Burkina Faso
Unité - Progrès - Justice

Les Echos de l’Assemblée nationale  >>   Numéro 002

Une bonne moisson !

La première session parlementaire ordinaire de l’année 2016 ouverte le mercredi 02 mars se referme le lundi 30 mai 2016. Après 90 jours de travaux, sous une chaleur accablante, la première session ordinaire se referme avec une bonne moisson.

En effet, cette session des lois a enrôlé une vingtaine de textes de lois examinés et adoptés par les députés. Le contrôle de l’action du gouvernement s’est exercé au cours de cette session à travers le discours sur la situation de la Nation prononcé le 6 mai dernier par Paul Kaba Thiéba, l’interpellation de plusieurs ministres par le moyen des questions orales, et la création de commissions d’enquêtes parlementaires.
L’importance de la production législative se mesure autant en volume que par le caractère essentiel des textes soumis à l’appréciation des députés. Au centre de cette production, il y a la loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2016 ; la loi portant création, composition, organisation, attributions, fonctionnement de la Cour administrative d’appel et procédure applicable devant elle ; les lois organiques portant composition, attributions, organisation et fonctionnement de la Cour des comptes, la Cour de cassation, du Conseil d’Etat et procédures applicables devant eux ; la loi portant création d’une commission nationale des droits humains.
En grande partie, les textes de lois ont porté sur les finances et la justice. Cela dénote de l’importance de ces deux secteurs dans la vie de la Nation. Il est admis qu’il n’y a pas de démocratie durable sans un système judiciaire fiable et efficient, qui emporte l’adhésion et la confiance du citoyen. La bonne justice, elle, dépend à la fois de l’aménagement des institutions, de la qualité des lois qui organisent l’institution judiciaire et de la pratique des tribunaux au quotidien. En s’y consacrant, le Parlement reste sur orbite.
La clôture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale coïncide avec l’entame de la mise en place des exécutifs locaux dans les collectivités territoriales. Et les récentes élections municipales, tout en traduisant la vitalité de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso, indiquent également sans aucune ambiguïté où se trouve la volonté du seul souverain qu’est le peuple burkinabè. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la classe politique nationale en prenne l’exacte mesure, et se mette à la hauteur des attentes des populations.
La première session ordinaire prend fin également en ce début de saison des pluies, pendant laquelle l’implication des parlementaires dans le champ des espoirs et des angoisses de la paysannerie semble requise. C’est donc dire que les premiers jours de l’intersession s’annoncent tout aussi chargés…

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