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Quatre questions orales au Ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Siméon Sawadogo

La séance plénière du mardi 04 avril 2017, avait à son ordre du jour deux questions orales sans débat et deux questions orales avec débat, toutes adressées au ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation Siméon Sawadogo. Des questions ayant trait au personnel des collectivités, aux causes de blocages et de dysfonctionnement de conseils municipaux, à l’érection de hameaux de culture en village et à la réalisation d’infrastructures dans le cadre du 11 décembre.

La première question orale sans débat appelée en discussion par le président de séance Bénéwendé Stanislas Sankara, est la question du député Ousmane Diallo portée à son absence par le député Oumarou Dicko. Elle porte sur « les conditions de vie du personnel des collectivités territoriales d’une part et la signature d’une convention dans le domaine de la sécurité d’autre part ». La question qui remonte à septembre 2016 semble aujourd’hui dépassée avec le vote entre temps de la loi sur la fonction publique des collectivités. Néanmoins le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a rassuré les députés que « la question de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs des collectivités est une question prise en compte par le gouvernement ».
Concernant le second volet de la question, le ministre Siméon Sawadogo a justifié le fait que le premier responsable du département de l’Administration territoriale ait signé une convention sur la sécurité par le fait qu’il « s’agissait d’un projet de la coopération belge, porté par l’Union européenne et dénommé « projet d’appui au renforcement de la sécurité intérieure du Burkina Faso ».
La deuxième question orale sans débat a été celle du député Ollo Ferdinand Somé sur « les causes des blocages et des dysfonctionnements observés dans certains conseils municipaux ». Là également, le ministre Sawadogo a structuré sa réponse en deux parties : les causes du dysfonctionnement et les mesures envisagées.
Au nombre des causes de blocages des conseils municipaux, il y a l’impossibilité de tenir des sessions faute de quorum ; le désaveu de certains exécutifs locaux par les populations ; le refus du chef du village de voir le maire ; l’impossibilité de réunir les conseillers pour la mise en place des organes ; la survenue de graves incidents ayant entrainé mort d’e l’homme et bien d’autres raisons.
Pour ce qui est des mesures envisagées par le gouvernement, il y a la relecture de l’ensemble des textes y relatifs tel : le code général des collectivités, le code électoral etc.
La première question orale avec débat, a été celle du député Lona Charles Ouattara. Ce dernier voulait en savoir sur « la suite à donner au projet d’arrêtés d’érection de hameaux de culture en village ». L’arrêt d’érection de nouveaux villages est lié à l’évolution de la situation socio – politique du Burkina. La transition a organisé l’élection la plus attendue dans notre pays. La création de nouveaux villages implique l’augmentation du nombre de bureaux de vote. Aussi dans une démarche de prudence, le CNT ne s’est pas aventuré à créer de nouveaux villages. Les municipales ont été par la suite émaillées d’incidents. La priorité aujourd’hui est de concilier les acteurs locaux. L’ouverture des débats à la plénière a amené d’autres questionnements tels : le cas de Béguédo, le projet de découpage qui était en cours avant l’insurrection, le cas des communes ayant une centaine de villages et des villages n’ayant le nombre d’habitants requis…
La dernière question, a été la question orale avec débat du député N. Bernard Somé posée à son absence par le député Odagou Goula ayant trait à : « la réalisation d’infrastructures entrant dans le cadre de l’organisation de la fête de l’indépendance pour l’année 2017 dans la région du Sud-ouest ». Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation Siméon Sawadogo, après avoir énuméré les réalisations attendues à Gaoua et dans d’autres provinces de la région à fait cas de la difficulté à mobiliser les 300 millions pour les autres provinces de la région qui abrite la célébration du 11 décembre. Depuis Dédougou, le gouvernement n’a jamais réussi à mobiliser la dite somme.
Les débats qui ont suivi ont portés sur : les cités des forces vives, les parcelles, les 300 millions destinées à la réalisation d’infrastructures et le budget de la célébration.
A l’issue de la réponse à ses questions, le président de séance, Bénéwendé Stanislas Sankara a clos les travaux de la plénière.

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