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Cinq membres du gouvernement interpellés par des députés à travers sept questions

Trois questions d’actualités et quatre questions orales sans débats étaient à l’ordre du jour de la séance plénière du vendredi 08 décembre 2017. Cinq membres du gouvernement ont été interpellés par des députés pour des sujet ayant trait à la dingue, au déficit agricole, à la production cotonnière, au programme d’urgence du sahel, à la formation à distance à l’université Ouaga 2, à la question du G5 Sahel ainsi qu’à l’opérationnalité des centres de formations professionnelles des jeunes.

Faute de repondant à la question d’actualité du député Hama Moussa Dicko, relative à la propagation de la pandémie du palu dingue, la réponse a été programmée pour une autre plénière.
La question d’actualité passée en discussion a été celle de la député Élise Ilboudo/Thombiano porté par un de ses paires porte sur l’état des lieux sur la présente campagne agricole, la disponibilité des stocks pour faire face à la situation et les dispositions prises pour contrôler la sortie des céréales du pays.
En réponse, le ministre Stéphane Wenceslas Sanou a indiqué que le gouvernement a instruit le département en charge de l’agriculture de prendre des dispositions nécessaires pour palier à la situation. Face à la situation agricole jugée déficitaire et au regard des actions entreprises par le gouvernement, le ministre en charge du commerce s’est voulu optimiste et l’a fait savoir à la représentation nationale en ces termes : « tenant compte du solde import-export, et si les tendances se maintenaient, on pourrait avoir un excèdent net de 613 614 Tonnes, ce qui correspond à un disponible apparent par habitant de 233 kg par habitants et par an. Des dispositions sont prises pour contrôler le flux céréalier au niveau des frontières ».
La dernière question d’actualité a été celle du député Tini Bonzi concernant la production cotonnière estimée alarmante par les producteurs en raison de la mauvaise qualité des intrants. Le député Bonzi a souhaité savoir du gouvernement, les dispositions particulières pour soulager les cotonculteurs.
Selon Stéphane wenceslas Sanou, « les résultats négative de la campagne ont été impactés par le profil pluviométrique atypique de cette campagne, du reste cette situation est également le résultat du déficit céréalier dans certains régions » Par ailleurs il a rassuré que des mesures seront prises à tous les niveaux pour rechercher les solutions adaptées.
Dans le registre des questions orales sans débat, le député Oumarou Dicko a interpellé le Premier ministre sur le contenu détaillé, le chronogramme, les attentes des jeunes du sahel de ce programme et le point actuel de la réalisation du Programme d’urgence pour le sahel (PUS) depuis son lancement le 04 aout 2017.
Madame Pauline Zouré représentant le gouvernement a rappelé les motivations qui ont conduit à l’élaboration du PUS, entre autres les défis de sécurités et la problématique du déficit social. Pour la représentante du gouvernement, le PUS est une sorte de plan Marchal pour le sahel avec pour objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurisation des personnes et des biens dans la région du sahel. Le programme comporte trois composantes notamment : socio-économique, la gouvernance locale ainsi que la sécurité et la défense publique. Ce programme, à en croire madame Zouré, « répond aux besoins vitaux des populations en général, des jeunes et des femmes en particulier retenus comme cibles spécifiques notamment en matière d’emplois et des activités génératrice de revenus ».
Enfin, au niveau de l’état d’avancement, les marchés projetés sont à plus de 75% de taux d’exécution et les réalisations achevées sont enregistrées dans 08 départements ministériels et feront l’objet d’inaugurations officielles au cours du mois de décembre.
La question du député Lona Charles Ouattara été porté par le député Ladji Coulibaly pour la simple raison que celui-ci présidait la séance. Une question relative aux difficultés que rencontrent l’université Ouaga2 au niveau des formations ouvertes à distance initié par l’agence universitaire de la francophonie et les solutions envisagées en vue de les résorber.
Dans son intervention, le ministre Al Kassoum Maïga a éclairé l’Assemblée sur la situation de l’UFOAD et le contenu des engagements qui existent entre l’AUF (Agence universitaire de la francophonie) et les États membres. Il a déploré la situation qui a prévalu entre les protagonistes au point de les conduire en justice. Il estime qu’il est recommandé d’attendre que le droit soit dit. Néanmoins, le ministre a indiqué que le Master dont il est question est de l’initiative de l’université de Ouagadougou et l’AUF est un partenaire.
Répondant à la question du blocage, le ministre a relevé qu’il n’est pas permis à un enseignant de gérer un master à titre privé à l’université de Ouagadougou même s’il est la propriété de celui-ci. « On peut avoir la reconnaissance pur ces professeurs qui ont fait du travail, mais ce travail doit être capitalisé au niveau de l’université ».
Le député Emmanuel Lankoandé a interpellé le gouvernement sur la coordination des opérations dans les actions du G5 Sahel et l’existence d’un système de renseignement conjoint en amont et en aval, de la motivation et de l’équipement de FDS pour faire face aux attaques terroristes.
Jean Claude Bouda, ministre de la défense nationale et des anciens combattants représentant le gouvernement reconnait les difficultés que rencontrent tous les États du monde face aux terroristes. Cependant il salue l’engagement du gouvernement qui s’inscrit dans une approche nationale, sous régionale, continentale et internationale.
Répondant à la préoccupation de l’auteur de la question sur l’existence d’un système conjoint de renseignement en amont et en aval, Jean Claude Bouda a indiqué que « Toutes les unités opéreront en étroite coordination avec les forces armées nationales toute en restant à mesure de participer à des opérations conjointe avec les forces du G5 Sahel qui seront déployés sur le territoire de chaque pays. En terme de renseignement, le principe de partage a toujours guidé les actions des pays membres du G5 Sahel » Concernant les équipements et la motivation, le ministre Bouda a rassuré « que les forces armées nationales disposent de moyens et de capacités nécessaires pour défendre l’intégrité de notre territoire ».
C’est la question orale sans débat du député Bernard Somé sur la situation exacte de la fonctionnalité des centres de formations professionnelles dans les chefs-lieux de province dont certains sont non fonctionnels et d’autres sont délaissés.
Pour Smaïla Ouédraogo, ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la formation professionnelle représentant du gouvernement, à la date d’aujourd’hui il existe trois centres qui peuvent être qualifiés de centres de formations : celui de Ouaga, le CFPO, celui de Bobo et celui de Ziniaré. À cela s’ajoute treize centres régionaux et 12 centres provinciaux de formations professionnels. Six centres sur douze au niveau provinciale sont non fonctionnels et il s’agit des centres de Nouna, de Wargaye, de Gourcy, de de Dano, Solenzo et de sindou. « Trois centres sont construits entièrement équipe mais non fonctionnel parce que l’on n’a pas suscité l’intérêt au niveau des populations à y entrer. Par exemple, le centre de Sindou enregistre zéro inscrit dû, semble-t-il à des problèmes sociologiques »
« Nous sommes en train de développer des initiatives pour apporter des solutions et encourager des orientations dans ce sens. Nous héritons d’une situation ou la formation professionnelle semble être pour les moins bon à l’école et que, faire les métiers de la soudure ou de la mécanique ne semblent pas être valorisant ». Smaïla Ouédraogo a ajouté que son département est en train de développer des campagnes de communication et la mise en place de projets dans ce sens. Un projet appelé le « modèle » verra bientôt le jour ou des personnes qui ont réussi à travers ces formations partageront leurs expériences pour susciter l’adhésion de la jeune génération.

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