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Questions au gouvernement Cinq membres de l’exécutif face aux élus nationaux

Les députés ont encore usé de leur droit de contrôle de l’action gouvernementale à travers les séances consacrées aux questions au gouvernement. Le vendredi 25 novembre 2016, cinq membres du gouvernement ont été interpelés devant la représentation nationale en vue de répondre aux questions orales des élus nationaux. Une question d’actualité, deux questions sans débat et deux autres avec débat étaient au menu de cette plénière.

La première préoccupation sur laquelle le gouvernement s’est expliqué est celle liée à la vente des parcelles viabilisées organisée le 7 novembre dernier par la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR). L’honorable Joël Ataouegué Aoué, auteur de la question y relative, a voulu que le gouvernement rassure la Représentation nationale et les Burkinabè sur le caractère non discriminatoire de cette opération. Il a soutenu qu’au regard des conditions exigées pour solder le prix de la parcelle (ndlr un mois), l’opération vise à favoriser les Burkinabè les plus nantis notamment les salariés du public et du privée.
La réponse du gouvernement a été livrée par le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Maurice Dieudonné BONANET. Il a indiqué qu’ « il ne s’agit pas de nouveaux aménagements réalisés par la SONATUR, mais de la mise en vente de parcelles qui se sont avérées disponibles à la suite de tout le travail d’assainissement de la gestion du patrimoine foncier de la société ». Le ministre a poursuivi en disant que les prix de vente de ces parcelles tiennent compte des charges relatives à l’acquisition du foncier, à l’aménagement urbain et à la viabilisation. « Nous allons travailler à recadrer notre politique d’aménagement urbain pour l’arrimer au mieux à une stratégie globale de réalisation des logements au profit de nos population » a conclu le ministre.
La question de l’assainissement préoccupe également les députés. Le député Halidou Sanfo a interrogé le gouvernement sur le fait qu’il affecte au quotidien d’importantes sommes d’argent pour la prise en charge des soins des patients dans les hôpitaux, or des études montrent que près de 80% des maladies , au Burkina Faso sont dues à des problèmes d’alimentations, d’eau et d’assainissement. « N’est-il pas rationnel d’allouer un budget plus conséquent au département en charge de l’Eau et de l’assainissement pour améliorer le bien-être des populations et réduire ainsi les effets des maladies liées à l’insalubrité », s’est – il interrogé ? Sur cette question le ministre en charge de l’Assainissement a annoncé qu’un programme d’aménagement d’infrastructures d’assainissement d’environ 30 milliards de FCFA, entamé en 2016, est en cours de réalisation dans les 13 régions du Burkina.
Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière Souleymane SOULAMA a été également interpelé par la Représentation nationale, notamment sur le non-respect de la limitation de la vitesse des véhicules de transport, principale cause des accidents mortels sur les routes. Dans sa réponse le ministre a indiqué que des mesures rigoureuses de contrôle et de répression sont en cours de mise en oeuvre. A ces mesures sont associées des activités de sensibilisation des populations. Toutes ces mesures a-t-ils rassuré permettront de réduire considérablement les accidents de circulation.
Le député Hervé Konaté s’est indigné sur la mauvaise qualité des télécommunications. Dans un monde où les technologies de l’information et de la communication TIC sont reconnus comme un déterminant essentiel de la croissance, que compte faire le gouvernement pour que les burkinabè ne ratent pas le train des nouvelles technologies ? A cette question la ministre du Développement de l’économie numérique et des postes Aminata Sana née Congo a indiqué les efforts que le gouvernement consent pour permettre à notre pays de s’insérer dans la société de l’information. Elle a rappelé le lancement des travaux de la construction de la fibre optique Ouaga-Pô, frontière du Ghana avec la bretelle Manga-Bagrépole ainsi que plusieurs autres projets en cours de programmation.
Au cours de ce rendez-vous gouvernement- assemblée nationale, la survie du Fespaco s’est invitée au débat. Le députe Lassina Ouattara, auteur de la question pense que face aux difficultés de financement des activités de ce festival, sa disparition est à craindre. La solution ne serait-elle pas sa privatisation ? Le ministre de la Culture Tahirou Barry lui, dans sa réponse estime plutôt arguments à l’appui, que l’Etat est un soutien fiable pour l’existence du Fespaco et qu’envisagé sa privatisation serait plus dommageable.

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