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Lutte contre l’excision et le mariage d’enfants Les parlementaires affûtent leurs armes

« Contre la pratique de l’excision et le mariage d’enfants, les parlementaires s’engagent ». Cette phrase qui sonne comme un slogan est un thème de formation à laquelle ont pris part des parlementaires du Réseau des parlementaires burkinabè en santé, population et développement (RPBSPD), le lundi 18 décembre 2017, à l’hémicycle. Organisée à l’initiative du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), cette session a permis de renforcer les connaissances des participants sur les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.

Au Burkina Faso, en dépit des efforts déployés par les gouvernants et les partenaires au développement, les violences à l’égard des femmes persistent. Selon la représentante résidente de l’UNFPA, au pays des hommes intègres, Docteur Edwige Adekambi, « pour ce qui est du mariage d’enfants, le Burkina Faso occupe le 5ème rang au monde avec une prévalence 51,6%. Quant à la pratique des Mutilations génitales féminines on note une régression de la pratique avec un taux actuel de 11% chez les filles 0 à 14 ans contre 13% en 2010 ». Toujours selon elle, « si ces chiffres indiquent une diminution de la prévalence, la pratique prend des formes inquiétantes et risque, si rien n’est fait, de saper les progrès enregistrés jusque-là. En effet, nous assistons à la clandestinité de la pratique ». C’est dire que la lutte contre ces deux fléaux n’est pas seulement l’apanage des partenaires et des gouvernants. Les députés ont aussi leurs rôles à jouer. Représentant le Chef du parlement, le premier vice-président président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Sankara a indiqué qu’au cours de cet atelier, les participants réfléchiront sur l’ampleur des problèmes, leurs causes et leurs conséquences, les enjeux de la lutte, le dispositif juridique disponible, le rôle du parlementaire et les actions énergiques à entreprendre pour permettre de dégager des recommandations pertinentes.

Les membres du Réseau des parlementaires burkinabè en santé, population et développement en sont bien conscients. Eux qui n’ont pas marchandé leur participation en se mobilisant fortement ce jour-là. Ce groupe de députés a été conduit par Yahaya Zoungrana. Ce dernier a salué l’implication productive des acteurs et exhorté ses collègues à s’engager véritablement pour l’éradication de ces deux maux.
En plus des modules sur la thématique principale, les participants ont également suivi une communication sur la Croix rouge et ses actions entreprises au Burkina Faso. L’occasion faisant le larron, les responsables de cette organisation ont formulé le vœu de voir se constituer un réseau de parlementaires burkinabè sur la Croix rouge. Les députés ont promis mener une réflexion ultérieure à propos.

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