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Protection et promotion des femmes et des jeunes filles Des parlementaires renforcent leurs capacités

Ce mercredi 10 janvier 2018 s’est ouvert à Ouagadougou, un atelier de formation et de plaidoyer sur le rôle des parlementaires dans la mise en œuvre des recommandations du Comité des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). Présidé par le cinquième vice-président de l’Assemblée nationale, Lona Charles Ouattara, cette session de formation au profit de 30 parlementaires vise la diffusion auprès des parlementaires, des observations finales du CEDEF, le renforcement de leurs capacités dans sa mise en œuvre et le suivi des recommandations faites au Burkina Faso.

Les observations finales du Comité des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) tiré du 7ème rapport périodique de l’État burkinabè montre que malgré les efforts consentis à travers les multiples stratégies, programmes et projets en faveur des femmes, d’importants défis demeurent.
Dans son propos, Lona Charles Ouattara, cinquième vice-président de l’Assemblée nationale a martelé qu’on ne peut pas raisonnablement avancer en continuant à piétiner les droits de cette grande majorité que sont les femmes. 31 ans après la ratification de la convention relative aux inégalités de sexes et aux violences basées sur le genre, Lona Charles Ouattara s’interroge « Quel bilan peut-on véritablement faire ?! ». Il estime que c’est « une invite à l’introspection et un appel à s’impliquer dans la mise en œuvre des recommandations ».
Le CIFDHA s’est engagé, selon son coordonnateur Urbain Yameogo, à « accompagner l’assemblée nationale par le renforcement des capacités des députés pour leur permettre d’assurer pleinement leur mission au bénéfice de la nation entière » d’où le projet « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles par la valorisation de modèle féminins et la vulgarisation des recommandations du CEDEF ».
La député Wockya Rouamba, coordonnatrice du caucus genre a, dans son mot introductif dit tout l’intérêt que portent les parlementaires burkinabè à la problématique du genre. « Dès que le projet a été validé, le caucus genre a pris une part active dans l’organisation du présent atelier en mobilisant les parlementaires pour prendre part à cette session de formation ». Elle soutient enfin que « lorsque les droits des femmes sont respectés, c’est tout le monde qui profite ».
Pour l’ambassadeur du Canada, Edmond Dejon Wega « la valorisation de modèle féminin, l’ambassade du Canada sera toujours prêt à vos côtés » Le chef de la diplomatie canadienne a par ailleurs indiqué que « des défis restent, les discriminations doivent être levées et le rôle du pouvoir législatif est crucial » car « sans les députés, le code des personnes et de la famille ne pourra pas être révisée ».
Ces trois jours de formation permettrons aux parlementaires de s’impliquer véritablement dans le processus de suivi et de mise en œuvre des recommandations du CEDEF qui conduira certainement à des initiatives d’harmonisation de la législation burkinabè relatives aux droits de la femme et de la jeune fille.

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