Burkina Faso
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(Ouagadougou, le 18 octobre 2021)

Lutte contre les changements climatiques au Burkina Faso : les membres de la Commission de l’environnement et du développement durable (CEDD) renforcent leurs capacités

La communauté internationale s’est dotée de 3 principaux instruments juridiques de lutte contre les changements climatiques qui sont :
-  La Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) qui établit un cadre et des principes juridiques de base pour la coopération internationale face aux changements climatiques, dans le but de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ;

-  le Protocole de Kyoto qui vise à renforcer les engagements des Etats parties, notamment les pays industrialisés face aux changements climatiques ;

-  l’Accord de Paris dans lequel les parties prenantes se sont engagées à prendre des mesures ambitieuses pour maintenir l’élévation de la température mondiale en dessous de 2 °C d’ici à la fin du siècle, voire 1,5°C.

L’un des mécanismes mis en place à travers ces instruments juridiques pour un accès aux financements dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques est le marché du carbone ou « système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre ». Il s’agit d’un outil de politique publique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ( principalement le dioxyde de carbone) responsables du réchauffement climatique. Cette politique consiste à faire payer par des émetteurs le coût de la nuisance pour le climat que constituent leurs émissions, selon le principe pollueur-payeur. Ce coût supplémentaire pour les émetteurs doit les inciter à réduire leurs émissions, par exemple, en réduisant leurs consommations d’énergie ou en utilisant des énergies renouvelables plutôt que des énergies fossiles.
Le marché du carbone a été mis en place en 2005 par le protocole de Kyoto, pour inciter les pays à réduire leurs émissions de CO2 et à investir dans des technologies plus propres afin de lutter contre le réchauffement climatique.

Quels sont alors les mécanismes et les procédures d’accès au marché du carbone pour un pays comme le Burkina Faso dans un contexte d’urgence climatique ?
C’est en vue d’apporter une réponse à cette question que la Commission de l’environnement et du développement durable (CEDD) a opté d’organiser dans la matinée du lundi 18 octobre un atelier de formation au sein du Parlement burkinabè, sur le sujet .

Pour le président de la CEDD, Ousman Boly, l’atelier, en plus d’outiller les parlementaires sur les mécanismes et procédures, permettra de déterminer le rôle du Parlement pour la facilitation de l’accès des acteurs du pays aux fonds disponibles.

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