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Rencontre des parlementaires de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad sur les questions de santé et de population

La déclaration de Ouagadougou pour hâter la mise en œuvre de la déclaration d’Abuja

A l’initiative de l’Assemblée nationale du Burkina et de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), Ouagadougou a abrité du 20 au 22 juillet 2017, une rencontre de haut niveau des parlementaires de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad sur « le financement adéquat de la santé, le dividende démographique et les politiques de population et développement. Au terme de trois jours de travaux, articulés en deux parties : la rencontre des experts et celles des présidents d’Assemblées, les 17 pays représentés sont parvenus à une déclaration dite « déclaration de Ouagadougou ».

Cette rencontre a été sanctionnée par la déclaration des présidents des parlements nationaux des Etats membres de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad dont la réunion a été le point culminant de cette rencontre entre parlementaires et partenaires du secteur de la santé et de la démographie. La déclaration contient des engagements forts, pour faire bouger les lignes dans ces domaines. Il s’agit de :
• trois engagements sur le financement adéquat de la santé, à savoir œuvrer à travers l’exercice de leurs droits d’amendement des lois, à faire des arbitrages conséquents aux projets de budgets de leurs Etats respectifs, afin d’obtenir des accroissements annuels successifs d’au moins 2% des budgets alloués au secteur de la santé, avec en perspective d’atteindre l’objectif minimum de 15% de la déclaration d’Abuja à l’horizon de 2025 ; de contrôler rigoureusement la mise en œuvre des politiques en matière de démographie et de santé afin de s’assurer de la bonne utilisation des crédits alloués à la santé au profit des populations et d’accorder une attention particulière aux problématiques liées au financement des systèmes de santé nationaux de leur pays.
• Et huit (8) engagements sur le dividende démographique et les politiques de population et développement, notamment d’accorder une attention au sein des parlements de leurs Etats respectif, à l’examen de toutes les questions relatives au politiques nationales de population, de développement et de santé.
L’ensemble des intervenants à cette cérémonie, les parlementaires à travers les présidents des Assemblées du Bénin Adrien Hounbedji et du Burkina Faso Salifou Diallo, tout comme les partenaires techniques et financiers représentés par la Banque Mondiale, l’Agence française de développement, l’USAID, le système des nations unies et l’Organisation Ouest Africaine de la Santé ont tous relevé l’opportunité de la tenue d’une telle rencontre et la pertinence du thème pour l’ensemble des Etats qui prennent part à cette rencontre. Aussi Salifou Diallo a engagé ses pairs en ses termes : « nous devons, avec davantage d’audace, inscrire la question de la santé au premier rang des priorités et faire des arbitrages conséquents lors des examens des projets de budgets soumis par les exécutifs à nos parlements respectifs afin de permettre à nos Etats d’atteindre l’objectif de 15% prévu dans la déclaration d’Abuja ».
Cette réunion de haut niveau des présidents d’Assemblées a été précédée par une séance préparatoire technique autour de groupes thématiques de travail et de séance plénière pour adopter une vision commune des parlementaires de l’ensemble des pays concernés par le thème.
A la fin de leurs travaux, une délégation de présidents d’Assemblées, a été reçu en audience par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, à qui, elle a rendu compte des travaux de la rencontre.

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