Burkina Faso
Unité - Progrès - Justice

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Déclaration de politique générale de Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE Premier ministre, chef du Gouvernement du Burkina Faso prononcée devant l’Assemblée nationale

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les Députés,
C’est un honneur pour moi de me présenter à nouveau devant votre
auguste Assemblée pour vous exposer la politique générale de mon
Gouvernement. Cet honneur, je le dois à Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian
KABORE qui a bien voulu m’appeler à la haute fonction de Premier
Ministre, après que le peuple burkinabè, dans sa souveraineté, a fait le
choix éclairé de le réélire à la magistrature suprême pour un nouveau
mandat de 5 ans.

Au-delà du devoir républicain et du rituel que constitue cet exercice
solennel, je voudrais me réjouir de retrouver dans ce temple de la
démocratie, les distinguées personnalités qui en sont des habituées et
naguère ici rencontrées, mais aussi de nouvelles qui arrivent pour la
première fois, ou qui y font un retour et dont je tiens à saluer la
présence.
Aux uns et aux autres, j’adresse mes sincères félicitations pour leur
élection, preuve s’il en fallait encore, de la vitalité de la démocratie
burkinabè et de la maturité de notre peuple qui sait se choisir,dans la
paix, ses mandataires.
Je voudrais féliciter particulièrement et chaleureusement l’honorable
député, Monsieur Alassane Bala SAKANDE, qu’il a plu à ses pairs de
désigner, presqu’à l’unanimité, pour présider aux destinées de
l’Assemblée nationale.
(Seul le prononcé fait foi)
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Monsieur le Président, je vous exprime ma déférente considération et
vous assure de ma disponibilité à travailler avec vous, pour la
réalisation de vos missions régaliennes, dans le but de répondre aux
aspirations fondamentales de nos compatriotes de l’intérieur comme de
l’extérieur.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Je m’adresse à vous à un moment historique de la construction de la
démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays.
Le moment est historique, parce que les Burkinabè se souviennent
qu’en décembre 2015, au sortir d’élections présidentielle et
législatives, démocratiques mais qualifiées, par certains acteurs, de
tous les dangers, le Président du Faso élu a entamé un mandat émaillé
d’évènements sans précédent dans l’histoire de notre pays. Je voudrais
citer particulièrement les attaques terroristes à répétition, un front
social en ébullition permanente et des conflits communautaires jamais
enregistrés. A cela, s’est ajoutée la crise liée à la pandémie du COVID-19 en 2020.
Toutes ces crises que le Peuple burkinabè a transformées en défis à
relever, ont révélé toutes les fragilités de notre pays sur le plan
politique, sécuritaire, économique et social.
Dans le même temps, elles ont révélé un Peuple résilient, combatif et
déterminé à braver toutes les adversités surgissant dans sa marche
radieuse vers la liberté et la prospérité.
(Seul le prononcé fait foi)
3
Le moment est également historique, parce que malgré ces difficultés,
la démocratie burkinabè s’est consolidée par l’organisation le 22
novembre 2020 d’élections présidentielle et législatives libres,
transparentes, apaisées et saluées par tous les acteurs, confirmant si
besoin en était, la grande maturité du Peuple burkinabè.
Le choix de nos compatriotes de sceller un nouveau pacte avec Son
Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, à cette occasion,
procède notamment, de la responsabilité, de l’assurance et de la
sérénité dont il a fait montre dans la gestion des difficultés vécues
durant le premier mandat.
Il traduit également la pertinence de son programme de société dont la
vision nous invite à nous mettre :« Ensemble et en mouvement pour
reformer l’Etat, l’administration publique, pour garantir la
sécurité, la stabilité et renforcer la résilience économique du
Burkina Faso ».
Pour ce faire, le Président du Faso engage les Burkinabè dans un
mouvement d’ensemble dont l’objectif est de réaliser dix grands
chantiers.
La feuille de route de mon gouvernement pour les traduire en actions
concrètes, dans un monde encore en proie aux effets néfastes du
Covid-19, et avec lequel nous devons apprendre à vivre, sera articulée
autour de la nécessité :
1) de consolider la paix, la sécurité, la cohésion sociale et de
promouvoir la réconciliation nationale ;
2) d’approfondir la réforme des institutions et la modernisation
de l’administration publique ;
(Seul le prononcé fait foi)
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3) de poursuivre la transformation des bases productives de
l’économie nationale ;
4) de renforcer le processus de développement humain et la
solidarité.
I. DE LA CONSOLIDATION DE LA PAIX, DE LA SECURITE, DE
LA COHESION SOCIALE ET DE LA RECONCILIATION
NATIONALE
La consolidation de la paix, de la sécurité des personnes et des biens,
de la cohésion sociale ainsi que la promotion de la réconciliation
nationale, constituent le premier axe de ma feuille de route, car
l’évolution du contexte de notre pays l’exige.
Dans le souci de poursuivre la construction et la préservation de la
sécurité et de la paix durement éprouvées par le phénomène du
terrorisme, nous conduirons les actions majeures suivantes :
- la consolidation des acquis engrangés grâce à
l’opérationnalisation de la loi de programmation militaire 2018-2022 ;
- l’amélioration de la contribution des volontaires pour la défense
de la patrie à travers un meilleur encadrement ;
- la poursuite de la coopération sous-régionale et internationale
dans le cadre du G5 Sahel ;
(Seul le prononcé fait foi)
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- le renforcement des capacités d’intervention des forces de
sécurité intérieure en vue de contrer le développement de la
criminalité transfrontalière, du grand banditisme et de la
criminalité rampante dans nos villes et campagnes ;
- la restauration du climat de confiance entre les Forces de défense
et de sécurité et les populations civiles, par l’intensification
d’actions civilo-militaires pour renforcer les liens Armée-Nation.
En outre, l’adoption prochaine par le gouvernement, de la Politique et
de la Stratégie de Sécurité Nationale, ainsi que l’accélération de
l’élaboration des stratégies sectorielles qui en découlent, favoriseront
le déploiement d’une réponse holistique dans la prise en charge des
défis sécuritaires.

Ces actions s’inscrivent dans la continuité des politiques initiées et
mises en œuvre par les gouvernements, depuis 2016, et qui ont permis
d’éviter le chaos à notre pays.
C’est le lieu pour moi de saluer solennellement encore, la bravoure et
l’esprit de sacrifice, souvent suprême, de nos forces de défense et de
sécurité et des volontaires pour la défense de la patrie qui se battent
inlassablement, afin de préserver l’intégrité de notre territoire et
assurer la quiétude des populations.
Honorables Députés ;
Au-delà de la quête de la stabilité de notre pays sur le plan sécuritaire,
la justice et les droits humains, le dialogue politique et social, la
réconciliation nationale et la cohésion sociale constituent également
des préoccupations majeures de mon Gouvernement.
(Seul le prononcé fait foi)
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En effet, la justice est un pilier fondamental de l’Etat de droit et de la
construction durable d’une société de paix. Je considère donc le
renforcement de l’institution judiciaire comme une priorité.
A ce titre, mon Gouvernement poursuivra son appui aux juridictions
pour leur donner les capacités de vider les dossiers, notamment ceux
emblématiques, qui continuent de ternir l’image de notre justice.
Il entreprendra également les réformes utiles pour accélérer
l’opérationnalisation du pacte pour le renouveau de la justice, adopté
en 2015. Pour ce faire, le ministre en charge de la justice engagera,
avec les acteurs de la magistrature, une évaluation sans complaisance
de la mise en œuvre dudit pacte pour en dégager les forces à
consolider et les faiblesses à corriger.
L’objectif ultime de ces mesures est de rendre la justice plus
performante et accessible.
Par ailleurs, les droits humains et les libertés, constituent des éléments
incontournables de la construction de la démocratie. Leur promotion
fera l’objet d’une attention particulière. Il en sera de même, pour la
préservation de la dignité humaine, notamment pour toutes les
personnes en situation de conflit avec la loi.
C’est le lieu pour moi de rappeler que le combat du Peuple burkinabè
contre les forces du mal, se mène et doit se mener dans le strict respect
des lois et conventions internationales.
En outre, je réaffirme mon attachement au respect des libertés
individuelles et collectives, ainsi que la liberté de la presse que je vais
travailler à consolider.
(Seul le prononcé fait foi)
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Dans le domaine des médias, dont je salue la contribution positive dans
l’édification de la démocratie burkinabè, le Gouvernement continuera à
accompagner le développement de leurs entreprises grâce au Fonds
d’appui à la presse privée, créé à cet effet.
Cependant, nous attendons de l’ensemble des médias, qu’ils contribuent, en
toute responsabilité et professionnalisme, à la promotion de nos valeurs
citoyennes.
Pour ce qui concerne la réconciliation nationale, elle constitue un enjeu
majeur pour mon gouvernement. C’est l’ampleur de ce défi qui a commandé
la nomination d’un ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso et
qui en a la charge.
Une des actions phares pour relever ce défi est de réussir l’organisation du
forum de réconciliation nationale annoncé par le Président du Faso, en
s’appuyant sur les résultats fort appréciables déjà engrangés par le Haut
Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale.
Il s’agit de convoquer toutes les forces vives de la nation pour poser les
jalons d’un nouveau départ pour notre pays en matière de consolidation
d’un Etat de droit et de démocratie qui garantit les libertés de chacun et la
paix pour toute la communauté.
En outre, le Gouvernement va parachever l’élaboration de la stratégie
nationale pour la promotion de la cohésion sociale pour servir de référentiel
en la matière et organiser dans ce cadre une journée symbolique dédiée au
vivre-ensemble.
Il s’investira dans la lutte permanente contre toutes les formes de
stigmatisation et de repli identitaire qui sont sources de division dans notre
société.
(Seul le prononcé fait foi)
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Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Les bases du nouveau pacte social et républicain qui seront créées à
l’occasion du forum national sur la réconciliation devront être
consolidées par un dialogue politique et social fécond.
Sur le plan politique,la reconnaissance par tous de la crédibilité des
résultats des dernières élections découle pour une large part, du
consensus né du dialogue politique initié par le Chef de l’Etat.
Tout en félicitant l’ensemble des acteurs pour les succès enregistrés
lors des élections présidentielle et législatives du 22 novembre 2020,
mon Gouvernement entend parachever le processus électoral en cours,
en veillant à organiser dans les conditions optimales, les élections
municipales et le référendum constitutionnel.
Cependant, le nouveau paysage politique résultant des élections du 22
novembre 2020, l’importance des réformes préalables à engager pour
consolider la décentralisation et la démocratie locale pourraient justifier
un report des scrutins de mai 2021.
C’est pourquoi, dans les prochaines semaines,le Gouvernement va
engager des consultations avec la classe politique, afin d’en déterminer
les modalités.
S’agissant du dialogue social, je salue l’accalmie relative au niveau de la
fronde sociale qui permet aujourd’hui, le bon fonctionnement de
l’administration et la mise en œuvre de l’action publique de
développement.
(Seul le prononcé fait foi)
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Ce calme dénote du sens élevé de responsabilité des partenaires
sociaux, leur volonté de préserver l’intérêt national et leur ouverture
constante au dialogue. Je reconnais la contribution du Haut conseil du
dialogue social dans l’apaisement du climat social.
En tout état de cause, dans le souci de consolider la justice sociale et
l’équité, le gouvernement poursuivra les réformes majeures initiées,en
privilégiant le dialogue comme mode de règlement des conflits
collectifs.
II. DE l’APPROFONDISSEMENT DE LA REFORME DES
INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE
L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Dans notre combat acharné contre le terrorisme et l’insécurité,
l’administration publique a été l’un des maillons dont
l’accompagnement s’est révélé insuffisant dans cette lutte.
En effet, la faible couverture du territoire national par les structures
régaliennes de l’Etat a favorisé l’implantation ou l’incursion de groupes
terroristes dans certaines localités de notre pays.
Pour gagner le pari de la sécurité, je veillerai à la réorganisation de
l’administration du territoire.
(Seul le prononcé fait foi)
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Conformément aux engagements du Chef de l’Etat, suivis de ses
orientations,le ministre en charge de l’administration territoriale vous
soumettra incessamment, un projet de redécoupage du territoire
national devant assurer un meilleur maillage sécuritaire et un meilleur
développement socio-économique à la base.
Dans le même sens, le Gouvernement entend vous proposer un projet
de loi de programmation de l’administration du territoire. Une fois
adopté, nous pourrons planifier, sur plusieurs années, les dépenses de
l’État en vue de renforcer, réhabiliter et dynamiser efficacement les
circonscriptions administratives.
Ces actions doivent favoriser l’installation des représentants de l’État à
leurs postes et faciliter le retour des personnes déplacées internes dans
leurs localités d’origine.
Par ailleurs, la consolidation de la décentralisation appelle
impérativement des réformes pour rendre les communes plus viables
et aptes à répondre aux aspirations légitimes des populations à la base.
Dans ce domaine, le processus connaît des difficultés. Pour y
remédier,le Président du Faso en a indiqué la voie et la solution que je
propose est de favoriser une complémentarité dynamique entre les
processus de décentralisation et de déconcentration de notre
administration publique.
Dans cette optique, le ministre en charge de la Décentralisation vous
présentera un projet de nouveau Code général des collectivités
territoriales avec pour ambitions majeures de :
1) clarifier les compétences ainsi que les ressources à transférer aux
régions et aux communes ;
(Seul le prononcé fait foi)
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2) clarifier le statut des départements et des villages afin de préciser
et renforcer leurs rôles dans le développement local ;
3) réformer les communes à statut particulier pour donner plus de
responsabilités aux arrondissements.
Par ailleurs, pour que l’administration centrale puisse servir de levier à
la décentralisation, mon gouvernement s’emploiera, dans le cadre de
la fonction publique territoriale, à combler le déficit en ressources
humaines dans le respect des principes de transfert de compétences et
de ressources entre l’État et les collectivités territoriales.
Dans le cadre du programme de renforcement des infrastructures
socio-économiques(PRISE), il poursuivra également la mise à niveau et
le développement des infrastructures régionales de base, socle du
développement local.
Il s’agit notamment des routes, du transport urbain, de l’électricité, de
l’eau et de l’assainissement, de l’éducation, de la santé et de la
connectivité numérique.
Au-delà du renforcement des capacités des acteurs des collectivités
territoriales, je voudrais engager notre pays à mettre en œuvre une
véritable politique de relèvement du niveau de
développement,d’abord des régions en proie aux fragilités et plus
généralement de l’ensemble des communes.
A cet égard, je veillerai à ce que les programmes novateurs tels que le
Programme d’urgence pour le Sahel élargi (PUS-BF)et le Programme
d’appui au développement des économies locales (PADEL), soient
révisés dans le sens d’intensifier leurs actions.
(Seul le prononcé fait foi)
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Pour réussir la mise en œuvre de ces programmes, je vais œuvrer à ce
que l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités
territoriales soit opérationnelle afin de leur fournir l’appui technique et
financier nécessaire.
Je mettrai également à profit le fonds minier de développement local
qui permet de mobiliser les ressources pour financer les programmes
d’investissements communautaires.
Honorables députés,
La réforme de l’Etat et la modernisation de l’administration publique
s’imposent pour créer un cadre adapté aux réalités nationales et pour
bâtir une communauté de destin des Burkinabè.
A ce titre, nous nous inscrivons en faveur de la bonne gouvernance,de
la lutte contre la corruption, de l’amélioration des performances des
institutions et de leur rationalisation. Des avancées significatives sont à
noter depuis 2016.
Je suis convaincu de la nécessité de poursuivre le processus
d’édification d’institutions fortes,capables de surpasser les vicissitudes
et d’être de véritables acteurs de développement de notre pays.
Le Gouvernement veillera donc :
1) à redéfinir et à recentrer les missions de certaines institutions de
l’Etat ;
2) à poursuivre la rationalisation de l’organisation des départements
ministériels ;
(Seul le prononcé fait foi)
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3) à optimiser la gestion des ressources humaines ;
4) à cultiver l’éthique et la déontologie dans la conduite des affaires
publiques ;
5) à renforcer la planification, le contrôle et l’évaluation de l’action
publique.
Par ces actions, j’entends inscrire l’administration dans la dynamique
d’une gestion axée sur les résultats(GAR), afin d’améliorer la
contribution de l’Etat au développement de notre pays.
III.DE LA CONSOLIDATION DE LA TRANSFORMATION DES
BASES PRODUCTIVES DE L’ECONOMIE NATIONALE.
Monsieur le Président ;
Honorables Députés,
En dépit du contexte national et international difficile depuis 2016, le
gouvernement continue de dérouler les actions structurantes de
développement inscrites dans le Plan national de développement
économique et social (PNDES).
Ces efforts ont permis de maintenir une croissance soutenue de notre
économie, même si les performances demeurent insuffisantes pour
réduire de façon significative la pauvreté.
Les acquis du PNDES seront consolidés dans un nouveau Référentiel
national de développement 2021-2025 dont le processus d’élaboration
est avancé.
(Seul le prononcé fait foi)
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Il va prendre en charge les activités résiduelles du précédent et
décliner de façon plus détaillée, les actions de mon gouvernement,
dans le but d’opérationnaliser la vision et les orientations contenues
dans le programme du Chef de l’Etat.
Ce nouveau référentiel va conclure le cycle de planification stratégique
de l’étude nationale prospective Burkina 2025 et permettre d’engager
l’élaboration de la vision prospective à l’horizon 2060.
Pour transformer notre économie, l’orientation majeure de l’action
gouvernementale sera de poursuivre les efforts en vue de la réduction
des coûts des facteurs de production.
Il nous faut travailler également à l’amélioration du climat des affaires
et de la productivité dans les différents secteurs.
Pour ce faire, le Gouvernement agira sur trois leviers. Le premier levier
est celui du développement des infrastructures de soutien à
l’économie.
Nous le savons tous, une économie qui croit et qui se transforme, a
besoin d’un réseau d’infrastructures de connectivité et de davantage
d’énergie.
Le ministre en charge des infrastructures va accélérer la mise en œuvre
de projets routiers dont les financements sont acquis, ainsi que la
préparation des autres projets stratégiques de désenclavement. En
outre, en concertation avec les acteurs-clés, il trouvera des solutions en
vue de la poursuite des chantiers en arrêt.
De même, il poursuivra et étendra le programme de construction de
5 000 km de pistes rurales, tout en veillant à renforcer la gestion et
l’entretien du réseau routier national.
(Seul le prononcé fait foi)
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La réussite de toutes ces réalisations ne sera possible qu’avec la
contribution des partenaires, mais aussi grâce au Fonds Spécial Routier
dont les ressources seront rehaussées.
Pour faire du transport, un réel facteur d’intensification de la production
et des échanges, le gouvernement veillera à donner un plus grand
essor aux transports urbain, interurbain et international.
Au niveau de l’énergie, nos efforts viseront d’abord à renforcer sa
disponibilité et son accès dans le cadre du mix énergétique, en
poursuivant la construction des centrales solaires, hydroélectriques,
thermiques, et l’interconnexion du réseau électrique national à celui de
pays de la sous-région. Toutefois, pour faciliter l’accès à la ressource et
à moindre coût, l’accent sera mis sur les énergies renouvelables.
En outre, la signature du second Compact avec le Millenium Challenge
Corporation constitue une opportunité de sécurisation de
l’approvisionnement régulier des usagers, car elle permettra
d’améliorer le transport et le stockage de l’Energie.
Les Technologies de l’Information et de la Communication sont
aujourd’hui au cœur de la croissance des économies. En vue
d’accélérer la transformation digitale,le Gouvernement poursuivra la
construction du réseau national de la fibre optique dans le cadre du
projet Back Bone national des télécommunications. Il va accélérer la
mise en exploitation de la fibre déjà posée et le développement des
services de communications électroniques de qualité pour l’Etat, le
secteur privé et les populations.
(Seul le prononcé fait foi)
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Honorables Députés,
Investir substantiellement dans les secteurs de production pour élever
la productivité constituera le second levier de ma stratégie de
transformation de notre économie.
A ce titre et dans le domaine de la production agro-sylvo-pastorale,
halieutique et faunique,nous voulons bâtir un secteur productif assurant
la sécurité alimentaire, davantage orienté vers le marché et créateur
d’emplois décents. Dans cette optique, nous mènerons l’action
principalement sur trois fronts.
Premièrement, nous développerons les infrastructures et les moyens de
soutien à la production par l’intensification des grands aménagements
hydro-agricoles et l’opérationnalisation de la Centrale d’achat des
intrants et matériels agricoles (CAIMA).
Deuxièmement,nous allons systématiser la mécanisation, l’appui-conseil
et l’organisation des filières afin d’améliorer la productivité des petits
exploitants.
Troisièmement, nous favoriserons l’émergence de l’agro-business dans
le cadre des agropoles par l’amélioration du climat des affaires dans
les filières porteuses en lien avec le développement des chaines de
valeurs.
En particulier, nous poursuivrons :
1. la mise en œuvre de Bagrépole et le développement des
agropoles du Sourou, de Samendéni et du Sahel, par la
mobilisation des investisseurs privés ;
(Seul le prononcé fait foi)
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2. la réhabilitation des infrastructures hydroagricoles notamment les
grands périmètres irrigués comme Bama, Banzon et Sourou ainsi
que les ouvrages hydrauliques agricoles sinistrés ;
3. le démarrage du processus de création du pôle de croissance du
Sud-Ouest qui sera bâti autour de la réalisation des barrages de
Ouessa et de la Bougouriba.
Ces efforts, sans précédent, dans le secteur rural, vont permettre de
renforcer la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Ils vont en faire le
catalyseur du développement de l’industrie, selon notre modèle fondé
sur la transformation des produits locaux dans les filières porteuses
ainsi que le développement des chaines de valeurs.
En plus des efforts visant à opérationnaliser notre Stratégie
d’industrialisation accélérée, le Gouvernement s’attèlera à consolider
l’industrie minière dans le but d’accroître ses retombées économiques
et sociales.
En effet, devenu le premier choix des flux d’investissements extérieurs,
le Burkina Faso doit continuer l’amélioration de l’environnement des
investissements,dans ce secteur.
Pour ce faire, le ministre en charge des mines va travailler :
1) à moderniser le cadastre minier par son informatisation et son
toilettage dans l’optique de susciter une plus grande
transparence dans la gestion des titres miniers ;
2) à lutter contre la fraude minière à travers des mesures
appropriées et la réorganisation de la Brigade Nationale AntiFraude de l’Or ;
(Seul le prononcé fait foi)
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3) à inciter à la création d’unités de transformation de l’or et du
charbon fin sur le territoire national, en concertation avec les
acteurs du secteur minier ;
4) à encourager l’investissement des sociétés minières dans des
filières porteuses autour de leurs sites, afin de générer de
nouveaux emplois.
Enfin, nous travaillerons à consolider l’intégration de nos politiques
industrielles, artisanales et commerciales, en organisant à cet effet le
commerce extérieur.
Honorables Députés,
Dans les secteurs des services culturels, touristiques et sportifs, des
actions structurelles ont été engagées en vue de les renforcer.
Notre objectif est d’en faire des facteurs de renforcement de la
cohésion nationale, d’épanouissement socio-économique et de
rayonnement international du Burkina Faso.
Dans ce sens, mon Gouvernement entend travailler à la dynamisation
de ces secteurs et à la professionnalisation des acteurs, tout en
maintenant à leur profit, les mesures de mitigation des effets de la crise
de la pandémie du COVID-19.
En outre, il veillera à la mise en place de conventions collectives
sectorielles et à la restructuration du Fonds de développement culturel
et touristique pour en faire un outil à la fois de subvention et de prêts,
mais aussi d’accompagnement de la politique nationale de promotion
des industries culturelles et créatives.
(Seul le prononcé fait foi)
19
Pour ce qui concerne le sport, il s’agira notamment de faciliter le
développement d’industries sportives créatrices de valeur ajoutée et
d’emplois mais aussi de mettre à niveau les infrastructures sportives.
De même, notre action va intégrer le renforcement des capacités des
acteurs et leur organisation.
Monsieur le Président
Le troisième levier d’action de la stratégie pour transformer l’économie
requiert de poursuivre l’amélioration de l’environnement des affaires
et le desserrement des contraintes de financement qui pèsent sur les
Petites et moyennes entreprises (PME), les Petites et moyennes
industries (PMI) et les programmes prioritaires de développement.
En ce qui concerne le financement, nous allons notamment :
1) consolider l’opérationnalisation de la Caisse de Dépôts et
Consignations pour un meilleur financement des investissements
structurants et innovants ;
2) opérationnaliser le Fonds national de la finance inclusive
(FONAFI) afin de soutenir substantiellement les financements des
projets des jeunes et des femmes ;
3) transformer le Fonds burkinabè de développement économique
et social en un fonds d’investissement à caractère stratégique au
profit de l’Etat ;
4) créer et opérationnaliser la Banque postale afin d’accroître l’offre
de financement des PME/PMI.
(Seul le prononcé fait foi)
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S’agissant de l’environnement des affaires, nous allons poursuivre la
simplification et la dématérialisation des procédures de création et de
délivrance d’agrément sous des licences.
IV. DU RENFORCEMENT DU PROCESSUS DE DEVELOPPEMENT
HUMAIN ET DE LA SOLIDARITE
Monsieur le Président,
Vous conviendrez avec moi que les nombreux défis liés au
développement de notre pays ne peuvent être relevés qu’avec des
ressources humaines de qualité qui participent à la production et au
partage de la richesse. Mon Gouvernement va donc investir davantage
de ressources dans les secteurs sociaux, promouvoir l’inclusion sociale
et lutter contre la dégradation de l’environnement.
Dans le domaine de l’éducation, notre ambition demeure l’éducation
pour tous.
L’éducation nationale qui concerne le préscolaire, le primaire, le post primaire et le secondaire doit poursuivre sa transformation, à travers la
mise en adéquation de l’offre et la demande éducative, la prise en
compte des nouvelles technologies dans les techniques
d’enseignement, la relecture des curricula dans la perspective
d’améliorer la qualité des enseignements et d’intégrer les langues
nationales.
L’éducation non-formelle est également un domaine qui sera valorisé
par l’identification d’actions pertinentes susceptibles de bénéficier du
soutien de l’Etat.
(Seul le prononcé fait foi)
21
Pour le cas spécifique de l’enseignement supérieur,le ministre qui en a
la charge, va rechercher des solutions concertées pour normaliser les
années académiques et améliorer les conditions de vie et
d’apprentissage dans les universités publiques.
Il veillera à la qualité des enseignements dispensés dans le privé.
La stratégie de création de pôles universitaires régionaux sera
poursuivie, en veillant à ce que l’ouverture des filières prenne en
compte certaines spécificités.
Honorables Députés,
Si l’éducation de la jeunesse est en soi une bonne chose, c’est par les
qualifications reçues que nous ferons des jeunes, des ressources
humaines capables de stimuler la productivité de notre économie.
Mon Gouvernement va donc accorder une attention particulière à
l’enseignement et à la formation techniques et professionnelles. Dans
cette perspective, nous réformerons le système et les curricula de
formation afin de créer une main-d’œuvre répondant aux besoins du
marché.
De même, nous travaillerons à promouvoir la recherche et l’innovation
permettant de soutenir l’industrialisation de notre pays. Nous mettrons
en place des incubateurs basés sur la capitalisation des nouvelles
technologies.
(Seul le prononcé fait foi)
22
Ils vont fonctionner en étroite collaboration avec les principaux acteurs
sectoriels afin de concevoir, tester et mettre à l’échelle des solutions
pratiques répondant aux défis de la production et de la valorisation des
ressources humaines.
Dans le domaine de la santé, notre ambition est de bâtir un système de
santé plus accessible et plus performant qui délivre des prestations de
qualité. Dans le but d’améliorer l’accès des populations aux structures
de soins, nous poursuivrons la construction d’infrastructures au niveau
régional et communal et leur transformation.
Le ministre de la Santé va déployer un programme national de
promotion de l’égalité d’accès aux soins de santé. Il continuera de
mettre en œuvre la politique de gratuité des soins pour les femmes
enceintes et les enfants de moins de cinq ans, tout en l’élargissant aux
personnes âgées et cela en concertation avec la Caisse Nationale
d’Assurance Maladie Universelle et les structures de sécurité sociale.
La maladie à coronavirus a révélé les limites des systèmes de santé des
pays en développement comme le nôtre et exige une intensification
des mesures visant à promouvoir la santé publique. A cet effet, mon
Gouvernement va mettre en place des initiatives de promotion de
l’hygiène publique.
Ainsi, toutes les communes, appuyées par les secteurs de la santé, de
l’eau et de l’assainissement, devront créer des brigades de salubrité
publique et de lutte anti-vectorielle. Par ailleurs, le ministre de la Santé
va accélérer la dévolution de la prise en charge de la maladie dans le
système national de santé.
(Seul le prononcé fait foi)
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Je profite de cette tribune pour saluer le comportement patriotique des
personnels de santé dans la lutte contre la pandémie.
Je rappelle également que chaque personne vivant au Burkina Faso se
doit d’engager sa responsabilité individuelle, non seulement en vue de
se protéger, mais aussi de protéger les autres, à travers le respect strict
des gestes barrières.
C’est donc l’occasion pour moi d’exhorter à nouveau l’ensemble des
acteurs, à quelque niveau que ce soit, à s’investir pleinement dans la
lutte contre cette pandémie.
Honorables Députés,
La bonne santé de nos populations nécessite un accès à l’eau potable et
à l’assainissement. Dans ce domaine, nous entendons consolider les
acquis de la vision « zéro corvée d’eau » et œuvrer à faciliter l’accès à
toutes les couches sociales.
Par ailleurs, pour assurer aux populations un cadre de vie sain,nous
maintiendrons les efforts fournis ces dernières années et visant à créer
de meilleures conditions de vie dans les campagnes comme dans les
villes, à travers notamment la réalisation d’ouvrages d’assainissement.
La problématique de l’accès à la terre et de sa gestion est une menace à
la paix et à la cohésion sociale aussi bien dans les centres urbains, dans
leurs agglomérations et en milieu rural.
Les Ministres en charge du foncier vont engager la relecture de la
Réforme agraire et foncière et harmoniser des textes régissant le
foncier urbain et rural.
(Seul le prononcé fait foi)
24
Ils prendront les mesures conservatoires nécessaires à l’évaluation des
activités de promotion immobilière, afin de s’assurer leur conformité
avec la règlementation en vigueur et d’en tirer les conséquences.
En plus des réformes du cadre législatif, réglementaire et institutionnel
du foncier, le ministre en charge de l’habitat consolidera les acquis du
programme des 40 000 logements sociaux et économiques. Il initiera la
réflexion pour la mise en place d’un mécanisme pérenne de
financement à long terme de l’offre et de la demande de logement.
Mon gouvernement entend également créer un Fonds national pour le
financement de la planification et de l’aménagement urbains.
Il redéfinira le modèle économique présidant à la mise en œuvre des
investissements dans les villes moyennes à l’occasion de la célébration
tournante du 11 décembre.

Honorables Députés,
J’ai conscience que pour garantir la paix et la cohésion sociale, il est
nécessaire d’assurer une meilleure inclusion sociale des groupes
défavorisés et de renforcer la protection sociale des couches
vulnérables, notamment les jeunes, les femmes et les personnes vivant
avec un handicap.
S’agissant des jeunes, le Gouvernement entend favoriser leur inclusion
par leur employabilité à travers des outils efficaces d’accompagnement
de l’entrepreneuriat et la mise en place des dispositifs incitatifs.
(Seul le prononcé fait foi)
25
Le Gouvernement va rationaliser les Fonds existants au Ministère en
charge de la Jeunesse par la création d’un Fonds Unique de promotion
de l’emploi des jeunes, assorti de plusieurs guichets.
Dans le même temps, il relèvera les montants de financement des
projets porteurs.
En ce qui concerne les femmes, elles sont des actrices majeures du
développement de notre pays. C’est pourquoi, le Gouvernement a le
devoir de les accompagner dans le développement des activités
génératrices de revenus et dans la lutte pour leur protection et leur
promotion sociale. Dans cette optique, le ministre en charge de la
femme poursuivra toutes les réformes indispensables à cet effet.
J’accorderai une attention particulière à la problématique de leur accès
aux facteurs de production tels que la terre et le financement. Les
efforts visant à faciliter l’accès des femmes aux aménagements agrosylvo-pastoraux et halieutiques seront maintenus.
Les structures dédiées à l’autonomisation financière des femmes
bénéficieront également davantage de ressources.
Enfin, les actions de solidarité et d’aide à la réinsertion sociale des
couches vulnérables seront promues, en s’appuyant sur les collectivités
territoriales.
L’amélioration de la qualité de l’environnement et la sauvegarde du
capital naturel sont des défis majeurs de notre époque.
Pour l’environnement, mon ambition est de susciter une plus grande
synergie entre tous les acteurs pour la mise en œuvre diligente des
politiques et du cadre juridique en la matière.
(Seul le prononcé fait foi)
26
Concernant la biodiversité,nous envisageons de créer l’Agence
Nationale de protection de la biodiversité avec pour ambition d’en faire
un instrument de réponse aux défis pressants de développement
durable auxquels notre pays est confronté.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Je suis conscient que pour réussir la mise en œuvre de toutes les
politiques que je viens d’exposer, nous avons besoin d’accroitre nos
capacités de mobilisation des ressources.
La stratégie consiste à privilégier les recettes propres comme source
de financement.
Le ministre en charge des finances va renforcer les capacités de
mobilisation des différentes régies.
En outre, le Gouvernement s’investira à maitriser les dépenses
courantes afin de dégager une épargne budgétaire conséquente pour
financer de manière endogène,l’investissement public.
Pour couvrir les besoins de financement du budget de l’État, le
Gouvernement fera appel aux ressources du marché financier régional,
aux financements innovants, ainsi qu’aux Partenariats Public-Privé.
Il aura également recours aux appuis des partenaires techniques et
financiers et des pays amis qui sont toujours restés à nos côtés, surtout
dans les moments les plus difficiles. Je saisis cette occasion pour leur
exprimer la gratitude du peuple burkinabè.
(Seul le prononcé fait foi)
27
Nous les assurons de notre engagement résolu à renforcer la
coopération au développement qui sera soutenue par le rayonnement
international de notre pays, à travers une politique étrangère cohérente
et dynamique, bâtie autour d’une nouvelle carte diplomatique.
CONCLUSION
Monsieur le Président,
Honorables députés,
La présente Déclaration de Politique Générale constitue la trame des
actions prioritaires du Gouvernement qui permettra à chaque ministre
de dégager un programme sectoriel.
Il vous sera donc loisible, dans votre mission régalienne de contrôle de
l’action gouvernementale et dans le cadre des bonnes relations
institutionnelles entre le Parlement et le Gouvernement, d’interpeller
tout ministre, au moment qui vous sera opportun, pour apporter des
réponses à des questions spécifiques.
Le quinquennat et la 8ème
législature ouverts, concomitamment, le 28
décembre 2020, s’annoncent avec de fortes attentes et beaucoup
d’espoir pour nos compatriotes.
Ils se présentent comme les mandats de la refondation nationale du
Burkina Faso.
(Seul le prononcé fait foi)
28
En effet, outre le referendum constitutionnel qui va permettre le
passage à une nouvelle république, la cinquième, debout comme un
seul homme, nous devons nous mobiliser, sans considération aucune,
pour asseoir les bases d’une construction nationale durable et
désintéressée au profit des générations à venir.
A l’image des pères fondateurs de notre nation, nous devons leur
transmettre un pays en paix, uni et prospère. Dans cette quête
inlassable, aucun calcul égoïste ne doit se substituer à l’intérêt national.
Les chantiers pour lesquels le Président du Faso a été élu visent à en
asseoir les fondements solides.
Ils s’enracinent sur ceux enclenchés sous son premier mandat et
exigent des générations présentes, certains sacrifices pour ouvrir un
avenir radieux à la postérité.
Dans cette optique, le Gouvernement vous soumettra un ensemble de
réformes, en souhaitant qu’il plaise à votre auguste Assemblée de les
adopter, au nom du Peuple et pour le Peuple qui vous a mandatés.
Les parcelles de pouvoir que nous détenons actuellement, que ce soit à
travers un mandat électif ou une nomination, sont toujours temporaires.
Tout l’art de bâtir, de diriger, consiste alors à les utiliser pour défendre
l’intérêt général des populations et pour œuvrer à faciliter la décision
aux personnes qui vont nous succéder dans nos fonctions respectives.
Telle est la déclaration de politique générale de mon
Gouvernement pour laquelle je sollicite la confiance de votre
Auguste Assemblée.
Je vous remercie.

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