemblée nationale béninoise Adrien Oungbedji, a souligné que le Benin et le Burkina parce que voisin et ami sont liés par le cœur et la raison. En répondant à l’invitation de l’Assemblée nationale burkinabè, c’est pour que les deux parlements puissent davantage se connaitre et nouer des relations avantageuses. Le Président Oungbedji a rendu un hommage respectueux au peuple burkinabè qui a donné la preuve de son attachement à la démocratie et à l’unité à travers l’insurrection des 30 et 30 octobre 2014 et la résistance au putsch du 15 septembre 2016.
Une soirée culturelle qui a vu la prestation de quatre troupes traditionnelles venues de Bobo, de Dédougou, de Dori et de Tenkodogo a marqué la cérémonie d »ouverture de la session. Soirée au cours de laquelle, des personnalités et des historiens ont pris la parole pour s’exprimer sur « la révolte de Bani – Volta ». Les troupes ont à l’issues de leurs prestations reçues chacune un trophée et une enveloppe d’un million de francs CFA. Un soutien du Président de l’Assemblée nationale à la promotion de la culture burkinabè.

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