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Assemblée nationale Éducation inclusive, Les parlementaires s’engagent sur le terrain

Le réseau des parlementaires burkinabè pour l’éducation inclusive a effectué une mission d’information du 05 au 09 février 2018 à Bobo-Dioulasso et à Banfora. La tournée a permis de découvrir les différentes structures éducatives intégrant l’inclusion dans leurs programmes. La notion d’éducation inclusive est fondée sur le droit de tous à une éducation de qualité répondant aux besoins d’apprentissage essentiels et qui enrichit l’existence des apprenants.

À l’étape de Bobo Dioulasso, ce sont l’école primaire publique de Koko « A », le lycée public d’Accart-ville, le lycée privé Alpha Solidaire, l’Association burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants (ABPAM) l’institut des jeunes sourd, et l’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathies (APAEE) qui ont été visités par les députés. Constat sur le terrain et échanges directes avec les acteurs ont permis de cerner les contours de la problématique de l’éducation inclusive.
Dans les différentes étapes de la tournée, Les premiers responsables des écoles ont exprimé leur satisfaction pour cette initiative des parlementaires. Selon Suzanne Sidibé/Toé, directrice de la circonscription de l’enseignement de base (CEB) concernée, « cette visite est une première depuis que nous avons intégré l’inclusion ».

Pour Mamadou Simboro, proviseur du lycée d’Accart-ville qui compte sept handicapés dont trois visuels, « c’est la première fois que des gens s’intéressent à ce qui se passe et comment on se débrouille et nous saluons l’initiative » et le Dr Lancina Sanou , fondateur du lycée privé Alpha solidaire de reconnaitre que la présence des députés est « une joie immense. Nous accueillons dix sept enfants en situation de handicap ». Abdoulaye Traoré le directeur de l’Association burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants dont le centre héberge trente-trois pensionnaires et Salam Ouédraogo, fondateur de l’institut des jeunes sourds qui accueille plus d’une centaine d’enfants, c’est le fondateur Salam Ouédraogo ont également exprimé leur satisfaction.
Même son de cloche à Banfora ou la visite qui a concerné l’école primaire de Bounouna et l’école des jeunes sourds Rawelgsom a été appréciée des différents acteurs.
Cette sortie des parlementaires a permis de relever les avantages de l’inclusion notamment la chance d’apprentissage offerte aux enfants souffrant de handicaps. L’inclusion favorise ainsi la socialisation des enfants longtemps considérés comme irrécupérables. La collaboration se passe sans problème avec les autres élèves et les enseignants sont dévoués à accompagner les élèves en situation de handicap.

Cependant, malgré la volonté des acteurs à accompagner ces élèves en difficultés, il n’en demeure pas moins que ces écoles et centres qui recueillent les enfants en situations de handicap connaissent des difficultés de tout ordre : le manque de collaboration de certains parents, le problème d’adaptation des manuels scolaires, les difficultés d’ordre technique et pédagogiques, liés à la composition et à la correction des devoirs, l’inadaptation des équipements scolaires, le manque ou la quasi inexistence de suivi sanitaire, la réticence de certains parents à inscrire leur enfants dans les écoles qui accueillent ces types d’élèves, la méconnaissance du temps de composition au cours des examens
Les différentes étapes de la tournée ont été l’occasion pour la coordonnatrice du réseau pour l’éducation inclusive Salamata Konaté/Ouattara de souligner que « les conclusions des rapports seront transmis aux autorités pour exploitation ».

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