Burkina Faso
Unité - Progrès - Justice

Actualités

DISOURS SUR LA SITUATION DE LA NATION 2020

Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs,
Ce matin, je me présente devant vous comme l’exige la Constitution du
Burkina Faso, dans le but d’exposer, à votre auguste Assemblée, la Situation
de la Nation. Aujourd’hui, ce devoir de redevabilité, se déroule dans un
contexte marqué par les affres de l’actualité brûlante de la crise liée à la
pandémie du COVID-19 dont les premiers cas ont été révélés, le 09 mars 2020,
au Burkina Faso.

Dans l’histoire, notre pays a connu des crises sanitaires. Toutefois, le COVID-
19 est sans précédent ailleurs comme au Burkina Faso, où il endeuille des
familles et handicape nos compatriotes, profondément perturbés, dans leurs
habitudes socio-économiques.
Prenant la mesure de la gravité de cette pandémie, Son Excellence Monsieur
Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, a fait deux adresses à la
nation : la première, le 20 mars 2020, pour édicter des mesures restrictives de
libertés, dans le but de freiner la propagation du coronavirus et rompre ainsi
la chaine de transmission communautaire ; la seconde, le 02 avril 2020, pour
annoncer des mesures d’accompagnement à même de soulager nos
concitoyens durement touchés par les effets pervers de cette crise soudaine
et rapidement répandue .
C’est le lieu pour moi de saluer la mobilisation générale de la population, son
adhésion aux mesures difficiles prises par le Président du Faso. Par ailleurs,
j’apprécie à sa juste valeur, la chaîne de solidarité qui s’est créée à cette
occasion, dans un élan de sursaut national et dans un esprit de coopération
internationale.
Je remercie l’Assemblée Nationale, son Président et chaque député pris
individuellement, pour toutes les initiatives visant non seulement à
accompagner les efforts du Gouvernement, mais surtout à être aux côtés des
populations de leurs circonscriptions électorales de base.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Comme je le disais tantôt, la lutte contre le coronavirus a, une fois de plus,
démontré les capacités de résilience de notre peuple à affronter l’adversité,
que dis-je, les adversités auxquelles il fait face depuis 2016.
L’année 2019 a été incontestablement difficile pour tous les Burkinabè et
cette réalité, personne dans cet hémicycle ne la découvre. Avec courage,
notre pays a fait face à des épreuves souvent graves telles que les attaques
terroristes de plus en plus complexes et les conflits communautaires.
En ce qui concerne les attaques terroristes, les décisions politiques et militaires
prises, ont permis à nos Forces de défense et de sécurité, d’adopter de
nouvelles stratégies face aux groupes armés terroristes.
Vous vous souviendrez des nombreuses opérations militaires organisées en
2019, parfois avec les partenaires engagés avec nous dans cette lutte contre
le terrorisme, qui ont permis de démanteler de nombreux groupes, en
neutralisant certains de leurs combattants.
La montée en puissance de notre armée nationale a été rendue possible
grâce aux efforts d’équipement, de formation et de réorganisation. Ces
efforts ont été grandement facilités par l’expertise et le soutien logistique de
la coopération internationale.
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Nos forces de défense et de sécurité, convaincues de la nécessité et de
l’urgence de défendre la patrie et de relever le défi de la protection des
populations désarmées face aux groupes armés terroristes, se battent avec
détermination contre ces individus sans foi ni loi.
Toutefois, l’évolution de la situation sécuritaire en 2019 a conduit le
Gouvernement à solliciter de votre auguste Assemblée, l’autorisation de
mobiliser des volontaires pour la défense de la patrie.
C’est le lieu pour moi de rendre hommage à nos forces de défense et de
sécurité et à ces volontaires, engagés dans cette lutte. Je salue la mémoire
de tous ceux qui ont été victimes de ces actes d’une barbarie inqualifiable.
Dans ce combat difficile que mènent nos Forces de défense et de sécurité
contre cet ennemi invisible, elles ont par moments fait l’objet de critiques. Je
peux vous rassurer qu’elles interviennent en ayant à l’esprit, le respect des
droits humains et la sécurité des personnes qui ont trouvé refuge au Burkina
Faso. En tout état de cause, chaque fois qu’il y a des présomptions
d’exactions, d’incidents graves ou de manquements, des procédures
administratives et judiciaires sont diligentées pour faire la lumière sur la
situation.
D’ailleurs, le rapport présenté par notre pays l’année dernière, devant le
Comité des Nations Unies de lutte contre la torture, a convaincu les membres
dudit Comité sur l’importance des efforts que nous avons fournis en matière
de protection des droits humains. Cela a valu au Burkina Faso d’être élu
comme membre du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. De même, les
progrès accomplis en matière de gestion des réfugiés ont favorisé
l’acceptation de notre candidature comme membre statutaire au Comité
Exécutif du Programme du Haut-commissariat des nations Unies pour les
réfugiés.
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Au-delà de l’exceptionnelle mobilisation de nos FDS et des populations
organisées contre le terrorisme, la résilience de notre peuple s’est manifestée
également à travers ses capacités à endiguer les conflits communautaires
dont l’éclosion aurait pu compromettre durablement les fondements de
notre nation.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Face aux évènements tragiques qui ont entrainé des déplacements de
populations, qui d’entre nous n’a pas apprécié l’expression spontanée de la
solidarité des Burkinabè et de nos partenaires, pour aider nos compatriotes
qui ont dû quitter de force leurs domiciles ?
Dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan de réponse humanitaire élaboré
à l’effet de prendre en charge les besoins de première nécessité de ces
personnes déplacées internes, les interventions du Gouvernement sont
évaluées à plus de 3,9 milliards de FCFA en 2019.
Je voudrais saluer ici les Partenaires techniques et financiers et les
Organisations non gouvernementales qui nous accompagnent dans
l’exécution de ce plan. Je tiens enfin à encourager la mobilisation citoyenne
aux cotés de nos compatriotes éprouvés.
Pour résoudre de façon durable les crises qui sapent notre vivre-ensemble et
les perspectives de développement de notre pays, le Gouvernement a
apporté depuis 2017, une réponse à leurs causes économiques et sociales, à
travers la mise en oeuvre de programmes spécifiques.
Il s’agit du Programme d’Urgence pour le Sahel au Burkina Faso, élargi depuis
2018 à toutes les régions à défis sécuritaires. Au cours de l’année écoulée,
nous avons financé la réalisation de 224 projets d’investissement à hauteur
de 134,5 milliards de FCFA, dont certains sont toujours en exécution.
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Il s’agit également du Programme d’appui au développement des
économies locales dont l’exécution de la première phase en 2019 a permis
d’engager la réalisation de plus de 3 000 infrastructures économiques et le
financement de 617 promoteurs de microprojets.
Honorables Députés,
Comme en 2018, le front social a été agité en 2019 et ce, malgré les multiples
appels à la trêve sociale lancés par le Président du Faso. Dans son message
à la Nation du 31 décembre 2019, il a instruit le Gouvernement de reprendre
et d’achever le dossier de la réforme du système de rémunérations dans une
optique d’équité et de justice. En attendant la conclusion des travaux
engagés, j’invite tous les acteurs à s’investir pour l’apaisement du climat
social afin d’aboutir à des résultats durablement satisfaisants pour tous.
Le Gouvernement agit dans ce sens, en étant conscient de la nécessité
d’apurer d’abord le passif des engagements pris et d’apporter ensuite des
réponses aux préoccupations nouvelles des travailleurs.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Malgré le contexte difficile dans lequel se met en oeuvre le Plan national de
développement économique et social, un des volets qui atteste
indéniablement la forte résilience du Burkina Faso est la stabilité de l’activité
économique. En 2019, le taux de croissance économique est ressorti à 5,7%.
Ce taux, en léger recul par rapport à 2018, reste l’un des plus élevés de la
sous-région. Il traduit la compétitivité de notre économie, et justifie à souhait,
la confiance que les partenaires et le secteur privé continuent de placer en
notre pays.
En effet, dans son rapport sur l’état du secteur privé en 2019, la Chambre de
Commerce et d’Industrie du Burkina Faso note que le nombre d’entreprises
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créées au niveau national a connu une hausse de 5%. De même, l’afflux des
investissements directs étrangers s’est inscrit en légère hausse par rapport à
son niveau de l’année précédente.
La confiance accordée par le privé et les partenaires au développement en
notre économie est aussi la résultante de sa saine gestion. Grâce à la maîtrise
des dépenses publiques et la bonne tenue des recettes fiscales, en hausse
de 17,3% par rapport à 2018, nous avons remis sous contrôle le déficit
budgétaire qui a été pour la première fois, depuis 2016, contenu à 3% du PIB.
C’est la conséquence des mesures adoptées pour contenir les dépenses
improductives.
Les résultats atteints en 2019 en matière de mobilisation des ressources
extérieures sont également un motif de satisfaction. Les montants des
décaissements au titre des appuis budgétaires ont atteint 192 milliards de
FCFA, représentant 93,4% des prévisions.
Quant aux appuis projets, leur taux de décaissement a été de 97%, pour un
montant d’un peu plus de 292 milliards de FCFA. C’est la preuve de
l’efficacité de notre diplomatie financière.
Les changements que nous avons introduits dans notre politique de
promotion de l’investissement et la poursuite des réformes relatives à la
modernisation de l’administration dans l’optique de l’adapter à l’évolution
du temps ont eu pour effet, de rendre attractive notre Economie et d’en
améliorer la gouvernance.
Ainsi, pour rendre meilleur le fonctionnement de l’appareil judiciaire, votre
auguste Assemblée a adopté en mai 2019, la loi réorganisant le système
judiciaire avec pour innovations majeures, la création des tribunaux de paix
à la place des tribunaux départementaux et des tribunaux d’arrondissement
à compétences contentieuses étendues.
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Vous avez également, en adoptant les lois relatives au Code de procédure
pénale et au Code pénal, renforcé ces instruments pour permettre une
répression efficace de certaines infractions.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Notre volonté de modernisation de l’administration s’est traduite par la
dématérialisation de certaines procédures. Ainsi, nous avons poursuivi en
2019, la consolidation du guichet virtuel de l’administration lancée en 2018.
A ce jour, 500 procédures administratives des Ministères et Institutions sont
accessibles en ligne. De plus, la plateforme e-concours a permis l’inscription
en ligne des candidats de tous les concours professionnels organisés par
l’Etat, ainsi que l’inscription des candidats à 87 concours directs, contre
seulement 50 en 2018.
En matière de gouvernance économique et financière, nous avons poursuivi
la mise en place des instruments de planification et de financement. A ce
titre, je me contenterai de vous rappeler :
- le dénombrement de la population effectué dans le cadre du 5ème
Recensement général de la population et de l’habitation ;
- l’ouverture des agences de la Banque agricole du Faso à Ouagadougou
et Bobo-Dioulasso, en vue du financement de l’agriculture ;
- la sélection de 30 nouvelles startups portant le nombre cumulé de startups
financées de 2017 à 2019 à 82, pour un montant cumulé de financement
de 2,75 milliards FCFA.
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Monsieur le Président,
Honorables Députés,
L’un des piliers de la politique menée par le Gouvernement, se rapporte à la
transformation de notre économie afin de la rendre plus compétitive. En la
matière, nous avons maintenu les efforts de réalisation des infrastructures
nécessaires à l’amorce de la transformation structurelle de l’économie, tout
en continuant l’accompagnement du développement des secteurs de
production et d’expansion des services marchands.
Ainsi, au titre des infrastructures de soutien à la transformation de l’économie,
le Gouvernement a porté à 771 km, la longueur totale des routes bitumées
ou ayant reçu un entretien de 2016 à 2019. 960 autres km sont en travaux.
Pour 2020, l’objectif est d’engager la réalisation de 614 km.
Au cours de la même période, sur 2 323 km de pistes rurales, dont les travaux
ont été engagés, 1928 km sont achevés.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Le Gouvernement a également renforcé les investissements dans le secteur
de l’énergie. Cela a permis de porter la puissance électrique installée à 410
Mégawatts en 2019 contre 359,5 Mégawatts en 2018. L’accroissement de la
production nationale renforcé par les interconnexions avec la République de
Côte d’Ivoire et la République du Ghana a permis de porter l’offre d’énergie
à plus de 620 Mégawatts et d’amoindrir par conséquent les délestages et les
coupures intempestives d’électricité en 2019. En termes de couverture, ce
sont au total 67 nouvelles localités qui ont été électrifiées en 2019, grâce aux
différents projets d’électrification. Les projets de centrales électriques en
cours, une fois achevés, devraient permettre d’atteindre plus de 1000
Mégawatts.
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Dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication,
il vous souviendra que vous avez adopté le 23 avril 2019, la loi qui modifie
celle du 27 novembre 2008 portant réglementation générale des réseaux et
services de communications électroniques au Burkina Faso. Cette loi permet
à l’autorité de régulation de prendre des mesures contraignant les opérateurs
de téléphonie à améliorer la qualité des services offerts aux populations. De
même, notre pays s’est doté d’un Schéma directeur d’aménagement
numérique pour la planification à moyen et long termes du déploiement des
infrastructures numériques à haut débit. Ainsi, le linéaire de fibre optique
implantée dans le cadre des projets PRECAO, BackBone et du G-Cloud
s’établit à 1 502 km.
Outre le développement des infrastructures de soutien à l’économie, le
Gouvernement s’est investi à accroître la productivité et la résilience des
secteurs de production.
Ainsi, dans le secteur agricole, malgré un contexte marqué par
l’inaccessibilité de certaines zones agricoles et pastorales, et en dépit des
aléas naturels, la production céréalière de la campagne agricole 2019/2020
s’est stabilisée à 4,94 millions de tonnes.
Elle est en hausse de 9,9% par rapport à la moyenne des 5 années
précédentes. Cela a permis de dégager comme l’année précédente un
excédent céréalier brut.
De même, au cours de l’année écoulée, des progrès ont été enregistrés dans
le sens de la concrétisation de certains des projets structurants du secteur
agricole que sont, l’unité de production d’engrais minéraux à base de
phosphate et l’unité de montage de tracteurs et de motoculteurs qui
pourraient voir leur aboutissement dès cette année 2020.
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La Centrale d’achat des intrants et matériels agricoles (CAIMA), qui a fait
l’objet d’une recommandation forte lors la Journée nationale du paysan à
Gaoua, est en voie d’opérationnalisation de même que le Fonds de
développement agricole.
Au niveau des Ressources animales, le Gouvernement a inscrit son action
dans deux directions à savoir : l’accroissement de la productivité et la
valorisation de la production.
Ainsi, nous avons réalisé des parcs de vaccination, des puits pastoraux et j’ai
personnellement lancé les travaux de l’abattoir moderne de Ouahigouya en
décembre 2019.
En ce qui concerne l’Environnement, le Gouvernement a élaboré et adopté
la Stratégie nationale d’économie verte (2019-2023) et la Stratégie nationale
2019-2027 de création des éco-villages qui constituent des instruments
importants de promotion de l’économie verte, de l’adaptation et de
l’atténuation du changement climatique.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Accroitre durablement la production dans le secteur primaire, suppose
d’organiser son écoulement, mais surtout de la transformer afin d’allonger la
durée de vie des produits issus de ce secteur et d’en accroître la valeur.
C’est pourquoi, le Gouvernement a consenti d’importants efforts pour
promouvoir la qualité, normaliser et labéliser les produits. A ce titre, nous
avons lancé des projets pour la labélisation de quatre produits de notre terroir
parmi lesquels le Faso Dan Fani dont le processus a abouti.
Par ailleurs, il a oeuvré à opérationnaliser de nouveaux projets industriels dont
la construction de l’usine d’égrenage de coton bio à Koudougou, inaugurée
le 30 janvier 2020 par le président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch
Marc Christian KABORE.
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Il a enfin apporté des appuis à l’écoulement des produits des unités
industrielles nationales en difficulté.
Le secteur minier, a connu l’entrée en activité de trois nouvelles mines
industrielles portant la production d’or à 50 tonnes en 2019.
Cette performance aurait certainement été meilleure si le secteur n’avait pas
connu des difficultés liées aux attaques terroristes et aux mouvements
d’humeur de certaines populations riveraines.
Fait partie des progrès tangibles enregistrés dans le secteur,
l’opérationnalisation du Fonds Minier de Développement Local.
Dans le domaine des Transports, le Gouvernement poursuit la modernisation
et la professionnalisation de l’industrie des transports routiers par l’émission des
titres sécurisés (cartes grises, permis de conduire) et l’amélioration de la
mobilité urbaine avec le renforcement du parc des bus et l’accroissement
des lignes.
S’agissant de la Communication, le Gouvernement a achevé la reforme du
fonds d’appui à la presse privée qui en plus de la subvention publique octroie
des prêts pour l’investissement. Le taux de couverture par la télévision s’est
amélioré grâce au déploiement de la TNT et l’installation de nouveaux
émetteurs pour la radio nationale.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Le développement du capital humain fait l’objet d’une attention particulière
de la part du gouvernement car il concentre en lui seul, l’essentiel des
engagements majeurs du Programme présidentiel.
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En matière de Santé, le Gouvernement a poursuivi la mise en oeuvre de la
gratuité des soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de moins
de 5 ans.
Il oeuvre à l’étendre progressivement à la contraception moderne, en tant
que mesure puissante d’accélération de la capture du dividende
démographique.
Nous avons pris la mesure des difficultés rencontrées sur le terrain et travaillons
à les corriger dans le sens d’améliorer l’impact de cet instrument qui constitue
l’un des principaux leviers de la politique sociale du Président du Faso.
Par ailleurs, le Gouvernement :
- a poursuivi le relèvement du niveau des plateaux techniques des centres
de santé ;
- a réalisé 59 CSPS, normalisé 67 autres, lancé les travaux du CHR de Manga
et inauguré le CHR de Ziniaré ;
- a entamé la mise en oeuvre de la loi sur la fonction publique hospitalière en
vue d’améliorer les conditions de travail du personnel de santé ;
- a renforcé les effectifs du personnel soignant avec la mise à disposition de
150 médecins spécialistes, 500 médecins généralistes, 50 pharmaciens
généralistes et 10 pharmaciens spécialistes.
Conscient que la préservation du bon état de santé des populations requiert
également la maîtrise des facteurs de sa dégradation tel que l’accès à l’eau
potable, le Gouvernement a réalisé en milieu rural plus de 1280 forages neufs,
et 62 systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiés. Il a réhabilité 554
forages et 18 systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiés.
En milieu urbain, il a construit 506 km de réseau d’adduction d’eau potable
et 188 bornes fontaines.
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En outre, nous avons subventionné le branchement de plus de 27 000
ménages au réseau d’adduction d’eau de l’ONEA.
Au total, ces efforts ont permis de porter le taux d’accès à l’eau potable de
72,4% en 2016 à 75,4% en 2019 au niveau national.
L’inauguration du barrage de Samandeni le 30 novembre 2019 ouvre de
nouvelles perspectives à la maitrise de l’eau de surface et à l’électrification.
Dans le même sens, le Gouvernement a procédé au lancement des travaux
du barrage de Sanguin, dans la province du Namentenga, en décembre
2019. Cet ouvrage va permettre à terme, l’approvisionnement en eau des
villes comme Boulsa, Pouytenga, Koupela et Zorgho.
En matière d’Assainissement, nous avons assisté également plus de 27 000
ménages à se doter de latrines hygiéniques et équipé 4 centres de traitement
et de valorisation des déchets plastiques.
Pour l’accès au logement décent, en 2019, 1 041 logements sociaux et
économiques ont été construits dans les villes de Banfora, Koudougou,
Ouagadougou, Tenkodogo et Ziniaré.
Dans les domaines de l’Education, notre système a subi les assauts des
terroristes qui ont contraint de nombreux apprenants et enseignants à
abandonner leur lieu d’exercice. Malgré la destruction ou la fermeture
d’écoles, le Gouvernement a pu organiser pour la seconde fois, sur les sites
de Djibo, Fada N’Gourma, Gorom-Gorom, Kaya et Ouahigouya les examens
et concours scolaires au profit des candidats n’ayant pas pu participer aux
sessions normales.
Le Gouvernement félicite les partenaires sociaux de l’éducation qui ont
grandement contribué à l’apaisement du climat, permettant ainsi
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l’achèvement de l’année scolaire 2018-2019 et la poursuite des politiques
éducatives.
Un autre acquis de l’école burkinabè, à fin 2019, a été la réalisation :
- de 2 578 salles de classes dont 1 167 sont en cours de finition, en vue de
résorber celles sous paillotes, initialement identifiées ;
- de 1405 salles de classes en vue notamment de la normalisation des écoles
de moins de 6 classes ;
- de 5 lycées professionnels dont 1 en finition ;
- de 2 lycées techniques ;
- de 8 lycées scientifiques dont 2 en finition ;
- de 5 Collèges d’enseignement et de formation technique et
professionnelle dont 2 au stade de finition.
Au niveau de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,
les efforts du Gouvernement ont consisté au recrutement du personnel
enseignant, au renforcement des infrastructures et équipements dans les
universités et centres universitaires.
Le démarrage des enseignements dans les nouveaux Centres universitaires
de Banfora et de Ziniaré est effectif, et l’autonomisation de ceux de Dori,
Gaoua, Kaya et Tenkodogo est très avancée. Ces acquis traduisent notre
volonté de désengorger les principales universités et de rapprocher les
étudiants de leur sphère familiale.
Pour la professionnalisation de l’enseignement supérieur, nous avons
continué le processus d’opérationnalisation de l’Ecole polytechnique de
Ouagadougou avec la création de nouvelles filières de formation et la
conduite des études de faisabilité pour l’ouverture des filières du génie
industriel, du génie mécanique, du génie textile et du génie informatique et
des télécommunications.
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La Recherche et l’Innovation n’ont pas été en reste dans l’action
gouvernementale. La particularité en 2019 a été le renforcement du
financement des projets individuels de recherche par le Fonds national de
recherche et d’innovation pour le développement, et l’élaboration des
premiers programmes fédérateurs de recherche.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
La promotion de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes a
constitué également un pan important de la politique menée par le
Gouvernement en 2019.
A ce titre au nombre des acquis, je me contenterai d’évoquer :
- la création de l’Agence nationale de formation professionnelle ;
- l’équipement des CFP de Bobo-Dioulasso, de Ouagadougou et de Ziniaré.
Le Gouvernement a renforcé le dispositif de formation professionnelle par la
création de centres de formation professionnels et par la mise en place de
nouveaux instruments de financement et d’appui à la formation
professionnelle (YouthConnect Burkina, Fonds Khalifa…).
L’organisation réussie du Forum national des Jeunes à Bobo-Dioulasso en
septembre 2019 constitue une avancée significative dans la mobilisation de
cette frange importante de la population pour contribuer au
developpement du Burkina Faso. Il en est de même du Forum national de
l’économie informelle qui a eu lieu en juillet 2019 à Ouagadougou.
Ces fora ont permis aux jeunes et aux acteurs du secteur informel d’avoir un
dialogue direct avec le Président du Faso sur leurs préoccupations.
Le Gouvernement a, en outre, doté plus de 400 associations et groupements
féminins en matériels ou en unités de production. Il a apporté des
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financements à des projets portés par des femmes et des jeunes à travers
différents fonds.
Enfin, sans être exhaustif, au cours de l’année écoulée, le Gouvernement a :
- assisté plus de 68 600 ménages vulnérables par des transferts directs de
revenus ;
- fourni des vivres et du matériel de survie à plus de 60 700 personnes
vulnérables et apporté des appuis spécifiques à plus de 67 000 enfants
vulnérables.
Honorables Députés,
2019 a été aussi marquée par le rayonnement international du Burkina Faso
sur les plans culturel et sportif.
Le secteur de la culture et du tourisme a bien résisté à la situation sécuritaire
difficile. Cette résilience a permis au Gouvernement d’oeuvrer à inscrire le site
de la métallurgie ancienne du fer sur la liste du patrimoine mondial de
l’UNESCO et surtout d’organiser avec un franc succès, la 25ème édition du
FESPACO qui a coïncidé avec le cinquantenaire de cette importante
manifestation.
Au niveau du tourisme, la résilience se mesure à l’aune des 161 demandes
de licences d’affaires que le Gouvernement a accordées à des opérateurs
privés pour un montant prévisionnel d’investissements de plus de 45 milliards
de FCFA.
En matière de sport, le Gouvernement a poursuivi, l’effort de développement
des infrastructures sportives et de loisirs, le renforcement des capacités des
acteurs sportifs, la détection des talents et la création de conditions pour
favoriser l’émergence de l’entrepreneuriat sportif.
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Je salue les performances des athlètes qui ont porté très haut les couleurs
nationales, en permettant au Burkina Faso de briller sur le toit de l’Afrique et
du monde dans des disciplines comme : l’épreuve log press 180 kg pour le
maximum de répétitions, l’heptathlon, le triple saut, le cyclisme et les arts
martiaux.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Au terme de cette rétrospective qui constitue la trame de mon discours sur la
situation de la nation, le constat est que malgré un contexte national et
international difficile, le peuple burkinabè a remporté des victoires
significatives sur le plan de la préservation de l’unité nationale et du
développement économique et social.
Ces victoires sont incontestablement le résultat du leadership de Son
Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso, qui, à
travers une vision éclairée, a toujours su donner une impulsion positive à
l’action gouvernementale, dont il m’a fait l’honneur de la responsabilité.
Le leadership du Chef de l’Etat qui a été porteur au niveau national et sur la
scène internationale, s’est illustré par une diplomatie active et efficace,
orientée notamment vers la recherche de la paix et vers la promotion du
développement. Le Président du Faso, actuellement président du CILSS, a
occupé en 2019 la présidence du G5-Sahel. Durant son mandat, il a lancé
plusieurs initiatives pour la mobilisation des ressources. Il a également oeuvré,
aux côtés d’autres grands dirigeants du monde, à établir le Partenariat pour
la sécurité et la stabilité au Sahel.
Nous nous souvenons encore des visites, dans notre pays, de la Chancelière
de la République fédérale d’Allemagne, Madame Angela MERKEL, des
présidents des Républiques soeurs de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la
Mauritanie, du Niger, du Rwanda et du Tchad.
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Le Burkina Faso vit. Il demeure une destination à ne pas manquer et qui a,
par-dessus tout, montré qu’il sait se remettre rapidement des difficultés et
continuer indéniablement à faire des progrès, quel que soit le poids des
coups endurés. Les avancées, nous les devons à la très forte capacité
d’adaptation de notre peuple qui a su intégrer le péril terroriste dans ses
comportements quotidiens. Mais, nous le devons aussi à la diplomatie et à la
coopération avec les pays amis, ainsi que les partenaires techniques et
financiers qui sont restés à nos côtés pour nous montrer leur profond
attachement à notre pays dans les moments les plus difficiles.
Aux prises depuis quatre ans avec le terrorisme, les Burkinabè ont montré, plus
que jamais, leur forte capacité à vaincre l’adversité la plus rude et à
surmonter leurs divisions internes, en promouvant le dialogue politique et
social.
Lors du dialogue politique initié par le Président du Faso, en juillet 2019, la
classe politique a agréablement surpris les plus sceptiques par sa maturité et
sa capacité à se sublimer pour s’accorder sur les questions d’intérêt national.
Je lance, une fois de plus, un appel à tous les partenaires sociaux à renouer
le fil du dialogue dans l’intérêt supérieur de la nation. Si je me réjouis que sous
le mandat de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,
l’exercice des libertés ait été poussé au maximum, je dois rappeler que pour
construire une nation où il fait bon vivre pour tous, chacun doit savoir raison
garder.
Les avancées importantes dans la mise en oeuvre du PNDES, surtout en
matière économique et sociale, montrent bien que le Gouvernement tient
ses promesses, quoique l’ordre des priorités ait été modifié face aux défis
sécuritaires.
Monsieur le Président,
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J’ai le devoir de dire que le bilan que je viens de livrer ne saurait être exhaustif.
Il serait d’ailleurs fastidieux pour tous de se livrer à un tel exercice que le
règlement de votre auguste Assemblée a contribué à encadrer. C’est
pourquoi le Gouvernement a jugé utile de joindre pour votre information
détaillée des annexes à ce discours afin de vous donner une lecture utile en
vue d’une bonne communication avec les populations.
Tout n’a certes pas été parfait dans notre gouvernance au quotidien.
J’ai conscience que beaucoup de choses restent à être améliorées et c’est
ensemble que nous parviendrons à ce qu’il est convenu d’appeler « la
perfection ».
Je tiens à réitérer à toute la nation, devant votre auguste Assemblée, comme
lors de ma Déclaration de Politique Générale, mon appel à l’union sacrée de
tous les Burkinabè, sans distinction aucune. Nous ne devons jamais oublier
que c’est parce que les murs d’une maison présentent des fissures que les
salamandres s’y engouffrent.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Je vous remercie de votre attention soutenue qui m’honore et je me tiens à
votre disposition pour vos contributions éventuelles à l’amélioration de
l’action de mon Gouvernement.
Vive le Burkina Faso !

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