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Réseaux parlementaires

Le caucus genre du Parlement renaît de ses propres cendres

Après plus d’une année d’interruption, le réseau Caucus genre de l’Assemblée nationale reprend ses activités.

L’annonce a été faite par le bureau exécutif de ce réseau, qui était face à la presse le vendredi 18 mars dernier. La rencontre s’est tenue au sein de l’institution parlementaire, en présence des membres d’honneur, dont des parlementaires et des représentantes d’associations féminines. Le caucus, comme l’a rappelé la coordonnatrice, Workya ROUAMBA, est un terme anglo-saxon qui signifie un huis clos d’hommes politiques. Quand au caucus genre de l’Assemblée nationale, c’est un réseau de parlementaires, créé en 2005. Ses membres entendent prendre à bras-le-corps la question de la représentativité des femmes en politique, dans les sphères de décision. Car, en dépit de l’adoption de textes juridiques par le Burkina, dont la loi sur le quota genre, peu de femmes occupent des postes de responsabilité.

Certes, reconnaît la coordinatrice, il y a des acquis en matière de promotion de la femme. N’empêche qu’il faut poursuivre la lutte pour des résultats probants. Aussi compte-t-elle sur le soutien de l’ensemble des députés et des partenaires au développement.

Martine YABRE, du Conseil national des femmes, a salué la remise sur pied du Caucus genre du Parlement. Elle se sent concernée par la question du genre, qu’elle ne peut qu’accompagner « cette structure stratégique » du Parlement, pour reprendre ses propres termes.


Ousséni TAMBOURA, quatrième vice-président de l’Assemblée nationale, a été le tout premier député à présider aux destinées du Caucus genre. Prenant la parole, il a témoigné sa gratitude aux premiers responsables du PNUD. Car, le PNUD, à travers le plan stratégique de développement du Parlement (PSDP 2004-2014), a été l’acteur principal déclencheur de la création du réseau. Le quatrième vice-président a souhaité plein succès au bureau exécutif du Caucus genre. La question du genre, pour lui, est une question qui ne s’épuise pas. « Des gens ont commencé la lutte. D’autres ont pris le relais, d’autres prennent aujourd’hui le relais. Le plus important, c’est de rester fidèle à la ligne », a-t-il soutenu. Autrement dit, il s’agit de continuer le même combat pour le positionnement des femmes dans les sphères de décision, au niveau des mandats électifs, en ne perdant pas de vue les postes nominatifs.

Le bureau exécutif du Caucus genre

Workya ROUAMBA : Coordonnatrice
Saïdou B : Coordonnateur adjoint
Maxime KONE : Secrétaire général
Fatimata KORBEOGO / OUEDRAOGO : Secrétaire générale adjointe
Abdoulaye MOSSE : Responsable à la communication
Honorine W. OUEDRAOGO / SAWADOGO : Responsable adjointe à la communication
Nimayé NABIE : Trésorier
Maïmouna OUEDRAOGO/ SAWADOGO : Trésorière adjointe

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