Burkina Faso
Unité - Progrès - Justice
Archives
 
 
 
 
 
 
 

Actualités

Réajustement de la Loi de finances exercice 2017 : Les députés donnent leur ok !

Les députés ont rectifié la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat à travers l’adoption du projet de loi y relatif, le mardi 09 mai 2017. Cette modification du budget s’explique, selon la ministre déléguée en charge du Budget, par le fait que le remaniement ministériel a provoqué la scission de certains ministères induisant du coup de nouvelles charges dont la prise en charge des questions sécuritaires, entre autres. Cette plénière, dirigée par le Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a permis également de créer la Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso.

Le remaniement ministériel intervenu le 20 février 2017 a permis de scinder certains ministères. Le ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure a été divisé en deux : le ministère de la Sécurité et celui de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Le ministère de l’Energie, des mines et des carrières s’est vu délesté du volet Energie qui s’est érigé en ministère plein. Ces nouvelles entités ont de facto engendré de nouvelles charges. En plus, à entendre la ministre déléguée, Clémence Edith Yaka, d’autres raisons sous-tendent cette rectification. L’ajustement du budget est également d’ordre technique. « Départements ministériels ont voulu le faire pour mieux exécuter leurs budgets programmes. Des besoins nouveaux se sont présentés également depuis le vote de la précédente loi de finance et qui ont amené à ouvrir de nouveaux crédits pour prendre en charge ces questions. Ce sont notamment la question sécuritaire, la reconstruction des commissariats saccagés, de doter nos forces de défense et de sécurité en matériel et d’autres aspects comme le référendum que nous prévoyons tenir cette année ».
Les députés ont également voté la loi relative au crédit-bail au Burkina Faso. Selon le rapporteur de la Commission chargée du dossier, Hama Moussa Dicko, « le marché du crédit-bail est peu développé au niveau de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), car représentant moins de 1% des actifs des établissements de crédit ». Il a ajouté que cette loi offre un cadre juridique spécifique au crédit-bail et vise la promotion de l’activité. La ministre déléguée au Budget, Clémence Edith Yaka, a expliqué que le vote de cette loi répond également à la volonté du gouvernement d’internaliser un texte uniforme au niveau de l’UMOA. Pour elle, « c’est un instrument qui va permettre aux entreprises de pouvoir développer leur activité parce qu’il permet de financer surtout les Petites et moyennes entreprises afin de les accompagner ».
Un texte qui a également retenu l’attention, est le projet de loi relatif à la création d’un établissement public à statut spécial dénommé Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso. La ministre Clémence Edith Yaka, a expliqué à propos que c’est « c’est une caisse où l’Etat va mettre tous les dépôts à long terme. Elle recevra aussi des consignations de diverses administrations. Tous ces fonds seront en fait des ressources longues pour financer le développement au Burkina Faso ». Elle s’est réjouie que l’Assemblée ait bien voulu accompagner la mise en place de cet instrument car, a-t-elle ajouté, « les institutions financières présentes au Burkina Faso ne financent pas sur le long terme. Ce n’est qu’auprès des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers que nous avons l’occasion d’avoir des fonds qui financent sur le long terme. En ce sens, cette loi vient résoudre cette question ».

Ils concernent la création et la gestion de la caisse de dépôts et de consignations au Burkina Faso. Le développement des différents secteurs de l’économie constitue l’une des priorités du gouvernement. Toutefois, l’accès aux financements est une des principales contraintes à la réalisation d’investissements publics et privés dans notre pays. Pour faire face aux besoins d’investissements prioritaires, il s’avère indispensable de développer des stratégies alternatives en vue d’élargir la base des ressources financières longues, mobilisables pour le financement des investissements structurants. De l’analyse de la situation du marché actuel du financement des investissements, il se dégage les constats suivants : l’insuffisance de financement d’investissements structurants, la quasi inexistence de financement à long terme par les banques existantes, l’inexistence d’une institution-tiers de confiance au Burkina Faso et la nécessité de sécuriser et de rentabiliser des fonds de retraite et d’épargne. Pour Clémence Edith Yaka, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie, des finances et du développement, chargé du budget, « c’est une caisse où l’Etat va mettre tous les dépôts à long terme, des consignations aussi qui sont faites par diverses administrations et utiliser ces fonds qui sont appelés des ressources longues pour financer le développement au Burkina Faso. » Elle se réjouit du fait que l’Assemblée ai bien voulu les accompagner dans la mise en place de cette caisse de dépôt et de consignation car les institutions financières présentes au Burkina Faso ne financent pas sur le long terme, ce n’est qu’auprès des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers que nous avons l’occasion d’avoir des fonds qui financent sur le long terme. En ce sens, cette loi vient résoudre cette question.

A lire également :