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Assemblée nationale Les députés pour une règlementation du renseignement et un statut de la police au Burkina Faso

Le vendredi 1er juin 2018 à l’hémicycle, sous la présidence d’Alassane Bala SAKANDE, président de l’Assemblée nationale, les députés avaient à l’ordre du jour l’examen de trois projets de loi. Au finish, les projets de loi portant règlementation générale du renseignement au Burkina Faso et statut du cadre de la police ont été adoptées. Le projet de loi portant statut de l’opposition politique ayant a été retiré séance tenante par le gouvernement.

Le premier dossier à l’ordre du jour de cette séance plénière est le projet de loi portant statut de l’opposition politique. Pour des insuffisances contenues dans la loi, et relevées par le groupe parlementaire MPP, le gouvernement a demandé et obtenu son retrait en vue d’y apporter des correctifs. Des députés des groupes parlementaires de l’opposition : UPC, CDP et PJRN souhaitaient néanmoins que la procédure de vote déjà entamée aille à son terme. N’ayant pas obtenu gain de cause, ils ont quitté l’hémicycle pour marquer leur désapprobation.
C’est donc en l’absence de ces derniers que la séance s’est poursuivie avec l’examen et l’adoption du projet de loi portant règlementation générale du renseignement au Burkina Faso, adoptée naturellement à l’unanimité des députés restés en salle. Le renseignement étant un impératif majeur pour la sécurité du pays, la nécessité d’une orientation sur la base de menaces identifiées s’impose. Une véritable coordination des activités des différents services de renseignement en vue d’obtenir une franche collaboration se révèle impérieuse pour une meilleure efficacité dans l’exploitation. Un besoin pressant pour les services en charge du renseignement de disposer d’un cadre juridique unifié s’impose d’où ce projet de loi qui s’inscrit d’ailleurs dans le cadre des suggestions liées aux nécessités de la défense nationale prévues à l’article 101 de la Constitution.
Tout comme le texte sur le renseignement, le projet de loi relatif au statut du cadre de la Police nationale a été votée par le même quorum et en présence de nombreux agents du corps de la Police venu être témoins de l’événement. Pour le vote cette loi, il fallait repartir à l’ordre ancien sur la création de la Police qui semble puiser son origine du contrat social. L’institution policière au Burkina Faso a évolué avec les vicissitudes des politiques. Aujourd’hui, de nombreuses limites sont identifiées :
L’absence d’identité et de cohésion entre policiers, problèmes d’effectifs, d’équipements et d’infrastructures. A ces défis, sont venus s’ajouter les défis de l’heure. La recrudescence du banditisme et de la grande criminalité fait des d’énormes victimes au sein du corps. Les attaques terroristes des commissariats et des patrouilles font également des victimes. Cette conjonction de difficultés devient une source de démotivation des personnels et conduit souvent à des mouvements d’humeur préjudiciable à l’image de l’institution policière. Ainsi le besoin d’une adaptation aux évolutions récentes a conduit à l’élaboration de la présente loi qui vise notamment à améliorer l’organisation, le fonctionnement et la gestion administrative de la police nationale, à renforcer les valeurs d’éthique et de déontologie, à faire de la Police burkinabè une police moderne qui s’adapte aux mutations environnementales et permettre aux policiers de faire face aux défis sécuritaires.
A l’issue de l’adoption de la loi sur le statut du cadre de la police nationale, le chef du parlement Alassane Bala SAKANDE a fait un message au corps de la Police. Il a attiré l’attention des agents de police sur les faits de grève et de débrayage qui portent atteinte à l’image du corps. En faisant savoir que l’institution policière doit être proche des populations et pour les populations, le Président SAKANDE a exhorté les éléments de la police, à l’ardeur au travail et au strict respect des lois de la République.

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