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Les questions au gouvernement Trois membres de l’Exécutif à l’hémicycle

Trois ministres étaient face aux députés, le mardi 28 mars 2017, pour répondre à cinq questions orales avec et sans débat des députés adressées au gouvernement. Il s’agit du Ministre Nicolas Médah de la Santé interpellé par les députés Honorine Ouédraogo/Sawadogo, Tini Bonzi et N. Bernard Somé sur des sujets ayant trait à son département, du Ministre Simon Compaoré pour répondre à une question du député Alpha Ousmane sur le terrorisme international et du Ministre Jean – Claude Bouda de la défense et des anciens combattants, sollicité par le député K. Jacques Palenfo, relativement à la capacité opérationnelle de nos forces armées. Trois ministres étaient face aux députés, le mardi 28 mars 2017, pour répondre à cinq questions orales avec et sans débat des députés adressées au gouvernement. Il s’agit du Ministre Nicolas Médah de la Santé interpellé par les députés Honorine Ouédraogo/Sawadogo, Tini Bonzi et N. Bernard Somé sur des sujets ayant trait à son département, du Ministre Simon Compaoré pour répondre à une question du député Alpha Ousmane sur le terrorisme international et du Ministre Jean – Claude Bouda de la défense et des anciens combattants, sollicité par le député K. Jacques Palenfo, relativement à la capacité opérationnelle de nos forces armées.

Premier à se présenter devant la Représentation nationale, le Ministre Simon Compaoré de la Sécurité. En réponse à la question orale sans débat du député Alpha Ousmane sur « le terrorisme international notamment dans les zones Nord, Nord – est et Nord – ouest du Burkina », le ministre de la Sécurité a rappelé que le Burkina partage ses frontières avec six pays. Mais c’est la frontière avec le Mali qui est la plus longue et c’est celle qui nous cause le plus de problèmes. Après avoir fait le point des actes terroristes subis par le Burkina, ainsi que les revendications y relatives, Simon Compaoré, a énuméré les mesures prises par le gouvernement pour répondre efficacement à ses agressions.
La lutte contre le terrorisme commence à porter des fruits.
Au nombre des mesures prises et exécuté ou en cours d’exécution, un meilleur maillage du territoire et surtout de la zone incriminée par les force de défense et de sécurité. A cela s’ajoutent les opérations qui ont été menées dans différentes régions du pays et le renforcement des moyens.
Il est également envisagé, outre le déploiement de moyens aériens pour renforcer la lutte, la convocation d’un forum sur la sécurité intérieure et la mise en œuvre d’un plan de développement de la zone.
Sur le même sujet, le ministre de la défense et des anciens combattants, Jean – Claude Bouda a, à la suite été interpellé par le député K. Jacques Palenfo sur « les capacités opérationnelles des forces armées nationale face au terrorisme ». Une question orale avec débat.
Dans sa réponse, le ministre de la défense a indiqué que face aux agressions terroristes qu’il qualifie de « guerre asymétrique », son département a organisé la sécurisation du pays. Ce qui s’est traduit par un contrôle renforcé des axes routiers et des frontières. L’armée a également mené des opérations de l’Ouest à l’Est du pays.
Nos forces de défense et de sécurité sont à même de défendre nos frontières
Il a également cité les efforts entrepris sur le plan régional et international pour mutualiser la lutte contre ce phénomène.
Le sujet au regard de son actualité, de sa complexité et de ses conséquences en terme de pertes en vies humaines a suscité des débats forts animés. Au regard des questions, le président de séance le premier vice – président B. Stanislas Sankara, sans suspendre plénière, a concédé un temps au gouvernement pour préparer ses réponses.
En résumé le ministre Jean – Claude Bouda a assuré la Représentation nationale que les forces armées burkinabè sont à même de défendre l’intégrité du territoire. Cependant il ne peut pas rassurer qu’il n’y aura pas d’attaques terroriste. Le phénomène étant mondial et la lutte contre le terrorisme ne devrait pas être du seul ressort des forces de défense et de sécurité.
Egalement interpellé par des députés, le ministre de la Santé Nicolas Médah, à travers 3 questions orale sans débat.
Les maladies cardio-vasculaires, une recrudescence qui appelle à un changement de comportement
La premières des 3 questions est celle du député N. Bernard Somé. Sa préoccupation se rapportait à « la recrudescence ces dernières années des maladies cardio – vasculaires comme motif de consultation et d’hospitalisation ». Pour le ministre de la santé, la prévalence des maladies cardio-vasculaire est de 25% en milieu urbain et de 15% en milieu rural et atteint même 33% dans une ville comme Ouagadougou. Une situation qui s’explique à en croire le ministre Médah, à l’évolution des modes de vie et à la transition nutritionnelle. Pour faire face à cette situation préoccupante, le gouvernement a mis en place depuis 2013 un programme de lutte contre les maladies non transmissibles. Un programme qui donne des résultats satisfaisants.
A la question du député Tini Bonzi sur « la prise de mesures idoines au sein des formations sanitaires en vue de lutter efficacement contre le paludisme », le Ministre Nicolas Médah, partant du fait que le paludisme reste au Burkina, la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès, a reconnu que plusieurs actions sont déployées pour son éradication.
Le palu, première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso
S’agissant de la lutte anti vectorielle a relevé le ministre de la Santé, en dehors de la distribution de moustiquaires imprégnées, il est prévu la pulvérisation dans certaines districts et surtout l’assainissement du milieu de vie par les communautés.
La dernière question est celle de la député Honorine Ouédraogo/Sawadogo portée par le député Michel Badiara. A travers sa question, elle s’inquiète sur « les capacités d’accueil des patients dans nos centres hospitaliers ».
Augmenter le nombre des infrastructures sanitaires pour répondre aux besoins des populations
Une inquiétude fondée a reconnu Nicolas Médah et qui se traduit par la surcharge des hôpitaux publics. La situation s’explique par l’inadéquation des structures d’accueil, l’insuffisance des infrastructures sanitaires et le non-respect de la chaine. Une situation qui commande la construction de nouvelles infrastructures sanitaires auxquelles les autorités s’attèlent. L’inauguration prochaine de l’hôpital de Bogodogo entre dans cette dynamique.

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