Assemblée législative du peuple du Burkina Faso
Assemblée législative de transition
‎La COMFIB entame l’examen du projet de loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2026
‎La Commission des finances et du budget (COMFIB) a entamé, le samedi 5 septembre 2026, les travaux d’appropriation du projet de loi de finances rectificative pour l’exécution du budget de l’État, exercice 2026. Cette première journée a été consacrée à l’examen de l’exécution du budget de l’État, au 30 juin, présentée par la camarade Minata OUATTARA, directrice de l’exécution budgétaire à la Direction générale du budget.
À travers cette présentation, les députés ont été édifiés sur le niveau d’exécution du budget au premier semestre, notamment la mobilisation des recettes et l’exécution des dépenses. Les performances enregistrées par les principales régies de recettes ont également été présentées de même que les actions mises en œuvre pour améliorer la mobilisation des ressources. ‎ ‎Dans son exposé, la camarade Minata OUATTARA a fait le point des résultats enregistrés par la Direction générale des Impôts, la Direction générale des Douanes et la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique. Elle a également présenté les stratégies engagées pour renforcer le recouvrement, améliorer le suivi des contribuables et lutter contre la fraude. ‎ ‎Son intervention a donné lieu à des échanges avec les députés. Tout en saluant les performances enregistrées, la commission a souhaité mieux comprendre les facteurs à l’origine des résultats obtenus mais aussi les écarts entre les prévisions initiales et les réalisations. La question des recettes exceptionnelles, notamment celles qui n’avaient pas été anticipées dans les prévisions budgétaires, a également retenu l' attention des participants aux travaux qui sont revenus sur la qualité des prévisions budgétaires et sur la nécessité de mieux tirer parti des performances enregistrées pour établir des objectifs plus précis et réalistes. ‎ ‎Pour la camarade Minata OUATTARA, les prévisions sont établies à partir des informations et tendances disponibles au moment de l’élaboration du budget. Certaines performances résultent toutefois de stratégies et de mesures mises en œuvre en cours d’année, ce qui rend leur anticipation plus difficile. ‎ ‎Sur le plan fiscal et douanier, elle a évoqué le renforcement des opérations de recouvrement et de contrôle, le suivi des contribuables, la lutte contre la fraude et la facturation électronique certifiée. Les échanges ont également porté sur l’incidence du contexte sécuritaire, les difficultés liées aux systèmes informatiques et les enjeux de digitalisation des procédures. ‎Une préoccupation s'est dégagée autour de la capacité à transformer les performances enregistrées en prévisions plus précises. Une question qui prend tout son sens dans l’examen de la loi de finances rectificative, appelée à intégrer les évolutions intervenues depuis l’adoption du budget initial. ‎ ‎Pour la Commission des finances et du budget , cette séance est une étape importante dans l’appropriation du dossier. Les échanges ont permis de confronter les données de l’exécution budgétaire aux prévisions initiales et de faire ressortir les préoccupations qui devront nourrir la suite de l’examen du projet de loi par la Représentation nationale. ‎ ‎