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Loi de finances 2019 Les députés dotent conséquemment les secteurs de la défense et de la sécurité.

L’Assemblée nationale adopté le mardi 18 décembre 2018, le projet de loi portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2019. A l’issue d’une séance plénière qui a duré de 10 heures 30 à 19 heures, les députés à 88 voix pour et 38 voix contre, ont donné les moyens à l’exécutif pour mettre en œuvre sa politique au profit des burkinabè. La Représentation nationale a au cours de la même séance adopté une loi d’habilitation.

Dès l’entame de la séance plénière, consacrée au vote du budget, le gouvernement fortement représenté par six (6) membres, a par la voix de la ministre en charge des finances fait des propositions d’amendements, notamment une nouvelle formulation de l’article 92, la suppression de l’alinéa 2 de l’article 93 et l’introduction d’un article 94 nouveau.
Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, qui a dirigé les travaux, a indiqué que l’ordre du jour comprenant l’examen et le vote des deux (2) textes de loi, s’articulait en douze (12) axes. Et l’essentiel du travail avait naturellement trait au budget.
Le budget de l’Etat, exercice 2019, selon le rapport de la Commission des finances et du budget (COMFIB), livré à la plénière par son rapporteur général, Bassirou Karmadji Ly, se chiffre à 2237, 42 milliards de FCFA en recettes et à 2 503, 59 milliards de FCFA en dépenses dégageant ainsi un solde budgétaire global de moins 226, 17 milliards de FCFA, correspondant à moins 3% du PIB nominal.
La ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Hadizatou Rosine Couliby/Sori, ainsi que le veut la procédure, a à travers une adresse aux députés fait le cadrage budgétaire. Elle a plaidé pour le vote du budget de l’Etat, gestion 2019 qui à l’en croire met l’accent sur les secteurs de la défense et de la sécurité, sans oublier les secteurs de soutien à l’économie et les secteurs sociaux.
La salve de questions posées dans le cadre du débat général, trente-trois (33) questions au total, a donné l’opportunité aux élus nationaux selon leur tendance de louer ou de fustiger ce texte de loi, non sans aborder des aspects permettant au gouvernement de mieux éclairer leurs auteurs sur les choix opérés et de prendre en compte les remarques et les propositions. Madame Coulibaly a apporté les réponses aux préoccupations des élus nationaux.
A l’issu du vote des programmes et projets par institution, par ministère ainsi que les comptes spéciaux du Trésor et l’adoption par la plénière, des recommandations formulées par la COMFID, la parole a été donnée aux groupe parlementaire pour leur déclaration, ayant valeur de consignes de vote. Au terme des différentes déclarations, les groupes Paix, justice et réconciliation nationale (PJRN), Union pour le progrès et le changement (UPC) et celui du Congrès pour la Démocratie et le progrès (CDP) ont appelé leurs membres à voter contre, à l’inverse des présidents des groupes : Burkindlim et Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui ont invité leurs camarades à voter pour, alors que le président du groupe Renouveau Démocratique (RD), n’a pas donné de consignes de vote.
A la pratique, c’est à 88 voix pour et 38 contre que le projet de loi portant loi de finances, exercice 2019 a été adopté.
S’agissant de la loi d’habilitation, elle a été adoptée à cent vingt-trois (123) voix pour et trois (3) voix contre.

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