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Trois projets de loi adoptée à l’unanimité

La représentation nationale s’est réunie en séance plénière dans la matinée du jeudi 13 avril 2017 à l’hémicycle. L’ordre du jour portait sur l’adoption de trois projets de lois. Ce sont : le projet de loi portant sur la ratification de l’accord de prêt pour le financement du projet d’extension et de renforcement des réseaux électriques du Burkina Faso ; le projet de loi sur la ratification de l’accord de prêt pour le financement du projet de construction de la route Guib - Garango et le projet de loi sur la ratification de l’accord de prêt pour le financement du projet de mobilisation et de valorisation des eaux de surface dans le plateau central. Présider par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Bénéwendé Stanislas Sankara, ces trois projets de loi ont été adopté à l’unanimité.

Les trois projets de loi ont été présentés par la commission des affaires étrangères et des Burkinabé de l’étranger(CAEBE). Le projet d’extension et de renforcement des réseaux électriques du Burkina Faso est une réponse à moyen terme du Gouvernement avec l’appui financier de la Banque islamique de développement(BID) pour annihiler quelques contraintes importantes notamment l’accès de l’énergie aux couches vulnérables. Financer à hauteur de 38 millions de dollars US, la banque islamique de développement (BID) participe au financement de ce projet à travers un prêt de 10 millions de dollars US et une opération Istisna’a de 27 millions de dollars US. La contrepartie du gouvernement burkinabé est estimé à 1 million de dollars US soit 3% du coût du projet. En effet, ce projet a pour objectif globale d’améliorer les conditions de vie des populations dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou ainsi que dans les régions du plateau central, du centre nord, du Sahel grâce à l’accès à une électricité fiable à travers l’extension et le renforcement des réseau de transport et de distribution.

Le second projet de loi qui a été à l’ordre du jour est celui portant autorisation des accords de prêt entre le Burkina Faso et la banque Islamique de développement pour le financement du projet de construction de la route Guiba-Garango. Le coût de financement de ce projet est estimé à 47,29 millions d’euros soit 31,020 milliards de FCFA. Il consistera en la construction et au bitumage du tronçon de la route nationale N°17 entre Guiba et Guarango longue de 72 km avec un élargissement de la plateforme routière, le drainage du site et le bitumage de la chaussée. En plus de cela, il est prévu la construction d’un nouveau pont sur le fleuve Nakambé, L’aménagement de 50 km de piste connexes et la réalisation de mur de clôture pour les écoles et centres de santé qui jouxtent la route. Selon le ministre des infrastructures, Eric Bougouma, ces deux régions constituent des régions à fort potentiel agropastoral. Grâce à ce projet de loi, ils pourront améliorer les produits de l’agriculture de ces régions. Pour lui, « C’est une zone à fort potentielle commerciale parce que l’essentiel de l’importation en provenance du Togo passe par la route de Tenkodogo. Et cette route Guiba-Garango offrira une seconde alternative donc une sorte de contournement de la route de Koupéla pour permettre aux usagers de réduire considérablement le coût de l’exploitation que nous avons estimé pouvant passé de plus de 1500 FCFA à quelque 600 FCFA. »
Le troisième projet de loi qui a été adopté par les députés est celui portant autorisation de ratification de l’accord de prêt pour le financement du projet de mobilisation et de valorisation des eaux de surface dans le plateau central. Ce projet a pour objet, la construction de cinq barrages à Wéotenga, Taba, Pougma, Kouldisgou et Niou ainsi que l’aménagement de 193,3 hectares en aval desdits barrages, en vue de la production de riz, de maïs et des cultures maraîchères. Il est également prévu la production du poisson et des actions de renforcement des capacités des populations bénéficiaires et de protection de l’environnement.

Pourvoyeurs d’emplois, ce projet permettra la création de 100 emplois directs et 6010 emplois indirects et induits. Financer à hauteur de 11, 097 milliards de FCFA HT, la BOAD contribuera à hauteur de 10 milliards de FCFA, la contribution des institutions de micro finance est évaluées à 216 millions de FCFA et la contrepartie nationale à 880 millions de FCFA. Selon le ministre en charge de l’eau, Ambroise N Ouédraogo, l’adoption de ce projet de loi leur permettra d’avoir tous les instruments pour la mise en œuvre du projet. « Le régime hydraulique de notre pays est tel que la contribution des barrages, la mobilisation des eaux de surface constitue une œuvre de service public, une œuvre économique, une œuvre social. Il va mobiliser plus de 11 millions de mètre cube d’eau. On va aménager près de 200 hectares pour l’agriculture, pour le maraîchage, pour les animaux, pour les poissons et pour bien d’activités sociaux économique ». Pour le début des travaux, Ambroise N Ouédraogo a expliqué que selon la planification indicative cela est prévus démarrer d’ici la fin de l’année 2017.

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