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COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEANCE PLENIERE DU VENDREDI 25 OCTOBRE 2019

Ordre du jour :
Deux questions orales dont une sans débat du député Marc ZOUNGRANA et une avec débat du député K. Jacques PALENFO, adressées respectivement au ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes, au ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles et au ministre de la Santé.

Présidente de séance :
Madame Founiyama Elise ILBOUDO/THIOMBIANO
Quatrième Vice-président de l’Assemblée nationale

Secrétaires de séance :
-  Madame Henriette ZOUMBARE/ZONGO
Sixième Secrétaire parlementaire

-  Madame Mamata TIENNDREBEOGO
Neuvième Secrétaire parlementaire

Ordre du jour :
Deux questions orales dont une sans débat du député Marc ZOUNGRANA et une avec débat du député K. Jacques PALENFO, adressées respectivement au ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes, au ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles et au ministre de la Santé.

La séance plénière du vendredi 25 octobre 2019 s’est ouverte à 16 heures 09 minutes.

1. Le quorum :
La vérification des présences a donné le quorum suivant :

-  absents excusés : 59
-  absents non excusés : 18
-  députés présents : 50
-  procuration : 01
-  votants : 51

2. Les annonces

Les comptes rendus analytiques des séances plénières des vendredi 18 et mardi 22 octobre 2019, mis à la disposition des députés, ont été adoptés.

En outre, le projet d’ordre du jour modifié par la Conférence des présidents, réunie le jeudi 24 octobre 2019, a été adopté.

3. La question orale sans débat du député ZOUNGRANA Marc

3.1. Le contenue de la question

La question du député ZOUNGRANA Marc avait trait au problème d’emploi des jeunes de moins de 35 ans dont les volets sont :

-  le point de l’impact des fonds d’appui sur le chômage des jeunes de 2015 à ce jour ;
-  les perspectives pour réduire la courbe de vulnérabilité des jeunes.

3.2. La réponse du gouvernement

Dans sa réponse, Monsieur Salifo TIEMTORE, ministre de la jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, a d’abord rappelé l’objectif principal des fonds destinés à la jeunesse qui est d’accroître l’opportunité de création d’emplois décents, en vue de lutter contre le chômage qui touche surtout les jeunes. Ces fonds sont destinés à des prêts octroyés avec des conditions souples de remboursement, permettant ainsi aux jeunes de se lancer dans la vie active.
On distingue trois fonds nationaux de financement, à savoir :

-  le Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE), planché à 1 500 000 F CFA minimum et 10 000 000 F CFA maximum ;
-  le Fonds d’appui au secteur informel (FASI), planché à 100 000 F CFA minimum et 1 500 000 F CFA maximum ;
-  le Fonds d’appui à l’initiative des jeunes (FAIJ), réservé aux jeunes de 18 à 35 ans formés en entrepreneuriat, est planché de 200 000 à 2 000 000 F CFA pour les projets individuels et de 500 000 à 5 000 000 F CFA pour les groupements et associations.
En plus de ces trois fonds, on note également le Fonds d’appui à la formation professionnelle et d’apprentissage (FAFPA) qui fait aussi des prêts aux jeunes. Il faut, par ailleurs, noter qu’un taux d’intérêt particulièrement faible, est appliqué à tous les niveaux pour les personnes vivant avec un handicap. En outre, l’ensemble des fonds du ministère est représenté dans les 13 régions du Burkina Faso, à travers, notamment les guichets uniques des fonds qui sont opérationnels dans les 45 provinces.
En ce qui concerne les impacts, les fonds du ministère de la jeunesse ont financé de 2015 à 2019 l’économie des régions à hauteur de 10 684 422 550 F CFA et financé la consommation des ménages qui a occasionné 44 286 emplois créés ou consolidés.
S’agissant des impacts sociaux, ces fonds ont permis la création d’emplois et la lutte contre le chômage et l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires et leurs ménages par l’accès aux services sociaux de base.
En termes de perspectives, le ministère compte poursuivre les efforts de création de microprojets des jeunes. A cet effet, la période 2019-2020 sera marquée par le renforcement des capacités de financement des fonds. Au total, 5 500 000 000 F CFA seront affectés aux projets des jeunes, en plus de l’appui budgétaire annoncé par la Banque arabe pour le Développement en Afrique (BADEA). Il est également attendu un financement d’environ 5 850 000 000 F CFA de la Banque Khalifa d’ABU DHABI, sans oublier la signature récemment d’un partenariat avec des partenaires techniques et financiers d’un montant de 18 000 000 000 F CFA pour le sous-secteur de la formation professionnelle.
La politique envisagée, pour tous ces fonds, est de doter des moyens humains, financiers et logistiques afin de rendre plus efficaces les jeunes, au regard des attentes que les acteurs politiques et les personnes vulnérables, notamment les jeunes, ont de ces fonds.

4. La question orale avec débat du député K. Jacques PALENFO

4.1. Le contenu de la question

La question était relative à l’utilisation généralisée des pesticides dans les pratiques agricoles et portait sur :

-  les mesures prises par le gouvernement pour contrer ce phénomène afin que les populations burkinabè ne soient pas terrorisées par les consommations d’aliments traités aux pesticides ;
-  l’existence d’une politique agricole-bio.

4.2. Le débat général

4.2.1. Les questions et les préoccupations de la plénière

L’essentiel des préoccupations de la plénière a porté sur les points suivants :
-  la mise en place de brigades de proximité pour l’importation et l’utilisation des pesticides ;
-  l’encadrement agricole à l’utilisation des pesticides et les mesures prises contre l’utilisation des pesticides non homologués.

4.2.2. Les réponses du gouvernement

Sur la mise en place de brigades de proximité, Madame Léonie Claudine LOUGUE/SORGHO, ministre de la Santé, a reconnu effectivement la nécessité de les mettre en place, afin de mieux coacher les agriculteurs dont la majorité utilise les pesticides sans en comprendre les enjeux. Une concertation entre les ministres en charge de l’agriculture et de l’emploi permettra, soit l’utilisation des agents à base communautaire du ministère de la santé, déjà sur le terrain, soit le recrutement de jeunes à former, en vue de sensibiliser et de former les populations à l’usage des pesticides.

Par rapport à l’encadrement, la question des pesticides est un problème crucial et le gouvernement mène la lutte comme il peut, mais pour le développement du Burkina Faso, cela demande l’implication de tous.

Au niveau du secteur de la santé, l’accent sera mis sur un certain nombre de mesures dont la promotion de la santé, la sensibilisation des populations sur le fait que les semences et autres légumes traités aux pesticides, doivent être bien lavés avant consommation. La population devra adopter ce comportement en attendant la mise en œuvre de la stratégie de l’agriculture biologique, fortement attendue au niveau de son ministère.
La prochaine séance plénière est annoncée pour le mercredi 06 novembre 2019 à 10 heures, conformément à l’ordre du jour de la session.

La séance plénière a pris fin à 17 heures 33 minutes.

Ouagadougou, le 28 octobre 2019.

La Présidente de séance

Founiyama Elise ILBOUDO/THIOMBIANO
Quatrième Vice-président de l’Assemblée nationale

La Secrétaire de séance

Henriette ZOUMBARE/ZONGO
Sixième Secrétaire parlementaire

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