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Le Réseau des Parlementaires Femmes et Développement du Burkina Faso « Les grossesses non-désirées tuent encore plus » Marie Laurence Ilboudo/Marchall

Le Réseau des Parlementaires Femmes et Développement du Burkina Faso a organisé le mercredi 08 novembre 2017 à Ouagadougou, à l’intention de ses membres et de ses partenaires, un atelier de restitution de l’analyse des textes et lois relatif à la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso.

L’ « analyse des textes et lois relatif à la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso » est une étude initiée par le Réseau des Parlementaires Femmes et Développement du Burkina Faso (RéPaFeD/BF). C’est la restitution de cette étude conduite par le consultant Lafama Prosper Thombiano qui a rassemblé députés, personnel de l’administration parlementaires, partenaires et acteurs du domaine de la santé sexuelle et reproductive.
Cet atelier de restitution organisé avec l’appui du National Democratic Institute (NDI) et de l’USAID, s’inscrit en droite ligne des objectifs que se sont fixés le RéPaFeD/BF notamment le renforcement des efforts de l’instance parlementaire dans les prises de décisions bien orientées pour l’amélioration des conditions sanitaires, sociales et économiques des femmes du Burkina Faso.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par quatre allocutions. En prenant la parole, la coordonnatrice du réseau la député Marie Laurence Ilboudo/Marchall a témoigné sa reconnaissance à l’ensemble des partenaires pour les efforts inlassables. Elle a rassurée que les résultats des travaux permettront de contribuer à la conscientisation et à la mobilisation des acteurs autour des questions de santé sexuelle et reproductive. Pour finir, la coordonnatrice a lancé ce cri de cœur : « le VIH tue, la dingue tue, Les épidémies tuent mais les grossesses non-désirées tuent encore plus et il est temps que l’on s’y penche sérieusement ! »
Quant au représentant du NDI François Traoré, il a rappelé les missions de l’institution et a salué l’initiative du réseau qui œuvre pour le bien être de la femme burkinabè.
Pour représentante de l’USAID Linda Truder, « les femmes et les filles devraient avoir la liberté de décider elles-mêmes des questions de leur propre sexualité ». Elle n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction de constater que le Burkina Faso s’inscrit progressivement dans la dynamique institutionnelle pour se doter des moyens légaux, politique et financiers.
Dans son discours d’ouverture, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Bénewendé Sankara a salué l’initiative du NDI et l’occasion qu’elle donne de traiter des sujets d’actualité que constitue la santé de la reproduction. Il s’agit notamment des grossesses non-désirées. Le premier vice-président s’est dit également conscient du rôle des femmes dans l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adopté par le gouvernement burkinabè en référence à la loi N°049-2005/AN du 22 décembre 2005 portant sur la santé de la reproduction. Il a par ailleurs rappelé qu’au terme d’une décennie, d’application de cet arsenal juridique, la situation n’a guère changé.
Le RéPaFeD/BF s’est engagé de manière dynamique à pallier aux insuffisances de la législation en matière de santé de la reproduction en vue de contribuer au suivi de la mise en œuvre effective des politiques en matière de santé de la reproduction à travers le renforcement des efforts de l’instance parlementaire dans les prises de décisions.

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