Burkina Faso
Unité - Progrès - Justice

Les Echos de l’Assemblée nationale  >>   Numéro 001

Kogl-weogo : force doit rester à la loi !

Entre le principe reconnu aux communautés locales de suppléer les forces de sécurité (police et gendarmerie) dans la protection des personnes et des biens et l’impérieuse nécessité du respect strict des lois de la République, les associations d’autodéfense appelées « Kogl-weogo » sont aujourd’hui au cœur d’une polémique.
Une situation qui ne laisse personne indifférent. Les députés, représentants du peuple, se sont parfois retrouvés par moments au centre de la réflexion ou même de la médiation (à Fada et à Sapouy) entre ces groupes et l’autorité administrative. Au cours de leurs journées parlementaires, les députés du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), ceux de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) ont porté leurs réflexions sur ce sujet. La tendance commune qui se dégage c’est qu’il faut former et encadrer rigoureusement les « Kogl-weogo ».
L’Assemblée nationale, organe législatif par essence, tout en mesurant le niveau de besoin pour les communautés locales à s’organiser pour plus de sécurité dans leur cadre de vie, est soucieuse de l’application et du respect de la loi.
En effet, étant donné que les « Kogl-weogo » n’ont pas de bases juridiques légales, ils ne peuvent qu’être des auxiliaires des forces de sécurité que sont la gendarmerie et la police. A ce sujet, le Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo a tranché :« Nous ne permettrons pas la création de bandes armées sans foi ni loi dans ce pays. Les Kogl-weogo doivent être encadrés par les forces de sécurité officielles et ils ne doivent pas déborder le cadre légal de la sécurité et de la justice de notre pays. Ces groupes d’autodéfense doivent respecter strictement les lois de notre pays et le gouvernement doit faire appliquer ces lois d’une manière ferme ».
En tout état de cause, force doit rester à la loi.

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