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Questions orales Quatre membres du gouvernement interpellé à l’hémicycle

Les députés se sont réunis en séance plénière dans la soirée du vendredi 5 mai 2017 à l’hémicycle. Dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, l’ordre du jour de cette séance était consacré aux questions au gouvernement. Deux questions orales sans débat et deux questions orales avec débat pour lesquelles quatre ministres ont été interpellé par la représentation nationale.

La première question orale sans débat qui a été posé par le député Alexandre J Sankara. Adressée au premier ministre, Paul Kaba Thiéba, la question portait sur le bilan exhaustif de Bagré pôle et des autres pôles de croissance au Burkina Faso. Représenté par la secrétaire d’Etat chargé de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré. Elle a dressé un bilan dans lequel il est ressorti qu’il y a eu de nombreux acquis. Parmi ces acquis, elle a cité : le développement et l’augmentation du volume des investissements du secteur privée ; la création de plus de 250 unités économiques pour lesquels plus de 12 milliards de CFCA d’investissement privée a été réalisée. Pour la ministre, « Cette tendance va se poursuivre avec l’installation future 108 agro investisseurs sélectionnés dont on attend 114 milliards de FCFA ». En plus de cela, il y a la création d’au moins 25000 emplois à travers la mise en exploitation de 1500 hectares aménagés ; l’installation et la mise en exploitation des unités économiques évoluant dans des activités diverses. A cela s’ajoute la hausse soutenue de la production céréalière et horticole de la zone d’exploitation de Bagré qui est passé de 103893 tonnes en 2013 à 160300 tonnes en 2015 pour une cible de 190 000 tonnes en 2020. Elle a ensuite énuméré les difficultés qui minent la mise en place de ces Pôles de croissance ainsi que les techniques mises en place par le gouvernement pour surmonter ces difficultés. Le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a pour sa part, invité le gouvernement à envoyer une mission de contrôle à Bagré Pôle car dit-il, le rapport qui leur a été lu émane de la direction de Bagré pôle et est en déphasage avec la réalité sur le terrain.
La deuxième question orale sans débat, est celle du député Nimayé Nabié adressée au ministre du commerce, Stéphane Sanou. Elle était relative aux précédents accords de partenariat économique (APE) sur l’économie nationale et la mobilisation des ressources fiscales externes par le Burkina Faso dans le cadre de la mise en œuvre de ses APE. Avant de répondre à cette question, le ministre a donné l’impact desdits accords sur le développement de l’économie de notre pays et son accès au marché européen. Selon Stéphane Sanou, la coopération entre l’Union Européenne (UE) et le Burkina Faso a commencé depuis les années 1959 et s’est renforcé avec la convention de Yaoundé de 1963 et celle de Cotonou de 2005 et 2010. « En terme d’impact, nous pouvons dire que l’UE a pu contribuer à conforter la croissance économique et les finances publiques du Burkina Faso tout en promouvant des progrès sociaux continus avec les taux de scolarisation de base et d’accès aux soins de santé. Au titre de l’éducation de base, des centaines d’enfants ont pu être scolarisés ; au titre du secteur des infrastructures, les financements de l’UE ont permis la construction, la réhabilitation et l’entretien d’environ 3000 kilomètre de route bitumée pour permettre la mobilité des personnes… », souligne le ministre en charge du commerce.
Il a également donné les perspectives dans le cadre de la mobilisation des ressources fiscales externes et l’impact financier réel de ces APE sur le développement de l’économie de notre pays.
La première question orale avec débat a été adressée au ministre des ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou. Elle porte sur la stabilisation des fonds chargés du financement du secteur de l’élevage dénommé FODEL. Selon le ministre Koutou, le FODEL est une institution qui octroie des crédits aux éleveurs avec un taux d’intérêt de 7%. « Ce fond fonctionne bien mais par rapport aux demandes, il y a une insuffisance de crédit pour les acteurs. Nous sommes ouvert à la discussion pour voir comment il faut réduire le taux pour les femmes et les jeunes afin qu’ils puissent bénéficier de ce financement. »
La deuxième question orale a été posée par le député Lona Charles Ouattara au ministre en charge du commerce et celui en charge de l’agriculture relative à la politisation des associations de cotonclteurs dans la mesure où des maires et les conseillers municipaux sont aussi responsables de ces associations. Pour le ministre Siméon Sawadogo, la question est pertinente car poursuit-il, l’organisation des cotonculteurs a défrayé la chroniques pendant un certain temps et cela a mis en danger la production cotonnières. « La question est liée à la politisation des associations et cela pose un certain nombre de problème. Mais les textes en la matière sont clairs. C’est seulement les premiers responsables qui peuvent être interpellé sur leurs appartenances à une association. Pour que le ministère de l’administration territoriale en charge des libertés publiques, puisse connaitre les difficultés qui existent, il faut que nous soyons informés. Nous sommes en train de faire un travail de recensement de l’ensemble de ces associations, de croiser l’ensemble des résultats avec ceux qui sont responsables aujourd’hui au niveau politique pour voir quelles sont les mesures qui peuvent être prises. » Le ministre a conclu en rassurant que « le ministre de l’agriculture sur instruction du gouvernement, est en passe de résoudre le problème : les deux parties ont laissé tomber leurs prétentions ; il y a un comité provisoire qui a été mis en place et qui a travaillé pour que l’élection ait lieu. Nous pensons qu’il n’y aura pas de problème de production de Coton au Burkina Faso cette année. »

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