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Les dessous de la révolution voltaïque : La mélancolie de la victoire La première œuvre littéraire de Lona Charles Ouattara est désormais disponible

La cérémonie de dédicace de la première œuvre littéraire de Lona Charles Ouattara : « Les dessous de la révolution voltaïque : La mélancolie de la victoire » a eu lieu au centre culturel français Georges Méliès le mercredi 10 janvier 2018. Cet œuvre qui décrit froidement l’immixtion de la grande muette dans les affaires de l’État depuis 1976, met à nu les limites de l’organisation et du fonctionnement de notre armée. Il traite également de la complexité de la culture Sénoufo.

C’est sur une note musicale de balafon propre au Kénedoudou sa province d’origine que Lona Charles Ouattara a donné le ton à l’occasion de la dédicace de son œuvre « Les dessous de la révolution voltaïque : La mélancolie de la victoire ». Édité par les éditions L’Harmattan, ce livre prend le contre-pied de ce que l’on voit jusque-là à propos de la révolution d’aout 1983. En effet, l’auteur, sans avoir omis de relever que ce qui s’est passé était un coup d’État et non une révolution, a également décrit les heures sombres de cette période. Pour le cinquième vice-président de l’Assemblée nationale, une médaille a toujours deux faces ; et la révolution burkinabè était bipolaire : les révolutionnaires et les contre-révolutionnaires. « Beaucoup ont souffert par le fait de l’arbitraire de ce régime, mais personne n’en parle. Des hommes ont été froidement abattus par dizaines. J’ai été contraint à l’exil, condamné à mort par contumace ! ». L’ouvrage fait cas de l’ingérence de l’armée dans la sphère politique africaine et son inorganisation. « Les dessous de la révolution voltaïque : La mélancolie de la victoire », dissèque par ailleurs la culture Senoufo dans toute sa complexité et du changement que le déracinement implique dans la vie des individus « tous les changements, même les plus souhaités ont leur mélancolie ».
C’est sans doute la complexité et la richesse de l’ouvrage qui a fait dire à Mélégué Traoré que « lorsqu’on plonge dans l’œuvre, on se demande s’il s’agit d’un essai, d’un roman, ou d’un écrit anthropologique ? Tout le monde trouve son compte » et de renchérir les dires de l’auteur en ces termes : « cet écrit a une vision cohérente sur la révolution que nous avons tous connus » à propos de la culture senoufo, Mélégué Traoré estime que « c’est en même temps une lumière sur les pans entiers de la culture senoufo ».
À l’instar de Mélégué Traoré, d’autres personnalités telles que l’ambassadeur de France au du Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes, le ministre Maurice Bonnanet et bien d’autres ont salué la densité, la richesse et la grandeur de ce joyaux qualifié de « panthéon senoufo ».
Ce fut l’occasion pour les uns et les autres d’appeler à la restructuration de l’armée, d’avoir une vision claire sur l’organisation de la grande muette longtemps fortement politisée. Ce qu’il faut retenir selon l’auteur, c’est de tirer les leçons du passé, de corriger les manquements et de regarder ensemble vers l’avenir.

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