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Discours d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2019 de Son Excellence Monsieur le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé

-  Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
-  Excellence Monsieur Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée nationale de la République du Sénégal ;
-  Madame Amina BALA KALTO, Vice-présidente

de l’Assemblée nationale du Niger, représentant Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale de la République du Niger ;
-  Mesdames et Messieurs les présidents d’institutions ;
-  Monsieur le Chef de file de l’Opposition Politique (CFOP) ;
-  Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
-  Mesdames et Messieurs les membres du Bureau de l’Assemblée nationale ;
-  Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques et consulaires ;
-  Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales et interafricaines ;
-  Honorables députés à l’Assemblée Nationale ;
-  Monsieur le Maire de la ville de Ouagadougou ;
-  Autorités Militaires, paramilitaires et politiques ;
-  Distingués invités ;
-  Mesdames et Messieurs.
Le déroulement des sessions parlementaires est fait de rituels qui sont l’expression d’un certain nombre de valeurs, de principes et d’idées culturelles qui les structurent. Ces actes permettent d’instituer concrètement les raisons de notre être-ensemble et les relations que nous voulons promouvoir entre nous.
En optant pour la gouvernance démocratique, les peuples que nous avons l’honneur et le privilège de représenter, ont adopté les valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité.
Sanctuarisés et universalisés par la Déclaration universelle des droits de l’homme et des peuples nonobstant leurs origines latines, ces principes prennent différentes formes et expressions en fonction des cultures et des sociétés qui les approprient. Au nombre de ces rituels républicains qui rythment la vie de notre institution figure en bonne place la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année.
Honorables députés,
D’éminentes personnalités nous font l’honneur et l’amitié de rehausser, par leur présence, l’éclat de la présente cérémonie. Qu’elles en soient toutes remerciées.
Parmi elles, notre invité spécial, venu de Dakar, en la prestigieuse personne du président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Son Excellence Monsieur Moustapha Niasse.
En votre nom à tous et au mien propre, je lui souhaite, à lui et à toute la délégation qui l’accompagne, « Dalal ak jamm », bienvenue en wolof.
Excellence Monsieur Moustapha Niasse !
L’usage républicain veut que je m’adresse à vous avec l’expression « cher homologue ».
Mais la tradition bien africaine, qui lie les peuples sénégalais et burkinabé, m’impose de vous rendre le respect et la considération dus d’abord à votre âge, en vous appelant « cher ainé ». Et pour être juste, je dois vous appeler « cher père ».
Alors, cher père, dusse votre modestie en souffrir, et quand bien même vous n’êtes plus à présenter, permettez-moi de revenir succinctement sur votre longue et brillante carrière professionnelle et politique.
Diplômé de l’ENA du Sénégal dont vous êtes sorti major de votre promotion, vous avez été nommé, dès l’âge de 30 ans, directeur de cabinet du président Léopold Sédar Senghor.
Votre grande rigueur et votre parfaite maîtrise des dossiers sous l’ombre du « président poète » vous ont valu le poste de Premier ministre en 1983. Charge que vous avez endossée à nouveau entre 2000 et 2001, après avoir occupé plusieurs portefeuilles ministériels, dont celui des Affaires étrangères.
Diplomate chevronné, vous avez été nommé en 1988 représentant du secrétaire général de l’ONU dans les Grands Lacs. Quatre ans plus tard, vous serez désigné envoyé spécial pour aider les parties congolaises à parvenir à un accord sur le partage du pouvoir en RDC.
Aujourd’hui au Sénégal, vous êtes celui qui a la rare fortune de représenter tout un demi-siècle d’engagement politique, de patriotisme à toute épreuve et de vertu démocratique.
Si de nos jours votre pays est présenté comme l’un des phares de la démocratie en Afrique, alors vous en êtes incontestablement l’une des ampoules dont l’éclatante lumière continue de guider et de fasciner bien de générations.
Qui connait votre rectitude morale et votre expérience politique ne saurait être étonné de votre désignation pour présider aux destinées de l’Assemblée nationale du Sénégal.
A bientôt 80 ans vous auriez dû goûter un repos heureux et mérité dans votre accueillante demeure de la Corniche à Dakar. Mais comme on le sait, en politique on n’a pas toujours l’âge de ses artères. D’ailleurs, Gilbert Cesbron écrivait que l’on « est jeune tant qu’on souhaite que chaque jour diffère de la veille et vieux quand on espère que chaque année ressemblera à la précédente ».
Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs ;
J’aurais voulu m’arrêter là sur cette brève présentation de celui dont le nom constitue, dans l’histoire politique du Sénégal, un pont qui relie le présent au passé.
Mais je m’en voudrais de ne pas évoquer la filiation de notre illustre hôte.
On présente Moustapha Niasse comme un homme d’Etat sénégalais, comme un homme politique sénégalais. C’est vrai. Mais il est plus que ça. Moustapha Niasse, il faut aussi le dire, a la politique, la vraie, dans le sang. Et vous allez le comprendre tout à l’heure.
En effet, l’homme que nous avons l’honneur d’accueillir cet après-midi est issu d’une prestigieuse lignée de leaders.
De son père, il descend d’une souveraine qui a régné sur le Nord du Sénégal au XVIIe siècle. De sa mère, il a pour ascendant El Hadj Omar Tall, un érudit musulman dont la farouche résistance aux troupes coloniales françaises a été enseignée à plusieurs générations d’écoliers africains.
Et ce n’est pas tout. Papa Niasse tire une partie de ses origines du Burkina Faso, puisque sa grand-mère est originaire de Oula, village situé dans la province du Yatenga.
Cher papa, l’élève de 5e que j’étais en 1983 quand vous accédiez à la primature est fier de vous accueillir non pas en invité spécial mais plutôt en père spirituel dont l’immense œuvre et l’éloquent parcours auront valeur d’exemple auprès de la jeunesse africaine.
(Mesdames et Messieurs, je vous prie de l’acclamer comme il se doit).

Honorables députés,
C’est également en votre nom à tous que je souhaite la bienvenue à Amina Bala KALTO, Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Niger venue représenter Son Excellence Monsieur Ousseini Tinni empêché.
A toutes les personnalités qui nous honorent par leur présence dans cet hémicycle je renouvelle ma reconnaissance et mes remerciements.

Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ;
Madame la Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Niger ;
Mesdames, Messieurs les députés ;
Distingués invités ;
L’ouverture de la présente session intervient au moment où la guerre asymétrique que nous ont imposée les ennemis de notre peuple est entrée dans une nouvelle phase.
En effet, même s’il convient de ne pas dormir sur nos lauriers et de crier assez tôt victoire, force est de constater que nos forces de défense et de sécurité ont développé une résilience certaine dont les résultats sur le terrain forcent l’admiration et l’optimisme.
« La tragédie des peuples révèlent de grands hommes », prophétisait le capitaine Thomas SANKARA.
Dans cette lutte contre le terrorisme, les grands hommes, ce sont les militaires, les gendarmes et les policiers qui patrouillent nuit et jour, en ville comme en campagne afin d’assurer la sécurité publique et la tranquillité des Burkinabé et tous ceux qui vivent au Burkina Fao.
Les grands hommes, ce sont ces douaniers qui continuent de veiller à la surveillance de nos frontières contre toutes formes de trafic, dont certaines alimentent le terrorisme.
Les grands hommes, ce sont les agents des Eaux et Forêt qui continuent de veiller à la protection de notre environnement dans des contrées aussi éloignées que frissonnantes.
Les grands hommes ce sont ces fonctionnaires de l’Etat et ces agents communaux dont le courage permet d’assurer la continuité du service de l’Etat et des collectivités territoriales.
Grâce aux actions conjuguées de tous ces vaillants filles et fils de la patrie, l’effondrement de l’Etat, qui figurait dans l’agenda caché des ennemis de notre peuple, a tourné en désillusion totale.
Aujourd’hui la terreur a changé de camp, et il n’en sera plus autrement.
Face à cette situation, des Burkinabé ont opté de ne pas joindre leurs voix au concert de félicitations qui pleuvent sur nos forces de défense et de sécurité. Cette posture a un nom : c’est de l’apathie.
Face à cette situation toujours, des Burkinabé ont choisi en connaissance de cause de susciter et d’entretenir la confusion. Cette attitude a aussi un nom : c’est de la complicité.
Dans la lutte contre le terrorisme, il n’y a que deux camps possibles : celui des femmes et des hommes qui ont fait le choix de la liberté et de la sécurité des Burkinabé, et celui des femmes et des hommes qui sèment la confusion et servent la cause des ennemis de notre peuple. Il faut choisir son camp. Car quand c’est ambigu, c’est que c’est louche et quand c’est louche, c’est que c’est lâche. Comme pour paraphraser l’autre ceux qui ne sont pas avec la République sont forcément contre la République.
Cette embellie sécuritaire enregistrée ces jours-ci tire aussi son origine de nos efforts communs déployés depuis l’adoption, la mise en œuvre et le suivi de la loi de programmation militaire.
Par le contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée nationale multipliera ses initiatives pour suivre au plus près l’exécution des politiques publiques surtout dans leurs composantes sécuritaires. En nous proclamant avocats défenseurs des soldats et des paramilitaires sur le terrain, nous voulons qu’ils sachent qu’ils peuvent avancer sereinement au front car derrière eux se trouve un peuple débout, fier et déterminé.

Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ;
Madame la Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Niger ;
Mesdames, Messieurs les députés ;
Distingués invités ;
Depuis seulement quelques semaines, l’actualité politique nationale a été marquée par la nomination d’un nouveau Premier ministre en la personne de Monsieur Joseph Marie Christophe Dabiré.
C’est le lieu pour moi de saluer la décision du 21 janvier 2019 de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, de nommer un nouveau Chef de gouvernement aux fins d’insuffler une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale.
Une action gouvernementale qui, en dépit de la conjoncture internationale défavorable et du contexte sécuritaire qui est le nôtre, continue de se mener avec bonheur conformément au projet de société du Président du Faso.
En effet sous le magistère et le management du Président Roch Marc Christian KABORE,
le navire Burkina Faso, malgré les bourrasques de toutes sortes, a su garder le cap et poursuit sa fantastique traversée vers des côtes plus prometteuses.
Après sa Déclaration de politique générale suivie de débats le 18 février dernier, Monsieur Joseph Marie Christophe DABIRE a obtenu la confiance de l’Assemblée nationale.
La représentation nationale retient les priorités suivantes de sa feuille de route :
1. Relever les défis sécuritaires ;
2. Pallier l’effritement de la cohésion sociale ;
3. Instaurer une gouvernance plus vertueuse ;
4. Renforcer le développement du capital humain ;
5. Dynamiser l’économie nationale.
Tout en vous réitérant nos félicitations, Monsieur le Premier Ministre, vous devriez savoir que, moins qu’aux 127 députés que nous sommes, c’est à la vingtaine de millions de Burkinabè que vous avez désormais des comptes à rendre.

Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Mesdames, Messieurs les députés ;
Distingués invités ;
Du 23 février au 02 mars se tenait la 26ème édition du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) sous le thème ô combien pertinent : « confronter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité ».
C’est l’occasion pour moi de féliciter le ministère de la Culture, le comité national d’organisation, les forces de défense et de sécurité dont le professionnalisme et le sens du devoir ont permis de relever le défi de l’organisation de l’une des meilleures vitrines de l’expression culturelle panafricaine.
J’adresse toutes mes vives félicitations au réalisateur rwandais Joel Karekezi, Etalon d’or 2019 du FESPACO et à la réalisatrice burkinabé Appoline Traoré qui a remporté le prix spécial de l’Assemblée nationale.
Alors que les lampions du jubilé d’or de la biennale du cinéma africain viennent de s’éteindre, notre pays commémore cette année le centenaire de sa création officielle.
Le 1er mars 1919, par décret signé du président français Henri Poincaré, notre territoire, naguère rattaché à l’espace du Haut-Sénégal-Niger, a été officiellement érigé en colonie de la Haute-Volta, dotée d’un conseil d’administration.
A l’occasion du centième anniversaire de ce tournant décisif dans l’histoire socio-politique des hommes et des femmes unis par cette nouvelle colonie, plusieurs activités commémoratives sont prévues dans toutes les régions du Burkina Faso sur toute l’année en cours. Par devoir de mémoire, l’événement sera célébré sous le thème : « De la cohésion de la Haute-Volta à la construction d’un Etat-nation : leçons et défis ».
C’est le lieu pour moi d’exhorter l’ensemble des Burkinabé à faire de ce prodigieux moment, dont nous sommes les témoins et les acteurs privilégiés, un instant d’examen de conscience, le point de départ d’un nouvel élan de patriotisme et de civisme puis enfin une opportunité d’exorciser les menaces de tous genres qui mettent à mal notre désir de vivre-ensemble.
Dans la sobriété mais dans la dignité, sans trompettes ni fanfare, mais avec fierté et grandeur réconcilions-nous avec notre histoire afin d’en tirer les riches enseignements du cheminement historique de ce pays qui, démembré en 1932, doit finalement son existence et son indépendance à la légendaire combattivité de nos aïeux.
Se réconcilier avec notre passé, c’est accorder à tous les grands faits marquants de notre peuple, toutes leurs places dans notre patrimoine historique. C’est pourquoi il ne sera pas superflu de sacraliser par une loi mémorielle les événements du 3 janvier 1966 et des 30 et 31 octobre 2014.
Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ;
Madame la Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Niger ;
Mesdames, Messieurs les députés ;
Distingués invités
Sur initiative de l’Assemblée nationale, il s’est tenu du 15 au 17 février 2019 à Ouagadougou, le Forum national sur l’autonomisation et la responsabilisation de la femme.
Je retiens essentiellement des travaux que des mesures spécifiques doivent être prises pour donner corps aux propositions, résolutions et recommandations auxquelles les participants sont parvenus. Le changement qu’elles annoncent nécessite l’implication du gouvernement, du pouvoir judiciaire, des partis politiques, des syndicats, des organisations de la société civile, des responsables religieux et coutumiers, des opérateurs économiques, des médias, bref de tous les Burkinabé et de tous nos partenaires techniques et financiers.
En choisissant la voie du volontarisme pour hâter l’avènement d’une condition féminine digne de notre siècle, nous avons conscience qu’elle devra être accompagnée de l’adhésion individuelle et collective de nos compatriotes. La représentation nationale accordera une attention toute particulière à toutes les recommandations prises au cours de ce forum.
Sur proposition de la présidence de l’Assemblée, et au terme de leurs travaux, les femmes parlementaires ont pris l’engagement d’initier une proposition de loi en vue de la création d’un siège supplémentaire en faveur des femmes par circonscription électorale pour les élections législatives et municipales. Elles ont reçu pour cet effet le soutien total de l’ensemble des parlementaires sans distinction d’appartenance politique.
Excellence monsieur le Premier ministre ;
Distingués invités,
Mesdames et messieurs,
Comme il devient de coutume, l’intersession n’a pas été de tout repos pour les députés de la septième législature.
Pendant qu’ils s’acquittaient de leur devoir de redevabilité à travers le pays, les élus ont dû revenir à l’Hémicycle pour tenir deux (02) sessions spéciales : la première pour statuer sur la prorogation de l’état d’urgence décrété par le gouvernement le 31 décembre 2018, la seconde pour recevoir la Déclaration de politique générale de monsieur le Premier ministre et procéder à son investiture.
Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ;
Madame la Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Niger ;
Mesdames, messieurs les députés ;
Distingués invités
En vue de donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de son plan stratégique 2016-2020, l’Assemblée nationale a fait recours au service de cent jeunes étudiants sous le statut de « stagiaires rémunérés » appelés les « Volontaires de l’Assemblée nationale » (VAN). Le programme « les volontaires de l’Assemblée nationale » poursuit entre autres objectifs :
-  faire connaitre l’Assemblée nationale, son rôle, ses valeurs et ses missions ;
-  appuyer les différentes commissions générales dans l’exécution de leurs missions
-  contribuer à l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants ;
-  favoriser une insertion des jeunes dans le monde professionnel
Deux critères ont permis de désigner les cent premiers VAN. 52 étudiants ont été retenus à l’issue d’un test administré en ligne et 48 autres ont été désignés selon le critère social par les associations estudiantines à caractère syndical, des associations de la société civile partenaires et les groupes parlementaires. Je voudrais renouveler ma gratitude aux associations syndicales d’étudiants pour leur fructueuse collaboration.
Honorables députés,
J’ai le plaisir de vous présenter les cent volontaires qui vont contribuer à faire bouger l’Assemblée nationale sous votre houlette.
Honorables députés,
Il vous souviendra qu’en 2018 le Bureau de l’Assemblée nationale prenait la décision d’adopter le principe du vote électronique. Après la relecture de notre Règlement qui a permis de prendre en compte ce système moderne de votation, il ne restait plus que la mise en œuvre pratique. J’ai le plaisir de vous informer que cela sera désormais possible à partir de la présente session. Les tablettes exposées à l’avant et les écrans d’affichage en sont l’illustration. Cela témoigne de l’engagement de notre auguste assemblée de poursuivre ses efforts vers la modernisation et la transparence.
Excellence monsieur le Premier ministre ;
Excellence monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ;
Madame la Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Niger ;
Mesdames, messieurs les députés ;
Distingués invités
Le fait notable de l’agenda diplomatique depuis la clôture de la 2ème session ordinaire 2018, reste la visite d’amitié et de travail en Turquie du 3 au 7 février 2019 que j’ai effectuée.
Cette visite nous aura permis de poser de nouveaux jalons dans l’optique d’un renforcement des relations d’amitié et de la coopération entre le Burkina Faso et la Turquie.
Distingués invités ;
Mesdames, messieurs les députés ;
Conformément à son ordre du jour tel qu’approuvé par la conférence des présidents, la présente session aura à examiner une vingtaine de projets de lois.
Nous savons par ailleurs qu’aux termes de l’article 109 de la Constitution, « le Premier ministre expose directement aux députés la situation de la nation lors de l’ouverture de la première session de l’Assemblée nationale. Cet exposé est suivi de débats mais ne donne lieu à aucun vote ».
Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ;
Madame la Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Niger ;
Mesdames, messieurs les députés ;
Distingués invités
Dans deux jours, le monde entier célébrera la journée internationale de la femme. Je me félicite d’ores et déjà de la commémoration du 8-Mars dans notre pays sous le thème ô combien d’actualité : « contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité et de cohésion sociale ».
Je souhaite, au nom de notre auguste Assemblée, une mémorable commémoration à nos épouses, nos sœurs et nos mères.
Et j’espère que le nassongo qu’elles vont nous remettre ce jour pour faire le marché sera plus consistant que ce nous avons reçu l’année passée.

Certes ce 8-Mars coïncide avec le début du carême, jour où les catholiques doivent s’abstenir de consommer la viande et l’alcool. Mais j’espère que cela n’affectera en rien la beauté de la commémoration. Je souhaite aux fidèles catholiques un bon temps de carême.
Sur ce, je déclare ouverte la première session ordinaire de l’année 2019.
Bonne et studieuse session,
Dieu bénisse la coopération parlementaire Sénégal-Burkina,
Dieu bénisse la coopération parlementaire Niger-Burkina,
Dieu bénisse le Burkina Faso.
Je vous remercie.

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