Insertion professionnelle des diplômés de l'enseignement technique : les acteurs de Ziniaré posent les jalons de leur meilleure employabilité
La Commission du genre, de la santé, de l'action sociale et humanitaire (CGSASH) poursuit sa mission d'information sur la problématique de l’insertion professionnelle des diplômés de l’Enseignement et de la formation professionnelle et technique (EFPT), à Ziniaré.
La délégation de la CGSASH, conduite par sa présidente, la camarade Marie Angèle TIENDREBEOGO/ KALENZAGA, avant l'entame de ses travaux, a rendu une visite de courtoisie à la camarade gouverneur de la région de Oubri, Sy Assetou BARRY/TRAORE. Une occasion de lui présenter ses civilités de même que l'objet et les principaux axes de sa mission.
Les échanges ont porté sur les difficultés liées à l’insertion professionnelle des diplômés et sur les mécanismes mis en place par les collectivités territoriales pour accompagner ces jeunes et d'éventuelles propositions pour une amélioration des EFPT.
La Gouverneure, en sa qualité de responsable de collectivité territoriale, s'est prêtée aux questions portant sur les actions entreprises au niveau régional en faveur de l’insertion professionnelle.
Le président de la délégation spéciale de la commune de Ziniaré a été associé aux échanges afin d’apporter des éléments de réponse sur les initiatives locales.
Pour répondre à cette problématique, la région a mis en place des initiatives en faveur de l’autonomisation des diplômés, parmi lesquelles figure le prêt d’honneur, d’un montant d'un million de francs CFA, accordé sans intérêt. Ce mécanisme constitue un appui important pour les bénéficiaires et leur permet de développer des activités génératrices de revenus.
Cependant, au regard des besoins croissants et des difficultés rencontrées par les jeunes diplômés, les responsables locaux ont plaidé pour un renforcement des ressources budgétaires consacrées à cette initiative.
Une augmentation de l’enveloppe financière à la collectivité permettrait notamment de relever le montant du prêt d’honneur et, par conséquent, d’accroître le nombre de bénéficiaires.
L’entretien avec les acteurs régionaux et provinciaux du secteur de l’éducation, de la jeunesse et de l’emploi a, quant à lui, révélé plusieurs difficultés, notamment le manque crucial de formateurs, l’insuffisance de la formation pratique due au déficit de matériels et de logistique d’apprentissage ainsi que la faible reconnaissance et valorisation de certains diplômes.
Face à ces difficultés, les acteurs proposent notamment le renforcement des capacités d’accueil et de formation, le recrutement et la mise à disposition de formateurs qualifiés, l’amélioration des équipements et des plateaux techniques pour favoriser la formation pratique, la reconnaissance et la valorisation des diplômes délivrés par les structures de formation professionnelle, mais aussi une meilleure adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché du travail. Toutes choses qui faciliteront l’insertion professionnelle des diplômés.