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Journée de reconnaissance du député à l’enseignant mot de Son Excellence Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale

Mesdames et Messieurs les présidents d’institutions ;
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
Leurs Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques et consulaires ;
Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales et interafricaines ;
Honorables députés à l’Assemblée Nationale ;
Chers lauréats ;
Distingués invités en vos divers titres, grades et qualités respectifs ;
Mesdames et Messieurs,

« Je peux tout oublier
Oui tout oublier
Oublier Mamadou et Bineta
Oublier que Doudou était sous le filao
Oublier qu’Ali était vêtu
Mais ce que je n’oublierai jamais
C’est l’image de ce maître
Qui fut pour moi un modèle
Je peux tout réussir
Oui tout réussir
Animer des conférences à travers le monde
Gouverner à mon gré tout l’univers
Voler à loisir dans le firmament
Inventer les remèdes aux grands maux de l’humanité
Mais ce qui ne cessera de meubler mon existence
C’est l’esprit de ce maître qui affermit mes pas hésitants
Ma pensée ira toujours vers toi
Comme le rossignol, je chanterai tes prouesses
A chaque fois que retentira le chant du coq
A chaque fois que dans le ciel brillera la constellation stellaire […]
C’est encore nous qui te disons merci »
Je m’approprie avec bonheur ces vers du récital de votre collègue Bassié Joseph Badolo en service à l’Ecole Réo Filles pour vous dire combien, nous, députés de tous les bords politiques, représentant la nation entière, reconnaissons votre important rôle et votre sacerdoce dans la construction du Burkina Faso.
« Le système éducatif burkinabè a pour finalités de faire du jeune burkinabè un citoyen responsable, producteur et créatif. Il vise essentiellement à assurer un développement intégral et harmonieux de l’individu ».
Cette disposition de la loi N°013-2007/AN du 30 juillet 2007 portant loi d’orientation de l’éducation vous accorde de droit une place prépondérante dans l’édification de la société et surtout une mission dont l’accomplissement requiert des qualités humaines qui ne sont pas la chose au monde la mieux partagée.
Car comme l’a si bien dit feu le président François Mitterrand « être enseignant, ce n’est pas un choix de carrière, c’est un choix de vie ».
En effet, de Logobou à Bakata, de Tin-Akoff à Boroum-Boroum, de Gorgadji à Samorogouan, dans une classe, sous un hangar ou même sous un arbre, seul, dans l’anonymat, parfois sous des regards indifférents, s’ils ne sont pas méprisants, vous façonnez l’avenir de toute la nation.
Y a-t-il meilleur exemple de don de soi que cela ? Assurément non !
Hélas, mille fois hélas ! La noblesse de votre métier et l’esprit de sacrifice qu’elle impose sont un acte de générosité qui, s’il figure parmi les plus connus, reste pourtant le moins reconnus.
Mesdames et Messieurs,
Chers compatriotes ;
Ce que nous sommes tous aujourd’hui, nous le devons à l’enseignant. Et moi, je le lui dois doublement car mon père a été un enseignant, un brave instituteur de brousse, comme on le dit souvent, et je suis fier de vous l’apprendre.
Un jour, Jésus Christ a dit à ses disciples « vous êtes le sel de la terre, le levain de la pâte et la lumière du monde ». Pour paraphraser le célèbre Nazaréen, je dis aux enseignants : « Vous êtes le sel de la patrie, le levain de la nation et la lumière du Burkina Faso ».
L’initiative de la « Journée de reconnaissance du député à l’enseignant » (JOU.R.D.EN.) procède de la ferme détermination de l’Assemblée nationale d’accorder au secteur de l’éducation toute la place due à son importance dans notre quête commune vers une nation prospère.
C’est l’occasion pour moi d’assurer tous les acteurs de notre système éducatif, de la disponibilité du Parlement à soutenir toute initiative législative favorable à une qualité de vie enseignante digne de ce nom.
Car un pays qui va bien est un pays qui aime et considère son école et dont les enseignants se sentent aimés.
En accord avec le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, la représentation nationale reconnait les mérites de 95 enseignants de CM2 ayant tenu des classes avec un effectif d’au moins 50 élèves et qui ont réalisé un résultat de 100% au CEPE.
Chers élus du jour, en dépit de vos gros effectifs et de vos conditions de travail souvent difficiles, vous avez conduit tous vos apprenants vers un nouvel horizon tel un berger qui a conduit toutes ses brebis sur de verts pâturages.
Vous êtes un des maillons de la chaine éducative qui a produit l’excellent travail que la communauté nationale magnifie cette nuit.
Je voudrais, à travers vous, exprimer toute la gratitude de la nation entière à tous les enseignants de tous les niveaux pour les efforts incommensurables déployés dans le développement du pays.
Pour terminer, je voudrais vous annoncer que la « Journée de reconnaissance du député à l’enseignant », loin d’être une manifestation conjoncturelle, sera institutionnalisée afin de susciter et perpétuer la saine émulation au sein du corps enseignant. J’invite donc les uns et les autres à se tenir prêts pour les prochaines éditions.
Puisse nos mânes et nos ancêtres exalter nos Karansaamba, nos Karamôgô, nos Djian-gui-noowo, nos Tiobila-tchamba. Sur ce, je souhaite à tous une agréable soirée.
Dieu bénisse les enseignants !
Dieu bénisse le Burkina Faso !

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