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Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) : la communication expliquée aux députés

Le député Lassina Ouattara a adressé une question orale au ministre de la communication en relation avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, portant sur la communication gouvernementale au Sahel. L’élue voulait connaitre l’état des lieux de la couverture médiatique dans les zones dites rouges dans cette partie du Burkina Faso. Le ministre Rémi Fulgence Dandjinou est venu répondre à la préoccupation du parlementaire, le mardi 10 avril 2018.

« Quel est l’état des lieux de la couverture médiatique dans les zones rouges, notamment dans le Sahel ? Le programme d’urgence comporte-t-il un volet couverture médiatique ? » Telle est la question orale du député Lassina Ouattara à l’endroit du Ministre de la communication et des relations avec le Parlement, Rémi Fulgence Dandjinou. Dans sa réponse, le membre du gouvernement a d’abord dit que : « on a longtemps considérer cette zone comme difficile d’accès, zone complexe. Le sahel constitue pour nos gouvernants, une préoccupation essentielle, l’une des priorités majeures. La situation sécuritaire s’est fortement détériorée dans cette partie du pays faisant ainsi une espèce de cristallisation des menaces pour la paix et le développement de l’ensemble du pays. C’est conscient de cette situation, que le gouvernement a décidé de porter un accent particulier sur la sécurité et le développement dans son ensemble ». Il a ensuite indiqué que la formulation et la mise en œuvre du PUS correspond à une définition qui s’articule autour de trois axes stratégiques à savoir l’amélioration de l’accès des services sociaux de base et la résilience des populations ; l’amélioration de la gouvernance locale et le renforcement de la sécurité des biens et des personnes. Dans la mise en œuvre de ce programme, foi du ministre, son département joue un rôle important : « mener des actions pour une meilleure appropriation et une visibilité du PUS par les bénéficiaires en concertation avec le ministère de l’économie et des finances ». A ce titre, le service d’information et de communication du gouvernement a réalisé une dizaine de productions audiovisuelles reprises par les télévisions publiques et privées. « Nous avons également assuré une couverture médiatique dans toutes les villes et sur tous les chantiers, des missions effectuées dans le cadre du PUS ». Aussi, le ministre a laissé entendre qu’une stratégie de communication est en finalisation. Elle va prendre en compte deux axes particuliers : Les actions de communication en direction des élus locaux, des leaders communautaires et religieux et celles en direction des populations bénéficiaires des actions et retombées du PUS.

Le ministre, avant de quitter l’hémicycle a donné quelques précisions sur la couverture médiatique dans la zone du sahel : « dans la province du Séno 6 communes sont couvertes par la radio nationale et la radio rurale. En ce qui concerne la télévision, avec la mise en place de la Société burkinabè de télédiffusion, les 6 communes le sont entièrement. Si nous prenons le Yagha, sur 6 communes, une seule est couverte par la radio nationale ; en ce qui concerne la télé, aucune commune n’en est couverte. Dans l’Oudalan, nous avons deux communes, Gorom-Gorom et Markoye, qui sont couvertes sur les six. La SBT, elle, assure la couverture de trois communes sur six. Au Soum la radio rurale et la radio nationale, lancées en 2017, couvrent toutes les six communes tandis que la télévision nationale ne couvre que trois communes. En somme, la majorité des trois communes situées dans la zone frontalière connaisse un très faible taux de couverture par les ondes de la radio et télévision nationale. A la date d’aujourd’hui le taux de couverture est de 41,6 % pour la radio et 21,5 % pour la télévision ».
En conclusion, le ministre Dandjinou a dit : « Certaines populations ne savaient même pas que les réalisations qui étaient faites dans leur zone étaient des réalisations du PUS car le comité de pilotage du PUS n’a pas encore été mis en place et que la stratégie de communication attend cette effectivité. Il y’a des efforts à faire pour que les populations s’approprient effectivement ce qui est fait par le PUS à ce niveau ».

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