Burkina Faso
Unité - Progrès - Justice
Archives
 
 
 
 
 
 
 

Actualités

Ouverture de la 1ère session ordinaire de l’Assemblée nationale : « j’invite le peuple burkinabè à faire confiance au Gouvernement » dixit Salifou Diallo

La première session ordinaire de 2017 a été le mercredi 1er mars 2017. L’ouverture a donné lieu à une cérémonie solennelle ponctuée par des interventions dont le discours du Président de l’Assemblée nationale, Dr Salifou Diallo.

La solennité a été au rendez-vous de l’ouverture de la 1ère session ordinaire : Le port de l’écharpe par tous les députés, l’exécution de l’hymne national, la présence de membres du gouvernement et des représentants de chancelleries étrangères et d’institutions délégations. Des parlements amis, on notait la présence du Président du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Lancina Dosso et le président de l’Assemblée populaire de la Guinée Bissau, Cipriano Kassama. Bref, la tradition a été respectée dans une cérémonie d’ouverture bien relevée.
C’est à 16h que le président de l’Assemblée fit son entrée et aussitôt a donné quitus à la garde nationale d’exécuter l’hymne national. Puis, ce fut l’observation d’une minute de silence en mémoire des disparus. Avant de prononcer son discours, Salifou Diallo a fait savoir que le remaniement ministériel intervenu il y a peu a vu l’entrée d’un député, Oumarou Idani, au gouvernement. « C’est le lieu ici, et conformément aux textes, de combler le vide laissé par celui-ci » a indiqué le président. Et de procéder à l’installation de Mme Ilboudo/Thiombiano Elise, de la liste MPP/ Gourma, comme député.

A l’entame de son discours, Salifou Diallo a fait un tour d’horizon de l’actualité, pointant du doigt des situations et des éléments, qui entament la paix internationale, comme « la paupérisation continue, la maladie, le chômage, l’analphabétisme, le terrorisme, etc. ». Il s’est ensuite appesanti sur l’actualité nationale, avec en ligne de mire, les grognes sociales. Pour le Chef du parlement burkinabè, « le recours intempestif et systématique à la grève paralysant le fonctionnement régulier du service public est difficilement compréhensible, surtout quand il en vient à remettre en cause d’autres droits humains tout aussi fondés ». Salifou Diallo trouve « dans certains cas, derrière les arrêts de travail se cachent des situations de non-dits. Leurs enchainements laissent parfois percevoir clairement que ce sont des manœuvres politiques, des provocations d’officines peu crédibles qui, faute d’arguments, avancent cagoulés sous le fallacieux prétexte de lutte syndicale ». S’adressant à ces « auteurs cachés », il a dit ceci : « Dans le principe, dans un Etat de droit démocratique, la dévolution du pouvoir s’opère par les urnes et non par des manœuvres souterraines. Notre peuple a lourdement payé de son sang pour que nous puissions être aujourd’hui en démocratie. Les raccourcis qui consistent à instrumentaliser la grève pour déstabiliser les pouvoirs constitutionnellement établis est inacceptable ».
Toutes fois, le président de l’Assemblée a salué « les efforts du Gouvernement visant la relance de notre économie, son esprit d’ouverture et sa volonté de maintenir avec les syndicats un dialogue constant et constructif en vue de créer un climat social apaisé ».
L’orateur du jour n’a pas passé sous silence le terrorisme que connait de plus en plus le pays des hommes intègres. « Alors que la relance économique s’organise et que la mise en œuvre du Programme national de développement économique et social (PNDES) devrait renforcer cette tendance, la problématique du terrorisme accapare et mobilise une bonne part de nos ressources et énergies.
Dans ce cadre, je salue l’initiative des Pays du G5 Sahel qui, réunis le 06 février dernier à Bamako ont décidé de créer une force d’intervention sous régionale, chargée de la lutte contre le terrorisme.
Nous émettons le vœu que cette force de défense sous régionale soit opérationnelle le plus vite possible afin de desserrer l’étau terroriste autour de la zone sahélienne ».
Salifou Diallo a également évoqué des questions liées à la diplomatie parlementaire d’où il a tiré satisfaction de nos relations avec des parlements amis, la chevauchée fantastique des étalons lors de la CAN’17 au Gabon et la tenue du 25ème FESPACO.
Avant de clore son discours d’ouverture, le président a invité le peuple burkinabè à faire confiance au Gouvernement « tant il est vrai que le Programme gouvernemental est porteur d’espérance et le succès est à notre portée ».

A lire également :