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COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEANCE PLENIERE DU MARDI 10 AVRIL 2018 A 16 HEURES

Président de séance :

Monsieur Bénéwendé Stanislas SANKARA
Premier Vice-président de l’Assemblée nationale

Secrétaires de séance :

– Monsieur Issa Anatole BONKOUNGOU
Quatrième Secrétaire parlementaire

– Monsieur Dissan Boureima GNOUMOU
Huitième Secrétaire parlementaire

Ordre du jour :

Une question orale avec débat du député OUATTARA Lassina, adressée au ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement.

La séance plénière du mardi 10 avril 2018 s’est ouverte à 16 heures 11 minutes.

1. Le quorum

La vérification des présences a donné le quorum suivant :
-  absents excusés : 40
-  absents non excusés : 19
-  présents : 68
-  procurations : 04
-  votants : 72

2. Les annonces

Le compte rendu analytique de la séance plénière du vendredi 30 mars 2018, mis à la disposition des députés, a été adopté.

Les procès-verbaux des séances plénières des mercredi 07 et vendredi 09 mars 2018, également mis à la disposition des députés, ont été adoptés.

Par ailleurs, le projet d’ordre du jour de la première session ordinaire de l’année 2018, modifié par la Conférence des Présidents, réunie le 04 avril 2018, a été adopté. Mais avant, Monsieur Rémis Fulgance DANDJINOU, ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, a fait observer l’indisponibilité du gouvernement aux séances plénières des mardis désormais consacrées aux réponses des questions orales des députés. A cet effet, il a demandé un réaménagement dudit ordre du jour pour permettre au gouvernement de se mettre à jour pour le Conseil des ministres qui se tient chaque mercredi.

Les questions orales avec débat des députés SAWADOGO/OUEDRAOGO Marie Rose Romée, ZOUNGRANA Yahaya et ILBOUDO/THIOMBIANO F. Elise, adressées respectivement au ministre de la sécurité, au ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, garde des sceaux et au ministre des mines et des carrières, ainsi que la question orale sans débat du député ILBOUDO/THIOMBIANO F. Elise, adressée au ministre de la culture, des arts et du tourisme, initialement programmées à cette séance, ont été reportées à une date ultérieure pour non disponibilité des ministres.

3. La question orale avec débat du député OUATTARA Lassina, lue par le député SOME Norbert

3.1. Le contenu de la question

La question concernait l’état des lieux de la couverture médiatique des « zones rouges », notamment le Sahel et la prise en compte de ce volet par le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS).

3.2. Le débat général

3.2-1. Les questions et préoccupations de la plénière

Les principales préoccupations de la plénière ont porté sur :

-  la possibilité de diffuser l’information juste sans tomber dans l’apologie du terrorisme ;
-  la véracité des informations qui circulent sur les réseaux sociaux ;
-  le degré d’implication des collectivités locales et des populations dans la mise en œuvre du PUS ;
-  le montant du budget du PUS alloué à la communication ;
-  la stratégie de communication mise en place par le gouvernement ;
-  la couverture internet mise en place ;
-  l’implication des médias locaux et des populations dans la mise en œuvre du PUS ;
-  le taux d’écoute des médias d’Etat par les populations.

3.2-2. Les réponses du gouvernement

En réponse sur le terrorisme, Monsieur Rémis Fulgance DANDJINOU, ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, a relevé deux aspects qui sont parfois contradictoires. Il y a non seulement la nécessité de donner l’information qui est un droit, mais aussi le fait que cette information ne doit pas être à la fois un élément de valorisation des actes terroristes posés. A ce niveau, les acteurs de la communication, à savoir les journalistes professionnels, savent faire la différence entre l’information juste et la propagande.

S’agissant des informations qui circulent sur les réseaux sociaux, seul le recours à des médias professionnels peut témoigner de la véracité de ces informations. Les réseaux sociaux ne sont pas des lieux de traitement de l’information. Toutefois, les médias professionnels peuvent utiliser ces réseaux comme des interfaces de leurs organes pour diffuser des informations.

Concernant les collectivités locales, elles ont été associées à la mise en oeuvre du PUS. Les attaques terroristes qu’a connues le Sahel ont obligé le gouvernement à avoir une réaction immédiate pour faire face à l’expression d’un certain nombre de besoins. Ainsi, la première année du PUS a été une accélération des investissements qui étaient prévus dans la zone, parfois au détriment d’autres zones. Le PUS a donc été conçu dans l’urgence pour apporter une solution rapide à une situation qui devenait de plus en plus préoccupante pour le pays. Aujourd’hui, il s’agit véritablement d’un programme avec des stratégies et une unité de gestion. L’aspect sécurité a été également pris en compte dans l’action du gouvernement.

Quant à l’implication des populations, il a été mis en place une unité de coordination du PUS qui va directement prendre en charge le programme. Le gouvernement a déjà rencontré, depuis mars 2018, des leadeurs tels que les maires, les conseillers les chefs coutumiers et religieux.

Pour ce qui est du financement des programmes de la communication, pour l’année en cours, 10 à 20% du budget du PUS est consacré à la communication effective au niveau de la zone concernée.

A propos de la stratégie de communication du gouvernement, elle vise effectivement une meilleure prise en compte des besoins des populations. Toutes les réalisations effectuées dans le cadre du PUS répondent aux aspirations des populations.

Au sujet de la couverture internet, un programme est en cours et il est prévu la connexion de tous les principaux chefs-lieux de région à l’aide de la fibre optique qu’est le Back Boon national.

En ce qui concerne la couverture médiatique, le ministère envisage travailler avec les médias locaux. En plus de la radio nationale pour le journal télévisé de 13 heures et de 19 heures, les radios locales feront le relai pour diffuser l’information à l’ensemble des populations. Ce canal sera utilisé à plein temps par les différents acteurs.

Parlant du taux d’écoute des médias d’Etat, il n’y a pas lieu de polémiquer là-dessus. L’essentiel est d’arriver à ce que les populations soient informées et soient à même de remonter leur point de vue pour permettre au gouvernement de faire de la zone un cadre de développement. Ainsi, les préoccupations des populations seront prises en compte dans les programmes élaborés pour 2019 et 2020. Tous les médias seront utilisés pour diffuser l’information dans toutes les langues.

La prochaine séance est annoncée pour le jeudi 12 avril 2018 à 10 heures. Elle sera consacrée au Discours de Monsieur le Premier ministre sur la situation de la Nation.

La séance plénière a pris fin à 17 heures 18 minutes.

Ouagadougou, le 11 avril 2018.

Le président de séance

Bénéwendé Stanislas SANKARA
Premier Vice-président

Le secrétaire de séance

Dissan Boureima GNOUMOU
Huitième Secrétaire parlementaire

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