Assemblée législative du peuple du Burkina Faso
Assemblée législative de transition
Gestion des crédits délégués dans la région de Oubri : la COMFIB à la rencontre des responsables des structures déconcentrées
A Ziniare, la délégation parlementaire, sous la supervision du camarade député Moussa NOMBO, président de la COMFIB, et conduite par le camarade député Issaka TAPSOBA, chef de mission, est allée à la rencontre des acteurs des structures déconcentrées de la région.
Les échanges ont notamment concerné les responsables de la Direction régionale de la santé, la Direction régionale de la famille et de la solidarité, la Direction régionale de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, enfin, la Direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle. Pour chacune de ces structures, les échanges ont porté sur plusieurs points, notamment : le bilan des crédits délégués au cours des dix dernières années, le dispositif de gestion de ces crédits, l’appréciation de l’approche de gestion des crédits budgétaires, le niveau des crédits délégués, ainsi que le degré d’implication des structures déconcentrées dans le processus d’élaboration du budget de leur ministère de tutelle. Les acteurs ont également présenté les principales difficultés rencontrées dans la gestion des crédits délégués et formulé des propositions visant à améliorer le dispositif. De manière générale, le mécanisme de gestion des crédits délégués est jugé satisfaisant. Les différents responsables reconnaissent l’apport de ces crédits au fonctionnement de leurs structures, avec un niveau d’absorption globalement satisfaisant. Toutefois, ils estiment que les dotations restent insuffisantes au regard des besoins et souhaitent, par conséquent, une augmentation des lignes budgétaires qui leur sont allouées. Parmi les difficultés relevées figurent également les problèmes liés à la qualité du réseau informatique, notamment pour l’utilisation des logiciels SI N@folo et RESINA. Les acteurs ont aussi évoqué la lenteur et la lourdeur de certaines procédures administratives, l’insuffisance du personnel, le manque de formation de certains gestionnaires aux procédures de passation des marchés publics, ainsi que l’insuffisance, voire l’absence, de crédits d’investissement dans plusieurs structures déconcentrées. L’une des principales préoccupations soulevées concerne par ailleurs l’application de la TVA, qui entraîne une diminution du montant effectivement disponible au titre des crédits délégués. Ces différentes préoccupations ont été recueillies et documentées par la délégation parlementaire. Elles devraient alimenter les recommandations que la COMFIB adressera à l’Exécutif, en vue de contribuer à l’amélioration de la gestion des crédits délégués et à une meilleure prise en compte des besoins des structures déconcentrées.