Burkina Faso
Unité - Progrès - Justice

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Le gouvernement à l’épreuve du contrôle de son action

Le vendredi 22 avril 2016, en séance plénière, neuf députés ont interrogé le gouvernement sur la sécurité, notamment la question des groupes d’autodéfense, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la lourdeur administrative dans la procédure budgétaire des collectivités territoriales, etc. Au total, quatre questions orales avec débat et neuf questions orales sans débat des députés Sanfo Halidou, Somé Ollo Ferdinand, Zoungrana Yahaya, Zagré Léonce, Sankara Alexandre, Zongo/Yanogo Karidia, Bonzi Tini, Somé Bernard et Tapsoba Alexandre, ont été adressées au Premier ministre ; au ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure ; au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur et au ministre de l’Eau et de l’Assainissement. La plénière y relative a été dirigée par le Président Salifou Diallo.

En réponse aux questions des députés Sanfo Halidou, Somé Ollo Ferdinand, Zoungrana Yahaya, Zagré Léonce, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a indiqué qu’un projet de repositionnement des postes de sécurité est en cours dont la mise en œuvre ne saurait tarder. La question du renseignement constitue une valeur cardinale pour le gouvernement, de même que la collaboration avec les autres pays afin de renforcer les stratégies de lutte contre l’insécurité.
Par rapport au contenu de l’encadrement des « Kogl-weogo », il s’agit de les former afin d’éviter les dérives et certaines exagérations. Le gouvernement prend l’engagement de faire respecter l’autorité de l’Etat. Par conséquent, il sera interdit à ces groupes de juger des suspects, de prononcer et de faire exécuter des peines, de collecter des recettes.
S’agissant de la suppression des groupes d’auto défense « Kogl-weogo », le gouvernement reste prudent, préconise la libre expression du peuple, mais s’engage à les encadrer dans le respect des principes républicains. Par conséquent, leur durée de vie ne peut être déterminée.
Pour ce qui est de l’éventuelle récupération politique des groupes « Kogl-weogo » par des hommes politiques, le gouvernement ne pourra les en empêcher mais pense que ceux qui voudraient s’y essayer seront en mesure d’en assumer les conséquences.
Les questions orales sans débat du député Somé Ollo Ferdinand sont relatives au Projet d’appui aux collectivités territoriales (PACT) ; à la lourdeur administrative dans la procédure budgétaire des Collectivités territoriales.
Pour le ministre, au sujet du PACT, une première mission de pré-formulation de la Banque mondiale a déjà séjourné au Burkina Faso du 15 au 18 février 2016 et une seconde mission est annoncée pour la période du 02 au 06 mai 2016. De ce fait, un groupe de travail a déjà été mis en place par le ministère pour la formulation de la deuxième phase du projet.
La Banque mondiale a également donné son accord au gouvernement pour que cette phase couvre l’ensemble des communes des 13 régions. S’agissant de la procédure budgétaire des Collectivités territoriales, l’ensemble des textes relatifs à la procédure de passation des marchés publics sera relu pour résoudre le problème de la lourdeur administrative.

Les questions orales des députés Bonzi Tini, Sanfo Halidou, Somé Bernard, Tapsoba Alexandre et Zongo/Yanogo Karidia ont porté sur les nouvelles dispositions que le ministère en charge de l’assainissement entend prendre pour mieux faire, en termes d’efficacité et d’efficience, du nouveau programme 2016, les mécanismes envisagés pour que l’objectif zéro corvée d’eau soit une réalité, et les dispositions prises et mises en œuvre pour décontaminer les eaux déjà polluées.

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