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Ouverture de la deuxième session ordinaire : Alassane Bala Sakandé invite à l’union pour relever les défis

Conformément à la Constitution du Burkina Faso, la deuxième session ordinaire de 2017 s’est ouverte le mercredi 27 septembre, sous la présidence du nouveau Chef du parlement, Alassane Bala Sakandé. La cérémonie d’ouverture a été essentiellement marquée par le discours de l’occupant du perchoir. Il a remercié ses collègues députés pour son élection à la tête du Parlement, salué le gouvernement pour ses efforts dans la lutte contre les fléaux qui minent le développement du Burkina Faso et réaffirmé sa disponibilité à l’accompagner dans les futurs batailles. Le discours d’ouverture a été également un message d’appel à l’union de tous pour faire du pays des hommes intègres un havre de paix et de développement.

. Le Président Sakandé n’a pas manqué de rendre, une fois de plus un hommage appuyé, à son illustre prédécesseur, Salifou Diallo, décédé le 19 août 2017. Une délégation du Parlement ghanéen était à cette cérémonie, conduite par le 1er Vice-président de leur assemblée, Joseph Osei Owusus.

Les premières fois sont souvent brûlantes, voire difficiles. A la Chaire pour la première session qu’il dirigera, le Président Bala Sakandé a fait de son premier coup un coup de maître. L’émotion pleine la voix, le verbe haut, enrichi de temps à autre par des citations, Alassane Bala Sakandé a livré un discours bien enlevé à l’hémicycle ce mercredi 27 septembre 2017. « Un homme n’est jamais que le fruit de son époque et souvent, l’histoire scelle son destin avant qu’il s’en choisisse » c’est par cette pensée au relent philosophique mais plein de sens, cadrant parfaitement avec son parcours et celle de l’histoire du Parlement du Burkina Faso, que le Président Sakandé a donné le ton à son intervention de ce jour. C’est pourquoi, il a tenu à remercier une fois de plus ses collègues députés pour leurs suffrages lors de son élection. « Vous n’avez pas simplement imprimé le sceau du destin sur le parcours politique d’un homme ; mais voulu faire passer un message fort » leur a-t-il dit, précisant ensuite que de sa compréhension, il prend ceci comme « une exhortation à l’unité ; l’unité dans la diversité. Ce qui signifie que nos divergences politiques ou idéologiques ne soient pas des éléments séparateurs mais plutôt des richesses à partager ».
Cette deuxième session ordinaire s’ouvre au moment où la présente législature reste encore affectée par la disparition de son premier président, Salifou Diallo. Le Président Sakandé a, à l’entame de son propos, remercier le peuple burkinabè, le Chef de l’Etat en tête, pour leur implication dans l’organisation des obsèques nationales. Ce fut également l’occasion, pour lui, d’insister sur son engagement pris lors de sa prise de fonction : « J’entends placer mon mandat sous le signe d’une gouvernance républicaine, démocratique, transparente et consensuelle ». Dans cette perspective, Alassane Bala Sakandé promet poursuivre l’œuvre parlementaire entamée, sous le magistère de Salifou Diallo.
Le décor ainsi planté, le premier dossier évoqué dans ce discours a été la coopération parlementaire. Saluant la présence du 1er Vice-Président du parlement ghanéen à l’hémicycle, Bala Sakandé a promis travailler « à consolider nos acquis, nous agirons dans le sens de la promotion des relations de partenariat et de coopération propices au développement harmonieux de notre pays et qui confortent les intérêts légitimes de notre peuple ».
Cette session, la deuxième de l’année en cours, est encore appelée session budgétaire. Elle a pour but de permettre aux députés d’examiner et de voter le budget de l’Etat gestion 2018. Tout en situant le contexte dans lequel s’ouvre cette session, tant aux niveaux national et international, marqué par des conflits avérés ou en voie de l’être, le Chef du Parlement a appelé à l’union de tous. Une synergie d’actions, pour une lutte implacable contre les forces du mal de tout acabit. Se référant aux propos du Président Thomas Sankara, Sakandé a martelé que « nous avons besoin d’un peuple convaincu et non d’un peuple vaincu. Car, comme le répétait Napoléon, pour lui, « La nation rassemblée ne reçoit point d’ordre ». Sur ce sujet, Sakandé a reconnu que malgré les efforts consentis par les forces de défense et de sécurité, la lutte contre le terrorisme est une tâche ardue empreinte de difficultés diverses. C’est pourquoi il en appelle « à l’implication du Conseil des Nations-unies, tout comme les grandes puissances et les organisations internationales comme l’OTAN à l’impliquer davantage dans cette lutte qui se présente comme l’un des défis majeurs de notre civilisation ».
Cette session budgétaire tombe à pic. Elle permettra à n’en pas douter de faire les réaménagements nécessaires pour donner du souffle à l’exécutif dans la lutte contre le terrorisme. Et à ce propos, Bala Alassane Sakandé a promis que la Représentation nationale « mettra toute la rigueur qui sied pour examiner et adopter le budget afin de conférer au gouvernement un budget à la hauteur de ses ambitions telles que définies par le PNDES… ».
La jeunesse en proie au chômage, la question de la femme ont été entre autres sujets évoqués dans ce discours. A propos, le Président Alassane Bala Sakandé a promis mettre à la disposition du gouvernement les moyens législatifs nécessaires à la réussite de son programme. Ce qui n’est pas, a-t-il précisé « un blanc-seing encore moins un chèque blanc que nous offrons à l’exécutif ».
Le Président a terminé son discours en promettant continuer « sans concession, le contrôle de l’action gouvernementale ».
« Je vous invite à vous investir pleinement dans les travaux tant en commission qu’en plénière ! » a-t-il lancé avant de clore son intervention.
La Session parlementaire durera 90 jours et prendra fin le 22 décembre prochain.

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