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Margaret Nathalie Mensah-Williams aux femmes de Koubri

« Des hommes d’affaires namibiens viendront nouer des relations avec vous »

Accompagnée par le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, la première responsable du parlement namibien, Margaret Nathalie Mensah-Williams, en visite de travail et d’amitié chez nous, est allée à Koubri (commune rurale située à 25 km à l’Est de Ouagadougou). Là-bas, il s’est agi pour elle, de constater de visu les merveilles que font les femmes de la localité dans la production halieutique et de discuter avec elles. Elle en est revenue toute émerveillée.

La quiétude quotidienne de Koubri, de temps à autres perturbée par les vrombissements de moteurs de camions sur cette nationale qui nous relie à la frontière ghanéenne, a été particulièrement entamée ce jour mercredi 8 juin 2016. La file de voitures luisantes au soleil précédée des motards de l’Assemblée nationale a forcé l’attention des occupants et des riverains du marché à leur stationnement. L’attraction principale est la visiteuse annoncée : Margaret Nathalie Mensah-Williams ! Où est-elle, comment est-elle,… ? Les questions se bousculent dans les esprits des femmes sorties nombreuses pour l’accueillir. Certaines se bousculent, jacassant et tapant des mains, comme pour signifier à leur hôte qu’à Koubri, ses consœurs sont aussi dynamiques. Alignées sous un hangar de deux mètres de haut sur une vingtaine, les étales remplis de poissons et autres produits de mer, d’autres femmes attendaient sereinement. Elles sont les vedettes du jour, en ce sens que c’est elles que la Cheffe du parlement de la Namibie vient voir.
10h30. La visiteuse sort de son véhicule. Acclamations et youyous des occupants des lieux. Elle tend la main et répond par un salut. A ses côtés, Salifou Diallo. Ensuite, les différentes délégations. Aux crépitements des appareils photos des journalistes se mêlent le brouhaha des bambins qui s’échinent à défier la police pour voir de plus prêt celle dont l’arrivée avait été annoncée et commentée quelque temps auparavant. Ces tout-petits se bousculent, se serrent, évitent les regards des agents de sécurité, s’avancent, le cou tendu, les yeux écarquillés, se pressent aux piliers des installations ou accrochés aux mains de leurs mamans. L’ambiance est bon enfant. Les « étrangers » s’avancent alors et visitent les installations.
Ici, les femmes ont exposé leur savoir-faire en matière de transformation des produits halieutiques. Poissons frais, fumés ou frits, crevettes fraiches ou fumées, etc. De quoi aiguiser l’appétit et exciter le palais.
La visite terminée, place aux échanges dans la salle des mariages de la mairie de Koubri. Joliment parées dans des combinaisons traditionnelles, Faso Danfani, les membres du groupement des transformatrices de poisson « Wend-la-manegda  », association devenue de nos jours, « Ri-noogo » (mange bon), ont échangé à bâtons rompus avec leur « nouvelle amie  ». Elles lui ont confié que l’activité de transformation des produits halieutiques est génératrice de revenus. Nombre d’entre elles contribuent à améliorer le quotidien de leurs familles grâce aux bénéfices générés par la transformation et la vente de poisson. Mais, de nos jours, a reconnu la présidente de l’association, Fatimata Guira, elles font face à d’énormes difficultés. Ce sont, entre autres, l’ensablement et l’assèchement du barrage, le manque de matériels de conservation du poisson et l’inaccessibilité des microcrédits. « Sans eau, il n’y a pas de barrage ; alors que sans barrage, il n’y a pas non plus de poisson » regrette Fatoumata Guira. Elle a également salué la venue de dame Mensah-Williams remercié Salifou Diallo de l’avoir conduite jusqu’à elles.
La présidente du parlement namibien, visiblement émerveillée par tant d’efforts des femmes de Koubri pour vaincre l’adversité de la nature et les défis liés à leur travail, a tout de suite laissé parler son cœur : « je suis contente de ce que vous faites. Vous avez tous mes encouragements. Organisez-vous, unissez vos efforts et travaillez dans le but de vous épanouir. Mieux, à mon retour, je vais organiser des hommes d’affaires et des producteurs de votre domaine pour des échanges avec vous. Ils viendront lors de votre festival annuel pour des transferts de savoir et surtout nouer des relations d’affaires afin que ce que vous faites prennent encore de l’envol ». Comme si les braves productrices de « Ri-noogo » n’attendaient que ces mots qui réchauffent le cœur et poussent davantage au travail, elles poussent ensemble des cris de joies mêlés de rires.
Photo de famille et dégustation de mets proposés par les femmes ont marqué la fin du séjour de Margaret Nathalie Mensah-Williams à Koubri.

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